| Maire de Saint-Maurice-lès-Charencey | |
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| Conseiller général de l'Orne | |
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| Président Société de linguistique de Paris |
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Charles-Félix-Hyacinthe Gouhier, comte de Charencey, né le à Paris et mort le au château de Champ-Thierry à Saint-Maurice-lès-Charencey, est un philologue français.

Appartenant à une très ancienne famille normande qui se subdivisa en onze branches, Charencey partagea sa vie entre la politique et l’étude. Esprit fin, distingué, chercheur, passionné pour les questions philologiques dont il se fit une spécialité, il ne quittait guère ses livres et sa vaste bibliothèque d’où sortaient des travaux très érudits dénotant ses qualités d’observation et d’ingéniosité.
Il fut le fondateur en 1867 la Société philologique, puis en 1882 de la Société de Saint-Jérôme destinée à la publication des grammaires, catéchismes, vocabulaires composés par les missionnaires dans les idiomes des populations par eux catéchisées, sociétés fusionnées en 1891, et L'Année linguistique dont les volumes renferment des monographies sur les principales familles linguistiques du monde entier. En 1888, il devint président de la Société de Linguistique de Paris.
Son œuvre philologique est considérable. Il s’attacha surtout aux langues américaines et à la langue basque dont il prépara le dictionnaire, resté manuscrit. En dépit de connaissances linguistiques encore hésitantes, il a eu parfois des fulgurances (peut-être sans le savoir) dans ses comparaisons comme entre le basque suge "serpent" et l'estonien siug "id.". Se consacrant surtout à la description pratique de langues peu connues, il s’occupa également de mythologie, de paléographie, de folklore et d’histoire.
Charencey ne se désintéressait pas pour cela des études locales. Il contribua avec La Sicotière à la création de la Société historique et archéologique de l’Orne et accueillit avec empressement la Société percheronne d'histoire et d'archéologie, collaborant en même temps aux Documents sur la province du Perche où il publia l’« Histoire de l'abbaye de la Grande-Trappe » qui forme aujourd’hui deux gros volumes. On lui doit aussi la publication du Cartulaire de ce vieux monastère, dont il était l’ami et l’appui.
Il était conseiller général de l’Orne. Son père et son grand-père, tous deux députés de l’Orne, siégèrent au conseil général. Les électeurs du canton de Tourouvre lui continuèrent leur confiance depuis 1809, si bien que l’on peut dire que le nom de Charencey ne cessa pendant plus de 70 ans d’appartenir à l’Assemblée départementale de l’Orne. Il représentait en outre sa commune de Saint-Maurice depuis 1901.