L'humusation est un terme désignant un processus particulier de réduction organique des corps humains, la transformation du corps des défunts en humus.
À ce jour, elle n'est pas autorisée en Europe.
Le processus d'humusation[source insuffisante] se déroule en trois étapes distinctes.
Le passage (transfert de l'humus) d'un lieu à un autre, peut donner lieu à une cérémonie symbolique. La stèle commémorative est déplacée à l'endroit de pousse de l'arbre.
Selon les techniques agréées[Où ?], l'humus restant est utilisé par exemple, pour régénérer, de manière non commerciale, des sols malmenés nécessitant d'être régénérés.
*2023 :
9 novembre : Après deux ans de blocage, à la suite d'une décision du ministre des Pouvoirs Locaux de Wallonie responsable des modes de sépulture, les essais menés, depuis ce printemps, par un centre de recherches agricoles agréé, à l’initiative de la coopérative à finalité sociale « Humusation », montrent que le compostage à chaud, mené dans des conditions bien contrôlées, est tout à fait performant pour décomposer complètement, en une centaine de jours, les chairs de dépouilles de porc.
Depuis 2010, le Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires Rurales de la Province d’Ontario préconise aux éleveurs industriels de faire le compostage des cadavres de leurs bovins à la ferme plutôt que de faire appel aux services d’équarrissage.
Actuellement interdite en vertu de l'article 16-1-1 du Code civil qui dispose que « les restes des personnes décédées […] doivent être traités avec respect, dignité et décence ».
En 2016, le ministère de l'Intérieur répond à la sénatrice du Rhône Élisabeth Lamure (Les Républicains) que la pratique « soulèverait des questions importantes, tenant notamment à l’absence de statut juridique des particules issues de cette technique », et évoque la nécessité d'« une réflexion approfondie qui pourrait se poursuivre dans le cadre du Conseil national des opérations funéraires ».
En 2019, le mensuel Science et Vie souligne cependant que « les mentalités changent et, avec elles, le sens du « respect », de la « dignité » et de la « décence ». Ainsi, le cercueil est encore obligatoire, mais outre le bois, « les cercueils peuvent également être fabriqués dans un matériau ayant fait l'objet d'un agrément par le ministre chargé de la santé, après avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France », comme l'indique l'article R. 2213-25 du Code général des collectivités territoriales. Après leur utilisation en Europe du nord, des cercueils en « carton » (« matériau complexe de papier ») ont été mis sur le marché (moins coûteux et plus légers que les cercueils en bois).
En 2021, la députée de l'Isère, Elodie Jacquier-Laforge (Modem) propose devant l'Assemblée Nationale un amendement visant à légaliser l'humusation. Cet amendement est rejeté, mais la proposition de cette députée remet le débat à l'ordre du jour. Cette même parlementaire dépose en 2023 une proposition de loi.