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Peintre, prêtre régulier, théologien catholique |
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- |
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Hyacinthe |
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Hyacinthe Besson né Jean-Baptiste Besson est un peintre, missionnaire et religieux dominicain français, né le à Rans (Jura) et mort le à Mar-Yacoub (Empire ottoman).
Charles-Jean-Baptiste Besson est né à Rans le 10 mars 1816, fils unique de Désirée Besson âgée de 30 ans et de père inconnu. D’abord installé chez son grand-père, après la ruine de celui-ci, la mère et l’enfant partent pour Besançon puis pour Paris en 1828 ; il a 12 ans. Ils vivent la misère sous les toits de Paris, Mme Besson travaillant comme domestique chez une Américaine. À sa mort, l’Américaine leur ayant légué une partie de sa fortune, ils quittent la misère dans laquelle ils se trouvaient. Mme Besson part travailler pour l’abbé François Leclair, curé de Notre-Dame-de-Lorette où elle aide à la redistribution des aumônes. Lorsque l’abbé Leclair meurt en mars 1833 il laisse aux Bessons un legs très généreux leur permettant de vivre confortablement. Jean-Baptiste à cette époque est placé dans une pension à côté de l’église, il a 14 ans. C’est dans cette école qu’il rencontre Pierre-Célestin Roux-Lavergne, professeur ami proche de Philippe Buchez qui va le prendre sous son aile.
M. Roux-Lavergne voyant son esprit vif, va l’orienter vers la politique et l’introduire à l’école de Buchez dont il était un proche collaborateur. Il va y être très impliqué en réalisant par exemple des gravures pour la propagation des idées dont aucune n’a été identifiées à ce jour. Ce cercle d’amitiés va être d’une importance capitale pour Jean-Baptiste qui n’a que 16 ans. Il y fait la rencontre de Louis-Eugène Bion, Jehan Du Seigneur, Boileau, Steinheil et Louis-Alexandre Piel, avec lesquels il contribue dans le journal L’Européen, fondé par Buchez. C’est à cette époque qu’il découvre l’art médiéval en compagnie de Piel avec qui il visite Notre-Dame de Paris.
En plus de cela, M. Roux-Lavergne voyant son attrait pour le dessin l’inscrit au cours de dessin de François Souchon, peintre sans grand relief mais élève de Jacques-Louis David. Vers 1837, il suivra les cours de Paul Delaroche qui l’envoya au Louvre pour s’entrainer à copier les maîtres. Il suit aussi des cours d’anatomie grâce à un ami buchézien, le docteur Teissier.
Ce qui donne beaucoup de force à la formation artistique de Jean-Baptiste ce sont ses voyages. En juillet 1833, une occasion unique va se présenter à Jean-Baptiste : Xavier Sigalon, un ami de Souchon a reçu du gouvernement la commande d’une copie du Jugement dernier. Libre de toute obligation familiale, Besson suit son maître avec sa maman sur les routes italiennes. Si le projet tombe à l’eau suite à un désaccord entre Souchon et Sigalon, le voyage n’en est pas moins une révélation pour Besson qui découvre l’Italie et les primitifs.

Le retour à la foi se fait de manière progressive mais naturelle, si Buchez ne se convertira jamais totalement, une grande partie de son école sera séduite par le catholicisme libéral de l'abbé Henri Lacordaire. En effet, dans l’école l’étude de l’art sacré avait une grande place et la lecture du catéchisme de l’Église était courante.
Un passage de l’Évangile de saint Jean va le marquer, c’est l’apparition de Jésus ressuscité à Marie-Madeleine qui lui répond Rabouni (Jn 20,16).
Il fait aussi la découverte du curé de Notre-Dame des Victoires, l’abbé Charles-Éléonore Dufriche-Desgenettes, avec Piel et Roux-Lavergne, qui va terminer de les convertir en faisant la distinction entre ce qui relève de la foi et du dogme et ce qui relève de la politique. Besson cesse de penser un socialisme chrétien pour un catholicisme social. Son voyage à Rome terminera définitivement ce processus de conversion.
