| Député de l'Assemblée constituante Assemblée nationale constituante | |
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(à 67 ans) |
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Curé |
Jacob Couturier, né le à Minot en Bourgogne et mort le à Léry dans le département de la Côte-d'Or, est un député français du clergé aux États généraux de 1789.
Jacob Couturier est né le à Minot en Bourgogne,,. Il est le fils de Jean Couturier, notaire royal et de Claudine Petit,. Le frère de Jean Couturier, Claude Couturier, oncle de Jacob, est curé d'Arnay-le-Duc et doyen de Minot. Le frère de Jacob, Jean Couturier, est jésuite et professeur,.
Jacob Couturier est bachelier en droit civil et canonique,. Il est chanoine de Grancey et vicaire de Bussières. Quand commence la Révolution, il est curé de Salives,,,,.
Le ,,, il est élu député du clergé du bailliage de la Montagne à Châtillon-sur-Seine aux États généraux,,,,. Il est le seul député du clergé de ce bailliage,.
À l'Assemblée nationale constituante, il fait partie des membres du clergé qui rejoignent le tiers état le . Ensuite, il intervient en séance pour défendre sa vision conservatrice de la religion catholique, manifestant ainsi son opposition à la Révolution. Il signe la déclaration du demandant que le catholicisme soit religion d'État. Le , il refuse la réduction du nombre de paroisses. Le , il se plaint de la date tardive () du traitement promis aux membres du clergé,. Il refuse de prêter tel quel le serment à la constitution civile du clergé, voulant émettre des réserves,.
Le , il crée un incident violent : comme l'Assemblée vient de décréter que la consécration d'un évêque peut avoir lieu dans n'importe quelle église, il lance une provocation : « que la consécration des évêques puisse se faire même dans une synagogue ou dans un temple des protestants »,,. Il est applaudi à droite et le procès verbal précise que cet amendement est proposé par « l'un de ceux qui ont refusé de prêter le serment exigé par la loi ». Le , lors de la discussion sur la liberté des cultes, il propose, par dérision, la conversion des églises « en mosquées, en synagogues, en temples de luthériens … où les Arméniens, les Chinois, les Turcs el les Persans viendront adorer leur fausse divinité ». Il vote contre le rattachement d'Avignon à la France et proteste contre la Constitution le . Il peut être classé à droite, dans le groupe des aristocrates. Il siège jusqu'à la fin de la session le .
Il émigre à la fin de l'année 1792 ou reste caché pendant la Terreur.
Il est renommé curé de Salives en 1801, sous le Concordat. IL est nommé curé de Léry, dans le département de la Côte-d'Or, à la place de son frère Jean, en 1803. C'est là qu'il meurt le .