Heinkel He 111

Heinkel He 111 H-6
Vue de l'avion.
Bundesarchiv Bild 101I-343-0694-21, Belgien-Frankreich, Flugzeug Heinkel He 111.jpg

Constructeur Heinkel Flugzeugwerke GmbH
Rôle Bombardier
Statut Retiré du service
Premier vol
Date de retrait ±1945
Nombre construits 6508
Équipage
5
Motorisation
Moteur Junkers Jumo 211 F-2
Nombre 2
Type 12 cylindres en V
Puissance unitaire 1 350 ch
Dimensions
vue en plan de l’avion
Envergure 22,6 m
Longueur 16,39 m
Hauteur 4 m
Surface alaire 86,50 m2
Masses
À vide 7 720 kg
Avec armement 13 500 kg
Performances
Vitesse maximale 435 km/h
Plafond 8 500 m
Rayon d'action 2 000 km
Armement
Interne 1 canon MG FF de 20 mm
5 mitrailleuses MG 15 de 7,92 mm
1 mitrailleuse MG 17 de 7,92 mm
Externe 2 000 kg de bombes

Le Heinkel He 111 est un avion allemand de la Seconde Guerre mondiale construit par la société Ernst Heinkel Flugzeugwerke à Rostock, et qui vit le jour à l'époque de la renaissance clandestine de la Luftwaffe. C'est un bimoteur développé comme bombardier, mais aussi comme avion de ligne pouvant transporter dans cette version dix passagers en plus des quatre hommes d'équipage. L'expérience acquise avec le Heinkel He 70 fut déterminante pour le développement du He 111.

En vertu du traité de Versailles, l’Allemagne n’avait pas le droit à cette époque de concevoir des appareils militaires. Il fit donc sa première apparition en tant qu’avion de ligne civil, doté alors d’un fuselage dont l'avant est de configuration classique, bientôt remplacé par un nez abondamment vitré où prend place la majeure partie de l’équipage. Durant l’année 1937 plusieurs de ces He 111, sous les couleurs civiles de la Lufthansa, effectuent des survols de reconnaissance photographique au-dessus de la Grande-Bretagne, de la France et de l’URSS. Au cours de cette même année, la Luftwaffe est équipée de Heinkel He 111 B-1.

L'élégance relative du He 111 provient de l'imposante verrière de nez et de ses ailes et sa dérive elliptiques.

Conception

Dès 1932, le ministère allemand des Transports (Reichsverkehrsministerium) demande de développer un avion de ligne pouvant aussi servir de bombardier. Le développement de la version bombardier (encore tenu secret) est prioritaire. Le , le He 111 V1 (Numéro d'usine 713, première version militaire) décolle pour son premier vol. En suit le He 111 V2 (Numéro d'usine 715) en tant que premier prototype civil. Durant les essais, différentes modifications sont effectuées, comme l'intégration de moteurs plus puissants pour obtenir une vitesse maximale plus grande demandée par la Luftwaffe.

Engagements

He 111E de la Légion Condor. Cette version est encore dotée d'un poste de pilotage en échelon.

La Luftwaffe reçoit ses premiers He 111 B à la fin de l'automne 1936. À partir de mars 1937, 30 exemplaires de ce type sont engagés au combat dans la Légion Condor.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale le He 111 est employé sur tous les fronts comme bombardier moyen, mais également selon les versions comme avion de transport, avion-torpilleur, remorqueur de planeur. Il est le légendaire bombardier du Blitz (même s'il partage ce rôle avec les Dornier Do 17 et Junkers Ju 88, moins nombreux), mais connaît à ce moment des pertes sensibles lorsqu'il est confronté lors d'opérations diurnes aux Hawker Hurricane ou Supermarine Spitfire.

Il continue à être utilisé ensuite, jusqu'à la fin de la guerre, et remplit convenablement ses missions lorsqu'il est engagé dans de bonnes conditions, surtout sur le Front de l'Est où l'espace opérationnel très étendu permettait des attaques surprises et rapides. Cependant, à défaut de pouvoir lui adjoindre lors de ses sorties des chasseurs pour assurer sa défense, il devint partout préférable de l'utiliser lors d'opérations nocturnes (ce qui complique la visée des cibles, et ne le met pas à l'abri des chasseurs de nuit alliés équipés de radars, tel le Mosquito NF Mk XII). Il semble que certaines unités de bombardiers se soient tout ou partie spécialisées dans les opérations de nuit, telle la Kampfgeschwader 40.

À l'automne 1944 sa production est stoppée après la fabrication de 6 508 exemplaires, dont douze destinés à l'exploitation civile.

C'est à bord d'un He 111 (d'après certaines sources l'avion personnel d'Albert Speer) que Léon Degrelle se rendit en Espagne tout à la fin de la guerre.

Trente He 111 F-1 et cinq He 111 G-5 furent livrés à la Turquie, et en Espagne la société CASA en produisit sous le nom de CASA 2.111 jusque bien après la Seconde Guerre mondiale, avant leur retrait définitif en janvier 1975 dans ce pays. La caractéristique de cette production espagnole est l'utilisation de Rolls-Royce Merlin britanniques plus fiables et plus performants que les moteurs allemands. On peut voir quelques-uns de ces avions dans les films La Bataille d'Angleterre (1969); Patton (1970); et dans d’autres films de guerre des années 1960 et 1970... Un He 111 espagnol est exposé au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget.

Variantes

Prototypes

Modèles de série

Construction du He 111 P-4 (NA+IU, Werksnummer 2922) en 1939.
Un Heinkel He 111Z tractant un planeur Me 321.

Notes et références

  1. ↑ www.39-45.org _ L'évasion de Léon Degrelle.
  2. ↑ www.museeairespace.fr _ "Casa C-2.111D BR21 Pedro Heinkel He 111 H-16".

Bibliographie

La dure vie d'un He 111 au-dessus de l'Angleterre - IWM Duxford.

Culture populaire

Voir aussi

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Articles connexes