| Présidente Ordre national des pharmaciens | |
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Isabelle Annick Thérèse Alloy |
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Sophie Adenot Richard Adenot (d) |
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Isabelle Adenot, née le à Rochefort (Charente-Maritime), est une docteure en pharmacie française. En 2009, elle devient la première femme élue à la présidence du Conseil National de l'Ordre des pharmaciens, où elle exerce 3 mandats successifs, puis, en 2012, la première femme présidente du Groupement pharmaceutique de l'Union européenne (en).
Isabelle, Annick, Thérèse Alloy naît le à Rochefort (Charente-Maritime) de l'union d'Aymar Alloy, magistrat, et de Marcelle Mounier, enseignante.
Le , elle épouse Hubert Adenot, notaire à Corbigny (Nièvre). De ce mariage naissent Charles en 1980, Sophie en 1982 (promue astronaute en 2022), Delphine en 1985 et Richard en 1989,.
Elle est titulaire du diplôme de pharmacien et d'un diplôme universitaire d'orthopédie obtenus à la faculté de pharmacie de Paris-V, d'un diplôme de médication officinale obtenu à la faculté de pharmacie de Clermont-Ferrand, d'un diplôme d'État de docteur en pharmacie obtenu à la faculté de Dijon, d'un diplôme universitaire de génie biologique et médical obtenu à la faculté de pharmacie de l'université Paris-VI. Elle est également titulaire du diplôme préparatoire aux études comptables et financières (DPECF) du Centre national d'enseignement à distance (CNED).
Isabelle Adenot commence son activité de pharmacien en tant que pharmacien-adjoint en Île-de-France. Elle devient titulaire d’une officine dans la Nièvre en 1984, où elle exerce jusqu’en 2009.
Isabelle Adenot commence son implication à l’Ordre des pharmaciens en 1987, d'abord en tant que membre du conseil régional de l’Ordre des pharmaciens de Bourgogne, qu’elle présidera ensuite de 1999 à 2007. Elle est élue à la présidence du Conseil Central A en 2003 (titulaires d’officines). Elle devient membre de l'Académie nationale de pharmacie en 2007.
En 2009, elle devient titulaire d'une officine à Paris, officine où elle exercera jusqu'en 2017.
En , elle est la première femme élue à la présidence du Conseil National de l'Ordre des pharmaciens. Elle est réélue pour un second mandat en ,,, puis un troisième en .
De à , elle préside également la Conférence internationale des Ordres de pharmaciens francophones (CIOPF).
En 2012, elle est la première femme à présider le Groupement pharmaceutique de l’Union européenne (GPUE), le lobby des pharmaciens pour l'Europe.
Elle est vice présidente de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP) de à 2017.
Elle démissionne de tous ses mandats et vend son officine, à la suite de sa nomination le 8 en tant que Membre du Collège de la Haute Autorité de santé (HAS),. Elle devient notamment présidente de la Commission nationale d'évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) de la HAS.
Elle quitte la HAS le pour devenir présidente de l'Agence du numérique en santé,.
Durant sa présidence du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens (2009-2017), Isabelle Adenot intervient à plusieurs reprises dans les médias nationaux pour défendre les positions de l'institution ordinale, principalement sur la démographie officinale, le monopole pharmaceutique et l'encadrement de la vente de médicaments.
En juin 2013, dans Le Figaro, elle s'alarme de la disparition des officines, au rythme d'une centaine par an, et du fait qu'un quart des jeunes diplômés s'oriente vers des activités étrangères à la pharmacie, estimant que « le métier devient précaire, il vieillit et n'attire plus les jeunes ». Elle y défend toutefois l'évolution du métier vers l'accompagnement médical, alors que la rémunération des pharmaciens s'apprête à intégrer une part d'honoraires liés à des actes et à des entretiens pharmaceutiques.
Le mois suivant, alors que l'Autorité de la concurrence préconise la fin du monopole pharmaceutique pour les médicaments non remboursables, elle s'y oppose dans un entretien au site Pourquoi Docteur, invoquant la sécurité des patients et le risque de disparition d'une partie du réseau officinal.
En juin 2014, elle s'exprime sur France 3 au sujet de l'action engagée par l'Ordre contre la plateforme de vente en ligne 1001Pharmacies, estimant que l'existence d'un intermédiaire entre le patient et le pharmacien est contraire à la loi.
Le 28 juillet 2014, en réponse au rapport de l'Inspection générale des finances recommandant une ouverture du monopole officinal, elle publie sur le Huffington Post une tribune intitulée « Les pharmaciens doivent rester indépendants », dans laquelle elle plaide pour que le capital des officines demeure détenu par des pharmaciens et souligne la contribution du réseau officinal aux économies de santé.
En amont de la journée de grève des pharmaciens du 30 septembre 2014, elle signe dans Le Monde une tribune intitulée « Pharmacie : ne jouons pas aux apprentis sorciers », dans laquelle elle s'oppose à la vente de médicaments en grande surface ainsi qu'à l'ouverture du capital des officines à des investisseurs extérieurs, et défend le maillage territorial du réseau officinal français.
En juillet 2015, elle détaille dans Le Figaro les priorités de son troisième mandat : poursuite de la réforme de l'institution, soutien à l'innovation et contrôle de la formation continue des pharmaciens. Elle y décrit la gestion de l'Ordre, qui compte alors 200 collaborateurs et 800 élus, comme celle d'« une entreprise à faire tourner », et évoque l'informatisation du greffe des chambres de discipline ainsi que la mise en place d'un contrôle annuel de l'obligation de formation par flux informatique.
Le , Isabelle Adenot est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « pharmacienne ; 28 ans d'activités professionnelles et sociales » et faite chevalier de l'ordre le . Le , elle est promue au grade d'officier au titre de « présidente de l'agence du numérique en santé ».
Elle est titulaire de la médaille du tourisme, échelon bronze, depuis .