Roger Ikor

Roger Ikor
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Biographie
Naissance
Décès
(à 74 ans)
Paris
Nationalité
Formation
Activité
Romancier et essayiste
Autres informations
Conflit
Distinction
Prix Goncourt en 1955
Œuvres principales

Roger Ikor, né le et mort le à Paris, est un écrivain français, lauréat du prix Goncourt en 1955.

Biographie

D'origine juive, il a été élève et professeur de lettres au lycée Condorcet ainsi qu'au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine. En 1935, il est reçu 15e à l'agrégation de grammaire. En , il est fait prisonnier de guerre et est envoyé dans l'Oflag II-D en Poméranie où il fabrique un journal clandestin. Il a été le condisciple de Georges Pompidou en khâgne et les deux hommes sont toujours restés liés. Après guerre, il a enseigné à Paris au lycée Charlemagne jusqu'en 1949 (?), puis au lycée Carnot.

Marqué par la mort, après huit mois de coma, de son fils cadet âgé de vingt ans qui, le , était revenu à la maison paternelle pour se pendre après avoir adhéré au Zen macrobiotique, il mène jusqu'à sa mort une lutte contre le phénomène sectaire, et fonde à cet effet le Centre contre les manipulations mentales (CCMM).

En 1986, il est candidat à l'Académie française.

Œuvres

À travers un style inspiré et puissant, ses récits, généralement épiques, racontent tantôt L'Insurrection ouvrière de (1936), tantôt, l'histoire de Saint-Just (1937), ou encore, dans les Grands Moyens, science-fiction post-apocalyptique inspirée de la guerre froide.

Les Eaux mêlées (1955), qui remporte le prix Goncourt, et forme avec La Greffe du printemps un diptyque intitulé Les Fils d'Avrom, raconte l'histoire d'une famille juive installée en France et liée par le sang à une famille française non juive. S'étalant sur trois générations, le récit expose le lien que la famille va forger coûte que coûte avec sa nouvelle patrie.

Romans et essais

Notes et références

  1. ↑ Dictionnaire de la littérature française contemporaine, André Bourin et Jean Rousselot, Librairie Larousse, Paris, 1966 p. 135.
  2. 1 2 Henri-Jean Coudy, « Les Ensablés – Les Eaux mêlées de Roger Ikor (1912-1986) », sur ActuaLitté.com, .
  3. ↑ « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 », sur rhe.ish-lyon.cnrs.fr (consulté le ).
  4. ↑ Télé 7 jours no 1153 du , page 59, article de Guy Verdot (d).
  5. ↑ Jérôme Garcin, « Nos pères, ces héros », Bibliobs,‎ (lire en ligne, consulté le ) :
    « Il est mort en 1986, laissant des romans, des essais historiques (dont un « Saint-Just »), et des colères (« Je porte plainte », après le suicide de son fils Vincent, encagé dans une secte) — tous introuvables, parce que jamais réédités. »
  6. ↑ Appelé aussi Centre Roger-Ikor
  7. ↑ « Calames », sur abes.fr.
  8. ↑ Critique par A. R. dans Livres de France, revue littéraire mensuelle no 2 : Françoise Mallet-Joris, février 1966, p. 20

Liens externes