| Imam du chiisme duodécimain | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
أبو الحسن علي بن موسى الرضا |
| Activités |
Imam, personnage d'un texte religieux, homme politique |
| Père | |
| Mère |
Najma (en) |
| Fratrie | |
| Conjoints | |
| Enfant |
| Maître |
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Al-Risalah al-Dhahabiah, Sahifat al-Ridha (d) |
Abû Hasan `Alî bin Mûsâ al-Ridhâ ou Imâm `Alî ar-Ridhâ (arabe : أبو الحسن علي بن موسى الرضا), connu en Iran sous le nom d'imam Rezâ (persan : امام رضا), né vers le à Médine et mort le à Tous, est le huitième imam chiite duodécimain et une référence de premier plan au sein de l'école zaïdite.
`Alî ar-Ridhâ (al-Rida signifiant en arabe « l'approuvé »), fils du septième imâm Mûsâ al-Kâzim, est né à Médine un mois après la mort de son grand-père Ja'far as-Sâdiq. Son père est mort empoisonné dans sa prison par le calife abbasside Hârûn ar-Rachîd en 799, `Alî ar-Ridhâ avait alors 35 ans.
Il a potentiellement possédé plusieurs surnoms comme Abu Ali, Abu Muhammed, Sabir, Vafi, Zaki et Razi. Selon de Ibn Babewayh, le nom de Reza lui a été donné par Dieu.
Il n'a qu'un seul fils et successeur, le neuvième imam Mohammad-Taqi al-Jawad. Son unique fille est nommée Aïcha (qui signifie « la vivante » dans la tradition arabe).
Un de ses lointains descendants, l'imam zaydite Yahyâ ibn Hamzah Al-Mu’ayyad, règnera sur le Yémen de 1328 à 1346.
Comme les imâms précédents, `Alî ar-Ridhâ commence son règne en restant dans l'ombre, à mener des études religieuses et scientifiques, à Médine, pour se protéger de la répression des abbassides. Hâroun ar-Rachîd interdisait, en vain, aux médinois de lui rendre visite et de suivre son enseignement.
À la mort d'Hârûn ar-Rachîd, ses deux fils s'affrontent pour le contrôle de l'empire abbasside. Le premier, Al-Amîn, fils de Zubayda bint Ja`far, petite-fille du calife Al-Mansûr, a le soutien des Arabes, tandis que le second Al-Ma'mûn, de mère perse, bénéficie de l'appui des Perses. Al-Amîn succèce à son père en 809 mais la guerre entre les deux frères dure jusqu'à sa mort en 813.
Le nouveau calife abbasside Al-Ma'mûn semble alors changer de politique à l'égard des chiites. Il pense que les Perses sont favorables aux Hachémites et demande le soutien d'`Alî ar-Ridhâ qu'il invite à venir se joindre à lui à Machhad. En 818, `Ali ar-Ridhâ rejoint donc al-Ma`mûn, ne laissant à Médine que son fils Muhammad al-Taqî et son épouse. Les marques d'honneur que le calife donne à `Ali ar-Ridhâ provoquent des mouvements d'hostilité de la part des notables arabes.
Al-Ma'mûn désigne `Alî ar-Ridhâ comme successeur dans l'espoir de se concilier les chiites. Cette succession ne devait avoir lieu que si `Alî ar-Ridhâ survivait à Al-Ma'mûn. Ce dernier change la couleur du drapeau quittant le noir, couleur des abbassides, pour le vert, couleur des partisans d'Ali. Des troubles éclatent dans tout l'Irak en opposition à Al-Ma'mûn et à sa politique d'alliance avec les chiites. `Ali ar-Ridhâ met en garde Al-Ma'mûn sur le choix de son gouverneur d'Irak qui mène ces troubles.
`Alî ar-Ridhâ ne survit pas à Al-Ma'mûn. Le calife séjourne à Tous pour se recueillir sur la tombe de son père et c'est dans cette ville qu'il meurt le . Une tradition indique qu'il aurait bu du jus de grenade empoisonné par Al-Ma'mûn. Il est enterré à côté de la tombe présumée d'Hârûn ar-Rachîd, le meurtrier de son père et le père de son meurtrier.

Les chiites bâtirent un mausolée célébrant le martyre (مشهد [mašhad], machhad, lieu où est mort un martyr) d’`Ali ar-Ridhâ. Ce mausolée est devenu le centre de Machhad, la nouvelle capitale du Khorassan. Le pèlerinage a pris une ampleur extraordinaire car `Ali ar-Ridhâ est le seul imâm chiite enterré sur le territoire iranien. Or, depuis la révolution islamique en Iran en 1979, les lieux saints du chiisme en Irak sont restés inaccessibles aux Iraniens ainsi que les lieux saints situés en Arabie saoudite. Fatima, la sœur de `Ali ar-Ridhâ est enterrée à Qom, ce qui en fait le second lieu de pèlerinage en Iran.
Ibn Battûta raconte ainsi sa visite au tombeau d'ar-Ridha :
« Le mausolée vénéré est surmonté d’un dôme élevé, et se trouve compris dans un ermitage. Dans le voisinage de celui-ci, il y a un collège et une mosquée. Tous ces bâtiments sont d’une construction élégante, et leurs murailles sont revêtues de faïence colorée. Sur le tombeau est une estrade de planches, recouvertes de feuilles d’argent, et au-dessus de ce tombeau sont suspendues des lampes du même métal. Le seuil de la porte du dôme est en argent. La porte elle-même est cachée par un voile de soie brochée d’or, Le plancher est couvert de plusieurs sortes de tapis. Vis-à-vis de ce tombeau on voit celui du prince des croyants, Haroun ar-Rachid, surmonté d’une estrade sur laquelle on place des candélabres, que les habitants du Maghreb appellent al-hicec et al-ménâïr. »
— Ibn Battuta, Op. cit., vol. II (lire en ligne), « Histoire du cheïkh Chihâb eddîn, dont le surnom a été donné à la ville de Djâm », p. 260 (.pdf).

Ali ibn Moussa al-Ridha était au sommet des scientifiques de son temps dans la science médicale, et son traité de médecine est considéré comme le plus précieux littérature islamique dans la science de la médecine, où il a été appelé « Le Traité d'or »,.