Pensant avoir un bagage artistique suffisant pour poursuivre seul. Il décide en 1838 de retourner avec sa mère en Italie et s’installe à Rome, il a 22 ans. Il y vit en colocation avec le paysagiste Louis Cabat.
Là-bas il fréquente la société artistique, Johann Friedrich Overbeck, Claudius Lavergne, Étienne Cartier (qui deviendra son biographe). Ce sont eux qui le feront rencontrer Jean-Auguste-Dominique Ingres et l'abbé Lacordaire. Suite à leur première rencontre, Lacordaire écrit :
« j’ai vu à Rome deux jeunes convertis admirables : l’un que je connaissais (Cabat) l’autre que je ne connaissais pas (Besson). La France enfante aujourd’hui des prodiges. »
— Henri Lacordaire, lettre à Hercule Serres, 19 septembre 1838
En juillet 1839, il va visiter Assise où il vit une véritable expérience spirituelle où, en plus de l’admiration artistique des anciens maîtres tels Giotto, il développe une grande dévotion à saint François, qu’il préfèrera toujours à saint Dominique.
Peu avant le commencement de son noviciat Lacordaire propose à Piel à Paris de créer une confrérie d’artistes, la confrérie Saint Jean-l’Évangéliste qui fut rapidement liée au tiers-ordre dominicain. Les statuts rédigés par Lacordaire furent signés par Piel, Du Seigneur et Victor Gay puis publiés le 21 juillet 1839. Besson quant à lui fut chargé de fonder à Rome une antenne. Le propos de la confrérie était :
« La sanctification de l’art et des artistes par la foi catholique et la propagation de la foi catholique par l’art et les artistes. »
— Règlement de la Confrérie Saint-Jean-l’Évangéliste
Elle s’inspire grandement dans la forme et le fond de l’intuition d’Overbeck et de sa Lukasbund, surnommée nazaréens présents à Rome à cette époque.
Le 9 avril Besson est présent à la Minerve lorsque Lacordaire prend l’habit dominicain, c’est même lui qui aurait reçu ses habits de ville. C’est à cette époque que Lacordaire commande à Besson un tableau de la résurrection de Lazare, pour symboliser la résurrection de l’art chrétien.
Lors du noviciat de Lacordaire à Couvent de la Quercia (it) près de Viterbe, Besson est sollicité pour réaliser une copie de la Madone en plus de faire une retraite dans le couvent.
« Nous avons résolu de prendre pour notre patronne la Madone de la Quercia, un peintre de nos amis, Français et saint, va venir en faire une copie que nous laisserons dans le sanctuaire jusqu’à notre départ. Nous l’emporterons ensuite avec nous, et elle nous accompagnera partout, jusqu’au jour où nous l’installerons solennellement dans notre premier monastère français sous le titre de la Madone de la Quercia. »
— Lettre de Lacordaire à Madame de Prailly, 21 décembre 1839
Cette copie est toujours dans l’église des dominicains de Nancy.
Au retour de cette retraite, Besson va faire secrètement le vœu de ne plus jamais peindre si sa maman accepte de le laisser devenir religieux. Mme Besson comprenant bien les désirs de son fils va consentir à le laisser entrer dans l’Ordre de saint Dominique. Or au même moment Lacordaire passe chez les Bessons pour remercier de la copie de la Madone, ainsi Besson entrait au postulat 3 jours plus tard à Sainte-Sabine.
