Jacob Couturier

Jacob Couturier
Fonction
Député de l'Assemblée constituante
Assemblée nationale constituante
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Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité
CuréVoir et modifier les données sur Wikidata

Jacob Couturier, né le à Minot en Bourgogne et mort le à Léry dans le département de la Côte-d'Or, est un député français du clergé aux États généraux de 1789.

Biographie

Curé bourguignon

Jacob Couturier est né le à Minot en Bourgogne,,. Il est le fils de Jean Couturier, notaire royal et de Claudine Petit,. Le frère de Jean Couturier, Claude Couturier, oncle de Jacob, est curé d'Arnay-le-Duc et doyen de Minot. Le frère de Jacob, Jean Couturier, est jésuite et professeur,.

Jacob Couturier est bachelier en droit civil et canonique,. Il est chanoine de Grancey et vicaire de Bussières. Quand commence la Révolution, il est curé de Salives,,,,.

Le ,,, il est élu député du clergé du bailliage de la Montagne à Châtillon-sur-Seine aux États généraux,,,,. Il est le seul député du clergé de ce bailliage,.

Député

À l'Assemblée nationale constituante, il fait partie des membres du clergé qui rejoignent le tiers état le . Ensuite, il intervient en séance pour défendre sa vision conservatrice de la religion catholique, manifestant ainsi son opposition à la Révolution. Il signe la déclaration du demandant que le catholicisme soit religion d'État. Le , il refuse la réduction du nombre de paroisses. Le , il se plaint de la date tardive () du traitement promis aux membres du clergé,. Il refuse de prêter tel quel le serment à la constitution civile du clergé, voulant émettre des réserves,.

Le , il crée un incident violent : comme l'Assemblée vient de décréter que la consécration d'un évêque peut avoir lieu dans n'importe quelle église, il lance une provocation : « que la consécration des évêques puisse se faire même dans une synagogue ou dans un temple des protestants »,,. Il est applaudi à droite et le procès verbal précise que cet amendement est proposé par « l'un de ceux qui ont refusé de prêter le serment exigé par la loi ». Le , lors de la discussion sur la liberté des cultes, il propose, par dérision, la conversion des églises « en mosquées, en synagogues, en temples de luthériens … où les Arméniens, les Chinois, les Turcs el les Persans viendront adorer leur fausse divinité ». Il vote contre le rattachement d'Avignon à la France et proteste contre la Constitution le . Il peut être classé à droite, dans le groupe des aristocrates. Il siège jusqu'à la fin de la session le .

Après la Constituante

Il émigre à la fin de l'année 1792 ou reste caché pendant la Terreur.

Il est renommé curé de Salives en 1801, sous le Concordat. IL est nommé curé de Léry, dans le département de la Côte-d'Or, à la place de son frère Jean, en 1803. C'est là qu'il meurt le .

Publication

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 Robert, Bourloton et Cougny 1891, p. 212.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Lemay 1991, p. 242.
  3. 1 2 3 4 5 6 « Jacob Couturier », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  4. ↑ G. Potey, « Les anciens curés de Minot », Bulletin d'histoire, de littérature et d'art religieux du diocèse de Dijon, vol. 24,‎ , p. 168-186, 206-228 (lire en ligne).
  5. 1 2 3 4 Armand Brette, Les Constituants : Liste des députés et des suppléants élus à l'Assemblée constituante de 1789, précédée d'un avertissement, Paris, Charavay, coll. « Publications de la Société de l'histoire de la Révolution française », , XXXVII-310 p. (lire en ligne), p. 119.
  6. ↑ Roussel 1878, p. 119.
  7. 1 2 Liste, par ordre alphabétique de bailliages et sénéchaussées, de MM. les députés à l'Assemblée nationale. 1789, Paris, Baudouin, imprimeur de l'Assemblée nationale, , 79 p. (lire en ligne), p. 41.
  8. ↑ Roussel 1878, p. 123.
  9. 1 2 3 4 5 Lemay 1991, p. 243.
  10. ↑ « Serment prononcé par deux députés du clergé, lors de la séance du 4 janvier 1791 », Archives parlementaires de la Révolution Française, vol. 22,‎ , p. 17 (lire en ligne, consulté le ).
  11. ↑ « Discussion du décret sur la confirmation canonique des évêques, lors de la séance du 1er mars 1791 », Archives parlementaires de la Révolution Française, vol. 23, no 1,‎ , p. 584 (lire en ligne, consulté le ).
  12. ↑ Robert, Bourloton et Cougny 1891, p. 212-213.
  13. ↑ Robert, Bourloton et Cougny 1891, p. 213.
  14. ↑ Jacques de Saint Victor, La Chute des aristocrates. 1787-1792 : naissance de la droite, Paris, Perrin, (ISBN 978-2-262-00667-9, DOI 10.3917/perri.desai.1992.01, lire en ligne Accès limité), p. 309.
  15. ↑ Roussel 1878, p. 156.

Voir aussi

Bibliographie

  • « Couturier, Jacob », dans Edna H. Lemay, Dictionnaire des Constituants: 1789-1791, vol. 1 : A-K, Paris, Universitas, (ISBN 978-2-7400-0003-8, OCLC 25160176), p. 242-243.
  • « Couturier (Jacob) », dans Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny (dir.), Dictionnaire des parlementaires français : comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français depuis le jusqu'au , t. II : Cay-Fes, Paris, Bourloton, (lire en ligne), p. 212-213.
  • Charles Roussel, Le diocèse de Langres : Histoire et statistique, t. III, Langres, Jules Dallet, , 390 p. (lire en ligne).

Articles connexes

Liens externes