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Irène Aebi, née à Zurich le et morte le à Gand, est une violoncelliste, violoniste et vocaliste suisse.
Elle débute dès six ans en tant que pianiste et violoniste dans l'orchestre du conservatoire de Genève.
À la fin des années 1960, sa rencontre avec Steve Lacy, à Rome, lui ouvre la voie vers le jazz expérimental. Vingt ans plus tard, Steve Lacy évoque leur rencontre : « Je suis venu en Europe pour la première fois en 1965 et j’y suis resté deux ans. Ensuite, je suis allé à Rome en 1968-69. C’est là que j’ai rencontré ma femme, la chanteuse Irène Aebi qui est d’origine suisse. Depuis mon enfance, j’adore les chansons et c’est grâce à elle que j’ai pu commencer ce travail sur le texte et la voix que nous poursuivons encore ».
Elle s'associe à lui, dans la vie et dans la musique, se formant au violoncelle en totale autodidacte. Ses interventions instrumentales improvisées estompent ou au contraire soulignent le discours du soliste selon le contexte. Elle introduit aussi des parties vocales (tour à tour récitées ou chantées),, d'auteurs divers : de Lao Tseu à Guillaume Apollinaire en passant par Osip Mandelstam (Anthem, 1989) et Taslima Nasreen, (The Cry, 1989).
Elle a enregistré aussi avec Evan Parker, Alan Silva, Mal Waldron et Takashi Kako.
« Et la performance vocale d'Irène Aebi, qui est à l'origine du projet, constitue un véritable tour de force, car tout ceci est très complexe à chanter. »