« Le jeune peintre qui a fait la copie de la Madone de la Quercia, s’est aussi donné à nous. Nous n’y pensions pas pour le moment, à cause de sa mère dont il est le fils unique ; mais c’est sa mère elle-même qui l’a tout à coup engagé à suivre sa vocation, le soir du jour où elle avait entendu mon sermon à Saint Louis. Pendant deux jours, elle ne cessa de lui en parler devenant chaque fois plus résignée et plus pressante. J’arrivai le mercredi sans le savoir, et je n’eus que la peine de me baisser pour cueillir cette belle fleur. C’est tout à fait la miniature d’Angelico de Fiesole, une âme incomparablement pure, bonne, simple et une foi de grand saint : il s’appelle Besson. »
— Lettre de Lacordaire à Madame Swetchine, 13 mai 1840
Suite à cela, il prend l’habit 28 mai 1841 au couvent de Bosco (it), fait profession solennelle 29 mai 1842 et est ordonné à Bosco le 23 septembre 1843 Lacordaire l’assiste à l’autel, il a 27 ans. Tout de suite il est nommé maître des novices à Bosco puis il suit le déplacement vers Châlais en août 1845, là-bas il retrouve le désir de peindre surtout pour décorer la chapelle vide, malheureusement aucun des aménagements n’a subsisté. Il mène une vie apostolique bien remplie comme il écrit à sa mère :
« J’ai été très occupé et maintenant encore je ne suis pas tout à fait libre. Le mauvais temps et la hauteur de Châlais n’ont pas empêché un grand nombre de personnes de venir pour se confesser, de sorte que nous passons encore quelquefois, par jour, sept à huit heures au confessionnal. Cela joint aux autres exercices du couvent et au soin du noviciat, ne me laissait guère de loisirs. J’avais aussi un sermon à préparer ; je devais prêcher la Passion le Jeudi-Saint à Voreppe, je l’ai fait avec l’aide de Dieu. J’ai parlé pendant deux heures. »
— Hyacinthe Besson lettre à sa mère, mars 1845
En juillet 1846 sa maman meurt du choléra à 60 ans entourée de Cartier, ils avaient pu se revoir une dernière fois à l’été 1845.

Après les 3 ans comme maître des novices, il est envoyé au tout jeune couvent de Nancy, Danzas le remplaçant comme maître des novices. Il mène une vie apostolique intense sans production artistique. Il fait preuve d’un courage héroïque lors d’une épidémie de choléra à Haraucourt en 1849.
Besson se fait remarquer en prédication pas tant par la poésie ou la qualité de sa « performance » que par la douceur et l’humilité qui émanent de lui. "Celui-là n'a pas besoin de parler, il convertit en vous regardant", "cet homme-là c'est un crucifix qui parle" dit un homme qui ne pouvait pas entendre la prédication, à Rome des italiens assistaient à ses prédications alors qu’ils ne comprenaient pas. Sa vie apostolique est faite de missions dans des villages, direction spirituelle, des prédications à la ville (hôpital, paroisses...) et de retraites chez des religieuses.
En 1849 il doit remplacer Alexandre Vincent Jandel en tant que prieur de Nancy car il est nommé prieur du nouveau couvent de Flavigny.


Le 27 septembre 1850, Jandel est nommé par le pape pour exercer la charge de vicaire général de l’Ordre à Rome. Jandel prend dans ses valises Besson qui lui sert de secrétaire, selon Cormier, il l’aide à adoucir les angles dans les lettres. Un mois après son arrivée il est nommé par Jandel prieur de Sainte-Sabine pour en faire un couvent modèle d’observance religieuse. En 1852 le prieur de Saint-Clément fait appel à ses services pour restaurer la salle capitulaire de l’ancien couvent Saint-Sixte délabré. Il se met à l’ouvrage et en 1853 débarrassé de sa charge priorale s’installe dans le couvent accompagné de Cartier et d’un jeune convers, fra Angelo qui l’aide et fait la cuisine. Rapidement, le moine devient une attraction de Rome où tout le monde passe pour l’observer sur ses échafaudages. Un jour c’est le pape Pie IX qui vient en personne lui rendre visite. Pape qu’il connaitra bien eu égard à sa charge de secrétaire de Jandel.
Il est intéressant de noter que Fra Angelico est un topos de la peinture inspirée. Quand Overbeck dit « c’est notre maître à tous » pour lui il représente une sorte d’idéal du moine artiste peignant le fruit de sa contemplation.
