Jacky Lumarque

Jacky Lumarque
Fonction
Recteur
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (73 ans)
JacmelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Lycée Pinchinat (d)
Université Toulouse-III
Université d'État d'Haïti
Lycée de Pétion-Ville (d)
Faculté des Sciences de l’UEH (d)
École Nationale Jean Marie Henriquez (d)
École normale supérieure
Collège Prosper (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Membre de
Conseil d’administration de l’Institut International de l’UNESCO pour l’enseignement supérieur en Amérique Latine et dans la Caraïbe (d)
Conseil d’orientation de l’Agence interétablissements de recherche pour le développement (AIRD, France) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jacky Lumarque, né le 27 mars 1953 à Jacmel (Haïti), est professeur de mathématiques, Recteur de l’Université Quisqueya (UniQ) depuis 2007,.

Biographie

Jacky Lumarque, né le 27 mars 1953 à Jacmel (Haïti), est un universitaire, professeur de mathématiques, spécialiste des politiques éducatives et consultant haïtien. Recteur de l’Université Quisqueya (UniQ) depuis 2007, il est reconnu pour sa contribution aux réformes du système éducatif haïtien, à la modernisation de l’enseignement supérieur et à la coopération universitaire internationale. Il est notamment l’un des principaux concepteurs du Plan national d’éducation et de formation (PNEF) adopté en 1998, document de référence de la politique éducative haïtienne pendant plus d’une décennie. Il intervient également comme consultant auprès de plusieurs organisations internationales, dont la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement (BID), sur des questions liées à l’éducation, à la gouvernance et au développement économique.

Sous son rectorat, l’Université Quisqueya connaît une importante phase de développement marquée par l’élargissement de son offre académique, la création de plusieurs laboratoires de recherche, le renforcement de sa coopération internationale et son implication dans la reconstruction de l’enseignement supérieur haïtien après le séisme de 2010. Parallèlement à ses responsabilités universitaires, il occupe plusieurs fonctions au sein d’organisations régionales et internationales, notamment à l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), à la Conférence régionale des recteurs et présidents d’universités de la Caraïbe (CORPUCA) et au sein du groupe de réflexion Inter-American Dialogue.

Jeunesse et formation

Il a fait ses études primaires à l’École nationale Jean-Marie-Henriquez avant de poursuivre ses études secondaires au Lycée Pinchinat de Jacmel, puis au Lycée de Pétion-Ville et au Collège Prosper à Port-au-Prince. Il achève son parcours classique au Centre d’études secondaires, où il obtient en 1973 un baccalauréat de philosophie.

Initialement attiré par la médecine, il choisit finalement de poursuivre des études en mathématiques. En 1977, il obtient un diplôme de l’École normale supérieure (ENS) de l’Université d’État d’Haïti (UEH), avec une spécialisation en mathématiques et physique. L’année suivante, il décroche une licence en mathématiques à la Faculté des sciences de la même université.

Boursier du gouvernement français, il poursuit ensuite ses études à l’Université Toulouse III – Paul-Sabatier, où il obtient une licence en mathématiques en 1979, suivie d’une maîtrise dans la même discipline en 1980. Il complète par la suite une formation en gestion des entreprises avec un Master of Business Administration (MBA) à l’Université de Nice–Sophia-Antipolis. Soucieux d’élargir ses compétences aux domaines juridique et administratif, il obtient également une licence en droit des affaires dans le cadre du Consortium Multidroit réunissant notamment l’Université de Moncton, l’Université Jean-Moulin Lyon III et l’Université Paris-Est. Il poursuit enfin des études doctorales en sciences de l’éducation à l’Université Paris-Est-Créteil.

Cette formation pluridisciplinaire, à la croisée des mathématiques, des sciences de l’éducation, du droit et de la gestion, influence durablement son parcours professionnel, orienté vers les politiques publiques, la gouvernance universitaire et la réforme des systèmes éducatifs.

