Jacob Pereira

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Jacob Pereira
Biographie
Naissance
Décès
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Jacob Pereira (ou Pereyra), né à Bayonne vers 1743 et mort à Paris le , était un révolutionnaire français.

Biographie

Né à Bayonne (Saint-Esprit), vers 1742-1743, issu d'une famille juive d'origine portugaise, il a un temps vécu à Bordeaux où ses descendants vivent encore au début du XXe siècle sous le nom de Pereire. Il est bijoutier puis marchand de tabac et spéculateur. En 1768, il est forcé de s'exiler en Angleterre à cause d'une affaire qu'il a eue avec la sœur d'un banquier juif bordelais.

Il s'installe à Paris en , au 413 rue Saint-Denis. Fervent jacobin, il prend part aux événements du Champ-de-Mars () et du . Par la suite, il est envoyé en Belgique comme commissaire auprès du général Dumouriez.

Proche des Enragés, il participe activement à l'insurrection des 8, 9 et . Jacob Pereira dénonce Andrés María de Guzmán comme étant un homme suspect. Comme Guzmán, il habite la section des Piques et fréquente le café Corazza.

Pereira est avec Anacharsis Cloots un des promoteurs de la démission de l'évêque de Paris, Jean-Baptiste Gobel, qu'ils vont trouver le . Le , Robespierre dénonce le mouvement de déchristianisation imposé selon lui comme une manœuvre de l'étranger et demande l'exclusion de Pereira du Club des jacobins.

Incarcéré à la Conciergerie, son procès présidé par René-François Dumas avec Antoine Fouquier-Tinville comme accusateur public s'ouvre le et aboutit à la suite de quatre jours de débats à sa condamnation à la guillotine le (4 germinal an II) avec les Hébertistes.

Thérèse Blum (née Pereyra) fait partie de sa famille.

Notes et références

  1. ↑ Un article mentionne que Pereira est né au quartier Saint-esprit en 1742.
  2. 1 2 Albert Mathiez, « Un « agent de l'étranger », l'Espagnol Guzman », Annales révolutionnaires, vol. 8, no 3,‎ , p. 415-421
  3. ↑ Zosa Szajkowski, « The Sephardic Jews of France during the Revolution of 1789 », Proceedings of the American Academy for Jewish Research,‎ , p. 162
  4. ↑ Albert Soboul, « Anacharsis Cloots, l’Orateur du genre humain », Annales historiques de la Révolution française, vol. 239,‎ , p. 49 (lire en ligne)
  5. ↑ Nicole Perron, « Danton », Cahiers du mouvement ouvrier, no 49,‎ , p. 173
  6. ↑ Eric Hazan, Une histoire de la Révolution française, La Fabrique, , p. 335-336
  7. 1 2 Dominique Missika, Thérèse, le grand amour caché de Léon Blum, Alma Éditeur, , 262 p. (ISBN 978-2-36279-181-9), p. 32.Voir et modifier les données sur Wikidata

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