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Ignace Adjo Boco est un universitaire et homme politique béninois, actif durant la période de la République populaire du Bénin. Il est notamment connu pour avoir été président de la première législature de l'assemblée nationale révolutionnaire (ANR), de 1980 à 1982. Il meurt le 17 octobre 1982 à La Havane, à Cuba, alors qu'il exerce cette fonction.
Ignace Adjo Boco fait partie des premiers enseignants de la faculté des sciences juridiques, économiques et politiques de l'université nationale du Bénin, devenue par la suite l'université d'Abomey-Calavi. L'histoire officielle de la faculté indique qu'il compte parmi ses premiers enseignants avant d'occuper des responsabilités politiques importantes au sein du régime révolutionnaire.
Selon un témoignage de Robert Dossou publié dans un ouvrage consacré à la Constitution béninoise de 1990, Adjo Boco Ignace participe également, avec plusieurs universitaires, à l'élaboration du programme de la future Faculté des sciences juridiques, économiques et politiques .
Adjo Boco Ignace connaît ensuite une ascension politique au sein du régime révolutionnaire instauré au Bénin à partir de 1972. L'histoire officielle de la faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) indique qu'il rejoint les instances dirigeantes du Parti de la révolution populaire du Bénin (PRPB), alors parti-État. Son parcours politique s'inscrit ainsi dans la période de la République populaire du Bénin, sous la présidence de Mathieu Kérékou.
La Constitution du 9 septembre 1977 institue l'assemblée nationale révolutionnaire (ANR) comme organe parlementaire du régime révolutionnaire. Les représentants élus sont alors appelés « commissaires du peuple ».
Les élections du 6 juin 1979 conduisent à l'installation, le 4 février 1980, de la première législature de l'ANR. Celle-ci compte 336 commissaires du peuple et est présidée par Ignace Adjo Boco.Durant cette période, il assume également certaines fonctions institutionnelles au sommet de l'État. Un article de presse publié en août 1982 rapporte notamment qu'il reçoit, au palais de la République à Cotonou, l'ambassadeur d'Algérie Abdelghani Kesri alors qu'il assure l'intérim du chef de l'État,.
Par ordonnance, Ignace Adjo Boco a été nommé en 1977 membre de la commission nationale d'enquête chargée de poursuivre les travaux de la commission internationale d'enquête créée par l'ordonnance No77-5 du 28 janvier 1977.
Ignace Adjo Boco meurt le à La Havane, à Cuba, alors qu'il est encore président de l'assemblée nationale révolutionnaire. Après sa mort, son premier vice-président, Romain Vilon Guézo, assure l'intérim et achève la législature.
Ignace Adjo Boco occupe une place particulière dans l'histoire institutionnelle du Bénin. Il est à la fois présenté comme l'un des premiers enseignants de la FASJEP et comme le premier président de l'Assemblée nationale révolutionnaire issue de la Constitution de 1977.