Recteur de l’université Quisqueya Haiti

Débuts de carrière

À partir de 1977, Jacky Lumarque entame une carrière d’enseignant-chercheur qui s’étend sur plusieurs décennies. Il enseigne les mathématiques à l’École normale supérieure de l’Université d’État d’Haïti ainsi qu’au Centre technique de planification et d’économie appliquée (CTPEA), où il dispense des cours de topologie, d’analyse numérique, de probabilités, de statistiques, de recherche opérationnelle et de didactique des mathématiques.

Parallèlement à ses activités d’enseignement, il participe à plusieurs projets de modernisation de l’éducation en Haïti. Entre 1977 et 1982, il exerce les fonctions de directeur des études du Centre pilote de formation professionnelle (CPFP), tout en collaborant avec l’Institut pédagogique national (IPN), où il contribue à l’introduction des mathématiques modernes dans les programmes scolaires.

En 1984, il est nommé directeur général adjoint de l’Institut national de la formation professionnelle (INFP), avant d’en devenir directeur général en 1987. À ce poste, il participe à la modernisation du système haïtien de formation professionnelle en élaborant, avec l’appui de l’Organisation internationale du Travail (OIT), un dispositif national de formation professionnelle destiné à mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi. Il contribue également à la création d’un incubateur d’entreprises destiné à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

À partir de 1990, il intervient comme consultant auprès de plusieurs organisations internationales, notamment la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement (BID), sur des projets liés à l’éducation, à la formation professionnelle, à la gouvernance et au développement économique dans plusieurs pays de la région.

Carrière universitaire et contribution aux politiques publiques (1977–2007)

En parallèle de ses activités d’enseignement, il occupe plusieurs fonctions administratives dans le secteur de la formation professionnelle. Il participe également à la formation de futurs enseignants et spécialistes des sciences appliquées. En 1984, il est nommé directeur général adjoint de l’Institut national de la formation professionnelle (INFP), avant d’en devenir directeur général en 1987. Sous sa direction, l’institution engage une réforme de la formation technique et professionnelle avec l’appui de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Il participe notamment à la conception d’un système national de formation professionnelle et à la mise en place d’un incubateur d’entreprises destiné à favoriser l’insertion des jeunes dans le marché du travail.

À partir de 1990, Jacky Lumarque intervient comme consultant auprès de plusieurs organisations internationales, notamment la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement (BID). Il réalise des missions d’expertise en Haïti et dans plusieurs pays de la Caraïbe et de l’Amérique latine, principalement dans les domaines de l’éducation, de la formation professionnelle, de la gouvernance publique et du développement économique. De retour en Haïti en 1992, il devient consultant principal de la société Educat S.A., qui participe à la création de l’Université Quisqueya. Au cours de la même période, il entreprend avec l’universitaire Guy Maximilien la rédaction du Dictionnaire encyclopédique d’Haïti, un projet consacré à l’histoire, à la culture, aux institutions et aux personnalités haïtiennes. L’ouvrage, amorcé au début des années 1990, est publié en deux volumes en 2024, après le décès de Guy Maximilien en 2021.

Entre 1995 et 2000, il agit comme conseiller principal de la Commission présidentielle pour la croissance et la modernisation économiques. À ce titre, il coordonne plusieurs groupes de travail chargés d’élaborer des réformes économiques et institutionnelles destinées à renforcer l’environnement des investissements et la compétitivité du pays. Ces travaux contribuent notamment à la préparation du Code des investissements ainsi qu’à la loi sur les zones franches industrielles adoptée en 2002,.

