Une isohypse est en météorologie une ligne d'égale altitude du géopotentiel sur une surface donnée, représentée sur une carte météorologique, un graphique ou plus généralement une carte topographique. Il s'agit donc d'une isoplèthe d'élévation exprimée en mètres géopotentiels (le mètre géopotentiel est approximativement égal au mètre).
L'étymologie du mot isohypse provient de l'association de deux termes du grec ancien iso- (égal) et ὕψος (húpsos, hypso, hauteur) : d'égale hauteur.
L'isohypse résulte d'un processus d'interpolation numérique et, de ce fait, diffère de l'isoplèthe, dont l'incertitude de mesure est moindre, et qui désigne une isoligne dont le tracé repose sur des données continues ou suffisamment denses pour ne laisser qu'un rôle négligeable à l'interprétation du cartographe.
Sur les cartes météorologiques, la valeur associée à l'isohypse s'exprime en décamètres géopotentiels (exemple : « 540 » indique une altitude d'environ 5 400 mètres). Les isohypses montrent comment se répartissent les hauteurs correspondant à une pression donnée. La surface isohypse d'altitude géopotentielle zéro est la surface moyenne océanique.
La notion d'isohypse est utilisée sous d'autres noms en cartographie, en géologie, en océanographie et en hydrologie :