Il réalise à cette époque une peinture pour la basilique de la Bienheureuse Germaine Cousin. En 1854 il est élu prieur à Sainte Sabine pour la deuxième fois. Au printemps 1855 il est chargé d’étudier une nouvelle fondation en Corse en cas de révolution, c’est lui qui choisit le couvent de Corbara.
Dès 1235 des frères dominicains sont envoyés en mission à Bagdad dont le célèbre frère Ricoldo da Monte Croce qui écrit en 1290 :
« Ces Kurdes sont d'anciens Chaldéens devenus musulmans »
— Ricoldo da Monte Croce
En 1291 la chute de Saint-Jean-d'Acre sonne le glas des missions en Mésopotamie qui ne reprendront qu’au XVIIIe siècle.

Pour ce qui est de la mission de Mossoul elle a été créée par des capucins français en 1636 mais en 1724 à cause de l’assassinat d'un frère, la mission ferme un an plus tard. En 1740 un prêtre de Mossoul est à Rome et voit les frères à la Minerve prier l'Office et prêcher, il supplie le pape de lui envoyer des frères et 9 ans plus tard est créée par le pape la mission de Mésopotamie, Kurdistan et Arménie. Deux pères de la province romaine s'installent là où encore aujourd'hui est implanté le couvent. En 1815, en pleine épidémie de peste, les frères abandonnent la mission.
En 1840 la congrégation de la propagande de la foi demande leur retour. En 1841 la mission est refondée par 4 frères italiens dont Agostino Bausa, futur archevêque de Florence et Cardinal. Aident aussi la mission : Eugène Boré, futur supérieur des Lazaristes, Giuseppe Valerga, futur patriarche latin de Jérusalem et Paul-Émile Botta, archéologue renommé. En 1844 une émeute pille le couvent lorsqu’un Père lance des travaux pour convertir le couvent en église. En 1850 la mort de 3 pères de maladie met un coup d'arrêt à la mission, seuls 4 pères sont encore valides. La mission demande des frères au maître de l’Ordre qui n'arrive pas à en trouver parmi les provinces italiennes.

La mission est donc confiée à la province de France et les pères italiens se retirent. Ainsi, entre 1856 et 1858, 8 frères français sont envoyés, parmi ces trois, deux quittent l’Ordre et un, converti du protestantisme redevient protestant. Face à ces débuts catastrophiques, Besson qui annonce la nouvelle à Jandel se propose comme préfet pour « laver l’honneur de l’Ordre » et relancer la mission, il arrive en 1859 comme visiteur apostolique de la mission d’Orient.
Les frères ne parlent pas la langue, mais continuent les travaux initiés par la mission italienne, en développant les écoles jusqu’à créer une imprimante avec les caractères arabes et chaldéens par Besson lui-même, imprimante détruite par les turcs en 1914 mais qui a eu une importance capitale pour la culture chaldéenne en éditant les livres liturgiques ou des livres de grammaire et la première édition de la Peshitta.
Besson plein d’ardeur missionnaire fait des tournées de prédication dans les montagnes, en particulier à Mar-Yacoub (aujourd’hui Bakhdida), antenne de la mission à 16 heures de route de Mossoul fondée en 1847 par les pères italiens. Il tente de convertir les nestoriens, accueille les caravanes, guérit les malades il est même appelé par les locaux pour juger d’affaires civiles. Mais la mission étant en bonne voie, il est rappelé par Jandel. Il laisse 4 religieux derrière lui et sur le retour, fait un voyage en terre sainte, dont il est provincial in partibus.
Sans le vouloir, du point de vue artistique, Besson était à la pointe de la mode, puisqu’à cette époque l’orientalisme dominait en peinture et en littérature ainsi qu’en histoire et archéologie. Il réalisera de très nombreux croquis de paysages.