Le Championnat d’échecs d’Haïti s’est déroulé le 18 juillet 2026 à l’Hôtel Montana, à Port-au-Prince, sous l’organisation de la Fédération haïtienne des échecs (FHE) avec le soutien de l’Association internationale des échecs francophones (AIDEF). L’événement a rassemblé des joueurs de différents niveaux ainsi que plusieurs personnalités, dont Jacky Lumarque, Dany Laferrière, le ministre de l’Éducation nationale et l’ambassadeur de France en Haïti, Antoine Michon, afin de promouvoir les échecs comme outil de développement intellectuel et éducatif.Au-delà de la compétition, le championnat a mis en valeur le rôle des échecs dans le développement de la réflexion stratégique, de la concentration et de la prise de décision. Les organisateurs ont souligné l’importance de renforcer la pratique de cette discipline en Haïti, notamment par la création de clubs scolaires, la formation de jeunes joueurs et le soutien aux initiatives visant à structurer durablement le mouvement échiquéen national.

Contribution à la réforme du système éducatif

Jacky Lumarque est également l’un des principaux artisans des réformes éducatives engagées en Haïti dans les années 1990. En 1995, le ministère de l’Éducation nationale lui confie la coordination des travaux conduisant à l’élaboration du Plan national d’éducation et de formation (PNEF). Adopté en 1998, ce document constitue le premier cadre stratégique global visant à moderniser le système éducatif haïtien.

Le PNEF définit les grandes orientations de la politique éducative nationale, notamment l’amélioration de l’accès à l’éducation, le renforcement de la qualité de l’enseignement, la professionnalisation de la formation des enseignants, la réforme de l’enseignement technique et professionnel ainsi que la décentralisation de la gouvernance éducative. Pendant plusieurs années, il sert de document de référence pour les politiques publiques du ministère de l’Éducation nationale.

Après le séisme du 12 janvier 2010, Jacky Lumarque participe également à la préparation du Plan stratégique de reconstruction du système éducatif haïtien, élaboré avec l’appui de partenaires nationaux et internationaux. Ce document fixe les priorités de la reconstruction des infrastructures scolaires, du renforcement des capacités institutionnelles et de l’amélioration de la qualité de l’enseignement à la suite de la catastrophe.

Vers l’Université Quisqueya

En parallèle de ses activités de consultant et de spécialiste des politiques publiques, Jacky Lumarque s’investit dans le développement de l’Université Quisqueya dès sa création. En 2001, il est élu président du Haut Conseil de l’université, organe chargé de définir les grandes orientations de l’établissement. À ce poste, il participe à la consolidation de la gouvernance institutionnelle, au développement des programmes académiques et à l’ouverture de nouveaux partenariats avec des universités étrangères.

En 2006, il assure l’intérim du rectorat, avant d’être nommé recteur de l’Université Quisqueya en 2007. Son arrivée marque le début d’une nouvelle phase de développement de l’établissement, caractérisée par le renforcement de la recherche, l’internationalisation de l’université et l’élargissement de son offre de formation.

Rectorat de l’Université Quisqueya

Nommé recteur de l’Université Quisqueya (UniQ) en 2007, Jacky Lumarque engage une politique de développement institutionnel axée sur le renforcement de la qualité de l’enseignement, de la recherche scientifique et de l’ouverture internationale de l’université. Son rectorat est marqué par une modernisation de la gouvernance universitaire, la diversification des programmes de formation et l’intensification des partenariats avec des établissements d’enseignement supérieur et des organisations internationales.

Au cours de ses premières années à la tête de l’université, l’UniQ entreprend plusieurs projets d’expansion de son campus et développe de nouveaux programmes de licence et de maîtrise dans différents domaines, notamment les sciences, les sciences de la santé, l’ingénierie, l’architecture, les sciences administratives et les sciences humaines. L’université renforce également ses activités de recherche en encourageant la création de centres spécialisés et la participation de ses enseignants à des projets scientifiques internationaux.

Le séisme de 2010 et la reconstruction de l’université

Le 12 janvier 2010, le séisme qui frappe Haïti entraîne l’effondrement d’une partie importante des infrastructures de l’Université Quisqueya. Le campus principal, inauguré quelques semaines auparavant, est gravement endommagé et plusieurs membres de la communauté universitaire perdent la vie.

