Henri Paradis

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Henri Paradis
Photographie publicitaire d'Henri Paradis (ca 1920)
Biographie
Naissance
Décès
Pseudonyme
Jacques MontignyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Maître
Distinctions

Henri Paradis, né le à Avignon et mort le à Trouville-sur-Mer, est un compositeur français et clarinettiste classique.

Biographie

Henri Paradis est enfant de troupe de 1864 à 1875.

Il obtient en 1879 un premier accessit puis en 1880 son premier prix de clarinette au conservatoire de Paris dans la classe de Cyrille Rose.

Il parvient au poste de clarinette solo à l'orchestre de la Garde républicaine (en poste en 1904-1905). En effet, il était entré à la Garde comme musicien de 4ème classe le , 3ème classe le , 2ème classe le , puis musicien de 1ère classe le  ; avec le poste de clarinette solo, Henri Paradis profite d'une nouvelle politique de carrière attractive à la Garde républicaine comme sous-officier qui a été mise en place sous la direction d'Adolphe Sellenick pour attirer l’élite musicale de l'époque. Il est rayé des cadres de la Garde le .

Au début de sa carrière, il joue également dans l'orchestre du Casino du Tréport (Seine-Maritime) sous la direction de Charles Placet, aux concerts Lamoureux, à l'orchestre de l'Eden.

Il prend le poste de clarinette solo à l'orchestre de l'Opéra de Paris de à . Il a joué Faust de Gounod comme soliste de 300 à 400 fois, fait très remarquable.

À partir de 1806, il est clarinette solo pendant 25 ans dans la société du double quintette de Paris, fondée en 1896 ; il fait des tournées dans toute l'Europe avec cet ensemble ainsi que des enregistrements.

On dit de lui qu'il jouait « comme un ange » à l'époque des défilés militaires de la Belle Époque.

Il fait partie des premiers clarinettistes du début du XXe siècle à réaliser des enregistrements.

Il est directeur de l'harmonie des prévoyants de l'avenir de 1890 à 1904. Il est également professeur à l'école supérieure de musique et participe comme membre aux jurys du Conservatoire de Paris.

Il compose et arrange de nombreuses œuvres de musique légère pour piano et pour orchestre. Il devient sociétaire définitif de la SACEM le .

Il a également joué plus d'une centaine de concerts de charité organisés au bénéfice des blessés de guerre de 1914 à 1919.

Fort de sa notoriété à la Garde républicaine, il utilise son nom et sa photographie comme support publicitaire pour promouvoir sa fabrication de bec et d'anches commercialisés en son nom propre. À partir des années 1920, des clarinettes en bois (fabriquées notamment par Buffet Crampon) et en métal sont marquées à son nom sans qu'il soit un facteur de clarinettes.

Des œuvres lui ont été dédicacées, comme :

Il décède en 1940.

Distinctions

Il reçoit la médaille de chevalier des Palmes académiques en 1891.

Il reçoit la médaille d'officier de l'Instruction publique le et la médaille militaire le .

Il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur le .

Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur

Œuvres

Henri Paradis a publié plus de 70 œuvres musicales. Parmi celles-ci, on retiendra :

Arrangements

Enregistrements

On notera parmi ses enregistrements:

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 Constant Pierre, Le Conservatoire national de musique et de déclamation : documents historiques et administratifs / recueillis ou reconstitués par Constant Pierre, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 823
  2. ↑ Archives de Paris Transcription no 1125 du 03/04/1940 de l'acte de décès, portée au registre du 10e arrondissement de Paris, vue 8 / 31
  3. ↑ Amicale des musiciens de la Garde, « 1874 – Adolphe Sellenick », sur lesmusiciensdelagarde.com, (consulté le ).
  4. ↑ Denis Havard de la Montagne, « Auguste Placet », (consulté le ).
  5. 1 2 Vincent Andrieux, « L’univers sonore d’Henri Chaussier. Perspectives sur le jeu des instruments à vent en France au début de l’ère de l’enregistrement (circa 1898–1938) », Romantic Brass. Französische Hornpraxis und historisch informierter Blechblasinstrumentenbau Symposium 2 Herausgegeben von Daniel Allenbach, Adrian von Steiger und Martin Skamletz, éditions Argus,‎ , p. 258 (ISBN 978-3-931264-86-4).
  6. 1 2 Sylvie Hue, « International Spotlight: L’orchestre de la Garde républicaine: the story of a legend », The Clarinet, International Clarinet Association (ICA), vol. 47, no 3,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ « Musée SACEM: Henri Paradis », sur musee.sacem.fr (consulté le )
  8. ↑ Gilbert Rose, « Les musiciens d’Amable Tastu », dans Mémoires de l’Académie Nationale de Metz, (lire en ligne), p. 267
  9. ↑ « Malborough ; air varié, par Cahuzac » [MP3], sur phonobase.org (consulté le ).

Voir aussi

Liens externes