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Vieux norrois, vieil islandais (en) |
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La Saga des rois de Norvège ou Heimskringla (littéralement « orbe du monde » en vieux norrois, d'après le premier mot de l'ouvrage) est un recueil de sagas écrites et compilées en Islande aux alentours de 1225 par le poète et historien Snorri Sturluson.
Le texte est composé par les sagas suivantes :
Le recueil débute par les origines mythologique de la dynastie des rois de Suède dans l'Ynglinga Saga, se poursuit avec la narration historique de la vie des monarques norvégiens (pour la plupart du Xe siècle au XIIe siècle), et se termine en 1177 sous le règne de Magnus Erlingsson.
La Heimskringla suit Óðinn et ses compagnons depuis Ásgard, leur cité d'origine, jusqu'à leur établissement en Scandinavie. Elle retrace le tournoi des rois, la création des royaumes de Norvège, de Suède et du Danemark, les expéditions viking, la découverte et la colonisation de l'Islande et du Groenland, la découverte de l'Amérique et les conquêtes de l'Angleterre et de la Normandie.
La saga d'Olaf Haraldson constitue la pièce maîtresse de l'œuvre. Un tiers des écrits concernent son règne de 15 années. Celle-ci fut rédigée en premier dès le retour de Snorri en Islande en 1220. Bien qu'il l'eût conçue comme un texte indépendant au départ, Snorri se décida à l'incorporer dans la Heimskringla.
La saga de Harald Hardråde narre ses expéditions vers l'est, ses exploits à Constantinople, en Syrie, en Sicile, ses batailles en Angleterre contre Harold Godwinson et sa mort à Stamford Bridge en 1066 quelques jours seulement avant la bataille de Hastings.
La fin du règne du roi Magnus V est traitée dans une autre Saga la « Sverris saga » ou Saga du roi Sverre de Norvège qui commence à relater les événements à partir de cette époque.
Avant l'ouvrage de Snorri Sturluson, il existait notamment pour ce qui concerne la vie d'Olaf le Saint un récit édifiant sur sa vie rédigé en latin et qui fut plus tard traduit en langue vernaculaire. Néanmoins, Snorri utilise largement la tradition orale qui comprenait principalement des poèmes de différentes longueurs. Celle-ci constituait des témoignages directs concernant les faits et gestes du souverain, mais également de ses alliés et de ses adversaires. Elles contiennent des allusions aux caractère des personnages, voire à leur aspect physique. Les scaldes nommaient ainsi le souverain Olaf le Gros, surnom que Snorri reprend dans la plus grande partie de son récit. Snorri cite de cette manière près de cent quatre-vingts strophes scaldiques dans son récit de l'Histoire du roi Olaf le Saint. Il introduit ainsi de nombreux détails absents des ouvrages de ses prédécesseurs.