À la suite de cette catastrophe, Jacky Lumarque coordonne les efforts de reconstruction de l’établissement avec l’appui d’institutions nationales et internationales. L’université poursuit néanmoins ses activités académiques grâce à des installations temporaires et à la mobilisation de ses partenaires. La reconstruction du campus s’accompagne d’une réflexion sur le renforcement de la résilience des infrastructures universitaires ainsi que sur l’amélioration des capacités de recherche et de formation.

Parallèlement, il participe aux travaux nationaux consacrés à la reconstruction du système éducatif haïtien, notamment à travers l’élaboration du Plan stratégique de reconstruction du secteur de l’éducation après le séisme.

Développement de la recherche

Sous son rectorat, l’Université Quisqueya renforce progressivement ses capacités de recherche. Plusieurs laboratoires, centres de recherche et unités spécialisées sont créés afin de développer les travaux scientifiques dans des domaines tels que la santé, l’environnement, les risques naturels, le développement durable, l’énergie, l’urbanisme, les sciences sociales et les politiques publiques.

L’université participe également à la création du Collège doctoral d’Haïti, en partenariat avec l’Université d’État d’Haïti et plusieurs universités étrangères. Cette initiative vise à développer la formation doctorale en Haïti et à favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de chercheurs.

Le rectorat encourage également la publication scientifique, la participation aux conférences internationales et le développement de projets de recherche financés par des partenaires internationaux.

Coopération internationale

L’internationalisation constitue l’un des principaux axes de développement de l’Université Quisqueya sous la direction de Jacky Lumarque. L’établissement renforce ses collaborations avec plusieurs universités en Amérique du Nord, en Europe et dans la Caraïbe.

Des accords de coopération sont conclus avec des établissements tels que le Massachusetts Institute of Technology (MIT), l’Université de Montréal, l’Université Laval, l’Université du Québec, l’Université Paris-Est Créteil, l’Université Jean-Moulin Lyon III, l’Université Côte d’Azur (anciennement Université Nice Sophia Antipolis), le Miami Dade College et plusieurs universités membres de la Conférence des recteurs et présidents des universités de la Caraïbe (CORPUCA).

Ces partenariats portent sur les échanges universitaires, la mobilité des étudiants et des enseignants, le développement de programmes conjoints, la recherche scientifique ainsi que le renforcement institutionnel de l’enseignement supérieur en Haïti.

Patrimoine culturel et innovation

Au-delà des activités académiques, Jacky Lumarque encourage l’implication de l’université dans la préservation du patrimoine culturel haïtien. En 2015, l’Université Quisqueya inaugure un Centre de conservation des biens culturels, développé avec l’appui de la Smithsonian Institution et de plusieurs partenaires internationaux. Ce centre est destiné à former des spécialistes de la conservation du patrimoine et à contribuer à la sauvegarde des collections haïtiennes.

L’université développe également plusieurs initiatives dans les domaines de l’innovation, de l’entrepreneuriat et du développement durable, notamment par la création de laboratoires spécialisés et de programmes de soutien à la recherche appliquée.

Gouvernance universitaire

Sous le rectorat de Jacky Lumarque, l’Université Quisqueya consolide sa place parmi les principaux établissements d’enseignement supérieur privés d’Haïti. L’université élargit son offre de formation, renforce sa politique de recherche et accroît sa participation aux réseaux universitaires internationaux.

Son action est également marquée par une volonté de rapprocher l’université des enjeux de développement du pays. Les programmes de recherche et de formation sont orientés vers des thématiques telles que l’éducation, la santé publique, les risques naturels, l’environnement, la gouvernance, l’entrepreneuriat et la transformation numérique, dans le but de contribuer au développement scientifique et socio-économique d’Haïti.

