En mathématiques, l'inverse d'un élément x (s'il existe) est le nom donné à l'élément symétrique, lorsque la loi est notée multiplicativement. Dans le cas réel, il s'agit du nombre qui, multiplié par x, donne 1. On le note x−1 ou 1x.
Par exemple, dans , l'inverse de 3 est , puisque .
C’est une notion ancienne à l’échelle des mathématiques, car les Sumériens nous ont laissé des tablettes d’argile présentant des tables d’inverses en base 60, et les anciens Égyptiens n’utilisaient que des fractions de la forme 1…, donc des inverses d’entiers.
Soit un monoïde, c.-à-d. un ensemble muni d'une loi de composition interne associative, qu'on note , et d'un élément neutre pour noté 1.
Un élément est dit inversible à gauche (respectivement inversible à droite) s'il existe un élément tel que (respectivement ).
Il est dit inversible s'il est à la fois inversible à gauche et inversible à droite. L'élément y, qui est alors unique, est appelé l'inverse de x, et est noté x−1.
Le plus souvent, quand on parle d'éléments inversibles, on se place dans un groupe ou dans un anneau.
Dans un groupe , la loi de composition interne considérée est et par définition tous les éléments de sont inversibles.
Dans un anneau , la loi de composition interne considérée est et tous les éléments ne sont pas forcément inversibles.
Les éléments inversibles de l'anneau forment un groupe pour la multiplication de l'anneau, appelé groupe des inversibles de cet anneau, et souvent noté U(A) ou A×.
Un anneau dont tous les éléments sont inversibles, mis à la part le neutre de la loi (souvent noté ), est par définition un corps.
Plus généralement, pour une matrice , son inverse A-1 s'exprime à partir de son déterminant et de sa comatrice : .
Dans le monoïde (pour la composition) des applications d'un ensemble fixé dans lui-même, les applications qui possèdent des inverses à gauche sont les injections et celles qui possèdent des inverses à droite sont les surjections. Il en est de même dans l'anneau des endomorphismes d'un espace vectoriel.
Attention, lorsque f est à la fois une fonction numérique et une bijection, il ne faut pas confondre l'inverse de l'image d'un élément avec sa bijection réciproque appliquée à cet élément, dont la notation courante est f −1 :
Exemple pour la fonction cosinus : .
Les séries numériques impliquant les inverses des nombres sont des cas d'école
Seuls deux nombres complexes sont opposés à leur inverse (soit ) : i et –i (car ce sont les solutions de ).
Diviser par un nombre b revient à multiplier par l'inverse de b, .