Au retour, la situation en France était tendue, une division étant en cours entre partisans de la stricte observance menés par le P. Antonin Danzas, provincial de France et ceux qui étaient pour une adaptation des constitutions menés par le P. Bernard Chocarne et soutenu par Lacordaire, ex-provincial de France. Pour trancher cette affaire, Jandel obtient du pape que Besson soit envoyé comme visiteur apostolique pour retrouver l'unité et voir s'il faut adoucir l'observance lyonnaise le 16 juillet 1858. Besson est l'homme de la situation, il est bien vu de tous, il est là depuis le début mais était absent des luttes d'observance étant en Orient. Jandel imagine qu'il sera parfaitement aligné sur ses positions puisque c'est lui qui l'a aidé à rétablir l'observance à Sainte Sabine et lui qui avait obtenu de Lacordaire le levé de nuit à Chalais. Il fait donc le tour des couvents de Chalais, Lyon Toulouse, Bordeaux, Paris, Flavigny.
Au chapitre de Flavigny, Besson maintient le cap de la province de France tel quel, Danzas désavoué démissionne, le chapitre se termine par l’élection de Lacordaire en septembre 1858. Le pape et Jandel sont surpris et déçu par l’attitude de Besson, Jandel dira :
« Besson n’a pas fait ce que je l’avais envoyé faire »
— Alexandre-Vincent Jandel
Une des conséquences est le passage du couvent de Lyon sous la juridiction directe du maître de l’Ordre, première étape avant son érection en 1862.
Suite à cette histoire, Besson s'installe de nouveau à Saint-Sixte pour terminer ses peintures, mais les frères de Mossoul demandent au maître de l’Ordre le retour du Père Besson car son influence est bonne auprès des chaldéens qui menacent schisme et la situation politique est instable.
Jandel est hésitant et en réfère au pape qui refuse d'abord en raison de son affection pour Besson, il demande à nouveau, sa demande est refusée, mais lorsque la France supprime son consulat de Mossoul, Besson est fait préfet apostolique par le pape. Il commence par aller à Paris visiter les ministres, il fait le pied de grue devant l’appartement de l’impératrice Eugénie. Il finira par obtenir de Marianna Walewska la nomination d’un vice-consul qui malheureusement mourra à son arrivée à Mossoul.
Les chaldéens veulent un évêque malabar sans l'accord de Rome. Le patriarche chaldéen finit par lâcher l'Église romaine et consent à ordonner l’évêque, la mission est compromise, déjà minoritaires, les romains sont mal vu des chaldéens désormais. Arrivé à Mossoul, il écrira :
« Il y a malheureusement chez les Orientaux, un orgueil de nationalité qui les éloigne toujours de cette admirable unité en JC, où il n'y a plus ni Juifs ni Grecs. Ceux-là mêmes qui sont soumis à l'Église semblent tenir plus à leurs rites qu'à leurs dogmes, et malgré les bienfaits qu'ils reçoivent du saint siège, ils paraissent vouloir lui opposer une hiérarchie rivale, en attirant à eux tous ceux qui ont la même liturgie. »
— Hyacinthe Besson, lettre 1861
Le P. Besson, naturellement si doux, prend des mesures énergiques qu'il envoie à Rome, qui hésite mettant les missionnaires et le peu de chrétiens les soutenant dans une délicate position. En plus de cela, Besson est calomnié par les chaldéens qui prétendent qu’il vit une vie luxueuse, Rome demande aux frères d'augmenter l'observance. Besson a l'impression d'être désavoué par Rome, il demande donc de revenir en France. Mais une épidémie de fièvres typhoïdes relance Besson qui "reprend du courage" épuisé, il est envoyé à Mar-Yacoub pour reprendre des forces. Après plusieurs jours d'agonie, il meurt le 4 mai 1861.
Il est enterré puis transféré dans la chapelle à saint Hyacinthe consacrée par Henri-Marie Amanton (pl) avec qui il a souvent collaboré. Aujourd’hui sa tombe a été profanée et détruite à la fin du 20e.