Responsabilités nationales et internationales

En parallèle de ses activités d’enseignant, de consultant et de recteur de l’Université Quisqueya, Jacky Lumarque exerce plusieurs responsabilités au sein d’organisations universitaires, scientifiques et de développement, tant en Haïti qu’à l’étranger. Son engagement porte principalement sur la gouvernance de l’enseignement supérieur, la coopération universitaire internationale, les politiques éducatives et le développement durable.

Au sein de l’Université Quisqueya, il préside le Haut Conseil de 2001 à 2006, avant d’assurer l’intérim du rectorat en 2006. En 2007, il est nommé recteur de l’établissement, fonction qu’il exerce depuis lors. Sous sa direction, l’université renforce sa participation aux grands réseaux universitaires francophones, caribéens et internationaux.

Entre 2011 et 2019, Jacky Lumarque est élu président de la Conférence régionale des recteurs, présidents et directeurs d’institutions universitaires de la Caraïbe (CORPUCA). Cette organisation regroupe des établissements d’enseignement supérieur de plusieurs États et territoires de la Caraïbe et œuvre au développement de la coopération universitaire régionale. À l’issue de son mandat, il devient vice-président de l’organisation.

Il siège également au sein du Conseil d’administration de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), dont il est vice-président entre 2013 et 2017. À ce titre, il participe aux orientations stratégiques de l’un des principaux réseaux universitaires francophones, qui rassemble plus d’un millier d’établissements d’enseignement supérieur répartis sur plusieurs continents.

De 2010 à 2013, il est membre du Conseil d’administration de l’Institut international de l’UNESCO pour l’enseignement supérieur en Amérique latine et dans les Caraïbes (IESALC). Il contribue aux réflexions portant sur le développement de l’enseignement supérieur, l’assurance qualité et la coopération régionale.

Entre 2011 et 2014, il siège au Conseil d’orientation de l’Agence inter-établissements de recherche pour le développement (AIRD) en France, organisme chargé de soutenir les coopérations scientifiques entre établissements d’enseignement supérieur et instituts de recherche.

Il participe également aux activités de plusieurs organisations non gouvernementales œuvrant dans les domaines de l’éducation, du développement local et de l’environnement. Il est notamment membre du conseil d’administration de l’organisation internationale Aide et Action, cofondateur et vice-président de la Société Audubon Haïti, consacrée à la protection de la biodiversité, ainsi que président fondateur du Foyer d’initiatives pour le développement local (FIDEL), créé en 1996 afin de promouvoir le développement communautaire.

Engagement dans les réseaux académiques

Tout au long de sa carrière, Jacky Lumarque participe aux travaux de plusieurs associations professionnelles internationales consacrées aux mathématiques, aux statistiques et aux sciences de l’éducation. Il est notamment membre du programme National Council of Teachers of Mathematics (NCTM) et de l’American Statistical Association (ASA).

À la suite du séisme de 2010, il préside également le Consortium interuniversitaire pour la refondation du système éducatif haïtien (CIRSÉH), un réseau réunissant des universités haïtiennes et canadiennes afin d’accompagner la reconstruction du système d’enseignement supérieur et de favoriser le développement de la recherche scientifique en Haïti.

Think thank et coopération internationale

En décembre 2020, Jacky Lumarque rejoint le Inter-American Dialogue, un groupe de réflexion indépendant consacré aux enjeux politiques, économiques et sociaux des Amériques. Il y participe aux débats portant sur l’éducation, la gouvernance démocratique, le développement économique et la coopération régionale.

Son parcours est également marqué par des collaborations avec plusieurs institutions internationales, parmi lesquelles le Massachusetts Institute of Technology (MIT), la Banque mondiale, la Banque interaméricaine de développement (BID), l’Organisation internationale du Travail (OIT), la Smithsonian Institution et diverses universités partenaires en Amérique du Nord, en Europe et dans la Caraïbe.

