| Naissance | Florence |
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| Décès |
(à 60 ans) Florence |
| Sépulture | |
| Pseudonyme |
Manfredo |
| Nationalités |
Provinces-Unies d'Italie centrale (jusqu'au ) italienne (à partir du ) |
| Activités | |
| Enfant |
Manfredo Baccini (d) |
| A travaillé pour |
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Ida Baccini, qui signe parfois sous le pseudonyme Manfredo ou Marinella del Rosso, née à Florence le et morte à Florence le , est une écrivaine et journaliste italienne.
Née à Florence dans la via delle Ruote en 1850, c'est la fille de Léopold Baccini, qui travaille dans les deux maisons d'édition Alberghetti et Giachetti, et d'Esther Rinaldi, la fille d'un riche fermier de Prato. La famille déménage en 1857 à Gênes, où son père avait trouvé un environnement favorable à ses activités et à l'irrédentisme. De retour en Toscane, en 1860, ils vivent à Livourne jusqu'en 1865, quand la faillite de leur père les oblige à retourner à Florence pour vivre dans la maison de sa sœur aînée Egle En 1868, elle épouse le sculpteur Vincenzo Cerri, dont elle se séparera 3 ans plus tard .
À partir de 1871, elle enseigne dans une école primaire de la ville de Florence. Elle démissionnera en 1878 en prenant comme prétexte l'introduction de la gymnastique obligatoire à l'école. Elle se consacre alors à l'écriture de livres pour enfants et d'articles de magazine. En 1875, elle publie son premier livre pour enfants, Memorie di un pulcino ("Souvenirs d'un poussin), qui a un grand succès. Ce texte est cité par Collodi ( le « Poussin » de Madame Baccini), parmi les livres dont les camarades de Pinocchio se débarrassent en les jetant à la mer, à propos desquels les poissons dégoûtés commentent: "Ces trucs-là ne sont pas pour nous. Ce que l'on mange d'habitude est bien meilleur!". L’ironie de Collodi envers cet ouvrage s’explique par la teneur d’un conte qui raconte les péripéties d’un poussin dans un seul but éducatif passant de la leçon de choses à la leçon de morale.
En 1878, elle met au monde Manfredo, auquel elle donne son nom de jeune fille.
Dès lors, elle se consacre pleinement à sa carrière littéraire publiant près d'une centaine de volumes, de nombreux manuels scolaires et des histoires courtes publiées dans différentes revues, qui la font connaitre au niveau national. Une prolixité qui la fera devenir "l'un des auteurs de livres de classe et de lecture les plus prolifiques de l'Italie libérale". Elle collabore à différentes revues: La vedetta, Fanfulla della domenica, La Nazione, La rivista europea, La Gazzetta d'Italia et la Gazzetta europea. Dans les deux derniers, elle signe du nom du fils, Manfredo. Elle rencontre Matilde Serao. Collodi, Angelo De Gubernatis, Antonio Fogazzaro, Enrico Nencioni, Ubaldino Peruzzi, Telemaco Signorini, Edmondo De Amicis et d'autres intellectuels de l'époque. En 1884, elle prend la direction de Cordelia, giornale per le signorine (revue pour jeunes filles), fondée en 1881 par Angelo De Gubernatis qu'elle dirige jusqu'à sa mort en 1911. Elle démontre de l’intérêt , en particulier, pour les revues pour enfants comme dans les magazines pour les enfants, tels que Cenerentola, il Giornale per i bambini et il Giornale dei fanciulli. En 1895 , elle crée le il Giornale per bambini publié par l'éditeur Licinio Cappelli.
Bien que dès 1859, la loi Casati prévoit l'éducation obligatoire pour filles et garçons en Italie, en 1879, on ne compte encore que 3 ou 4% de filles qui vont à l'école primaire. Ida Baccini s'intéresse à l'alphabétisation des femmes concevant des ouvrages pionniers (comme Come vorrei una fanciulla (1884) par exemple), allant dans le sens d'un courant libéral qui voit l'éducation des femmes comme essentiel pour le progrès de l'Italie unifiée. Sa vision de l'éducation des jeunes-filles restent cependant attachée à une image traditionnelle du rôle des femmes à l'intérieur de la famille, qui doivent devenir éducatrices de leurs enfants sans devenir pour autant des intellectuelles.
Au tournant du nouveau siècle, elle semble prendre conscience d'une nouvelle vision de la femme. Sans devenir féministe, elle reconnait la possibilité pour la femme de choisir une autre voie qui la porte hors du cercle familial. Elle déclarera par exemple dans son ouvrage Scintille nell'ombra (1910): " S'il est effectivement juste que la femme fasse aussi son chemin et qu'elle affronte, avec son compagnon, toutes les responsabilités les plus graves et sérieuses de la vie, s'il est juste qu'elle aussi boive, avec l'homme, aux sources du savoir et qu'elle aspire comme lui aux saints idéaux de l'art et aux luttes fécondes de la pensée, il serait vain de s'opposer à ce choix de vie fatal."
En 1904 , elle épouse Titus Mariottini. Elle meurt en 1911 d'un emphysème pulmonaire
