| Nom arabe |
Gzenaya |
|---|---|
| Nom berbère |
Igzennayen |
| Échelon |
Tribu |
| Province principale |
Taza |
|---|---|
| Territoire |
▪︎ Rif |
| Chef-Lieu |
Aknoul |
| Période d'apparition |
première mention au VIIIe siècle |
|---|---|
| Mode de vie |
Sédentaire ; Semi-nomade ( "Tribes of the rif" de coon carleton stevens il est mentionne un clan semi nomade dans la région de Tamjount avant la guerre du Rif) |
| Fait partie du groupe tribal |
Zénète |
| Nombre de fractions |
6 |
| Fractions |
Asht 3sim ; Asht M'hand ; Asht Aru Aisa; Asht Younes ; Ichawiyen ; Jbarna |
| Langue principale | |
|---|---|
| Personnages marquants |
Cheikh Mohand ben Messaoud Ababou ; Lieutenant-Colonel Mohamed et M'hamed Ababou ; Caid Medbouh ; Général Mebouh |
Igzennayen (en berbère : ⵉⴳⵣⵏⵏⴰⵢⵏ, en darija : أكزناية ou جزناية) est un territoire montagneux du dont une partie du territoire se trouve dans le Moyen-Atlas, et une petite partie se situe dans le Rif (Maroc). Le territoires des Igzennayen est situé dans la province de Taza. Il s'agit d'une grande tribu guerrière, connue pour son art de la guerre, lors de la Guerre du Rif notamment. Il s'agit de la tribu d'origine de la famille Ababou.
Les Igzennayen sont entourés des Aït Touzine et Aït Waryaghar au Nord, des Aït Ammart et Marnissa à l'ouest, des Ibdarsen à l'Est ainsi que des Branès, Maghraoua et Meknassa au Sud vers Taza.
Les principales villes et villages des Igzennayen sont : Aknoul (capitale), Ajdir, Boured, Sidi Ali Bourakba, Tizi Ouasli, Tala Tazegwaght (ou Aïn Al Hamra, en Darija), Kassita (frontière avec les Ait Touzine, la ville est mixte), Jbarna, Izeroualen, Aghbal, Bouyakchour, Dcharana, Inahnahane, Ghammart, Tizroutine, Tasliouine, El harras ou Aferzaz.
Les Igzennayen sont divisés en sept factions :
La tribu des Igzennayen appartiendrait à la confédération berbère des Nefza/Nefzawa et plus précisement à l'embranchement des Maklata d'après Ibn Khaldoun.
Les Igzennayen font partie des tribus rifaines les plus anciennes cités aux cotés des Aït Waryagher et Temsaman lors de l'avènement des Salihides (Émirat de Nekor) dans la région du Rif. En effet, les Igzennayen sont cités comme ayant été partisan de la révolte d'Idriss, frère du souverain Salihide Saleh, aux cotés des Aït Waryagher. L'affrontement entre les deux frères eut lieu dans le territoire des Igzennayen plus précisément dans le Jabal Kouine,.
Cette région, en zone française, était frontalière de la zone espagnole (Sidi Ali Bourakba, Kassita) durant la colonisation.
Cette tribu est plus particulièrement connue pour le « triangle de la mort » lors des batailles anti-coloniales menées par l'Armée de libération nationale, dans les années 1950. La majorité des combattants venaient de la farouche tribu des Gzenaya. Et dans cette région accidentée au cœur du Rif, que la grande presse avait surnommé « le triangle de la mort », les combats sont d'une extrême violence. Ni l'aviation, ni les tanks français ne peuvent intervenir efficacement contre les rebelles rifains.
Depuis l'indépendance du pays, beaucoup d'Igzennayen ont immigré vers Taza, le chef-lieu de sa province ou encore vers les villes régionales proches telles que Fès, Nador, Al Hoceima ou encore Oujda. D'autres encore, ont immigré vers l'Europe, principalement aux Pays-Bas (Den-Haag, Rotterdam, Amsterdam) en Belgique, Espagne ou en France (Corse).[réf. nécessaire]
De plus, durant la présence française en Algérie, du fait de la proximité géographique, bon nombre d'Igzennayen allait travailler chez les colons dans la région de l'Oranie (Beni Saf, Tmouchent, Remchi, Oran).
Le folklore local est la danse guerrière appelée reggada, aarfa ou tout simplement rachioukh (en rapport avec les maîtres de danse). On peut citer Cheikh Moussa ou encore Cheikh Mabrok qui sont des Igzenayen.
Le mariage a aussi une importance toute particulière dans cette région. L'attachement aux traditions a permis de préserver par exemple la pratique de Arazik : promenade du marié et son témoin entre la maison et l'extérieur accompagnée d'un chant masculin.
La signification du nom de certains lieux de la région a un rapport avec le mariage. Ainsi, le nom de la ville de Tizi Ouasli peut être traduit par le « col du marié » ou encore Ayrmam n Tasrit par le « lac de la mariée », lac aujourd'hui asséché.