Activités associatives

En dehors du milieu universitaire, Jacky Lumarque s’investit dans plusieurs organisations de la société civile. Il préside notamment l’Association Kyokushinkai d’Haïti, consacrée à la pratique et à la promotion du karaté Kyokushin, ainsi que la Fédération haïtienne des échecs, dont il est élu président en 2021. Ces engagements s’inscrivent dans une démarche de promotion des activités éducatives, sportives et culturelles.

Engagement politique

Jacky Lumarque s’implique dans le débat public haïtien, en particulier sur les questions liées à la gouvernance, à l’éducation et au développement institutionnel. Bien qu’il n’occupe pas de fonction politique élective, il est régulièrement associé à des réflexions sur les politiques publiques, notamment dans le domaine éducatif et économique.

En 2015, il se présente comme candidat à l’élection présidentielle haïtienne. Sa candidature est portée par la plateforme politique Vérité, qui regroupe plusieurs acteurs de la société civile et du monde académique. Durant la campagne, il met en avant un programme axé principalement sur la réforme de l’État, la modernisation du système éducatif, le renforcement des institutions publiques et la relance économique. Son projet politique accorde une place importante à l’éducation comme levier central du développement national. Il propose notamment l’amélioration de la qualité de l’enseignement, la restructuration de la formation technique et professionnelle, ainsi que le renforcement de la gouvernance éducative. Il insiste également sur la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles de l’État et d’améliorer la transparence dans la gestion publique.

Le processus électoral de 2015–2016 étant marqué par des contestations et des irrégularités, le scrutin présidentiel est finalement interrompu et reconfiguré. Dans ce contexte, sa participation à la campagne s’inscrit dans une dynamique plus large de débats sur la réforme du système politique haïtien.

Après cette période électorale, Jacky Lumarque continue de s’exprimer sur les enjeux nationaux à travers des interventions publiques, des conférences et des contributions dans le domaine de l’éducation et du développement. Il reste principalement actif dans les milieux académiques et institutionnels plutôt que dans une carrière politique partisane,,.

Publications et travaux intellectuels

Jacky Lumarque a contribué à plusieurs travaux de recherche et projets intellectuels, principalement dans les domaines de l’éducation, des politiques publiques et des sciences sociales appliquées. Son activité de publication est étroitement liée à ses fonctions universitaires et à ses missions de consultant.

Parmi ses travaux les plus notables figure la participation à la conception du Plan national d’éducation et de formation (PNEF), document stratégique adopté en 1998 et ayant servi de cadre de référence aux politiques éducatives haïtiennes pendant plusieurs années. Il contribue également à l’élaboration de plans de réforme et de modernisation du système éducatif, notamment après le séisme de 2010.

Il participe également à des projets éditoriaux et scientifiques, dont le Dictionnaire encyclopédique d’Haïti, réalisé en collaboration avec l’universitaire Guy Maximilien. Cet ouvrage vise à documenter les figures, institutions et éléments majeurs de l’histoire et de la société haïtienne.

Ses contributions intellectuelles se retrouvent aussi dans divers rapports institutionnels produits pour des organisations internationales telles que la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement (BID), portant sur la réforme de l’éducation, la formation professionnelle et les politiques de développement.

Distinctions et héritage

Le parcours de Jacky Lumarque est marqué par son rôle dans la transformation de l’enseignement supérieur en Haïti et dans la structuration des politiques éducatives nationales. Son action à la tête de l’Université Quisqueya est souvent associée à la modernisation de l’institution et à son ouverture internationale.

Il est reconnu pour sa contribution à la formation de cadres dans les domaines des mathématiques, de l’éducation et de la gestion publique, ainsi que pour son implication dans plusieurs réseaux universitaires régionaux et internationaux.

Son héritage est principalement lié à trois axes: la réforme du système éducatif haïtien, le développement de l’Université Quisqueya et la participation aux grandes initiatives de coopération universitaire dans la Caraïbe et au-delà.

Notes et références

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