| Naissance |
vers 1480 Sens (Yonne) |
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| Décès |
Paris ou Auvillar |
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Jacques Almain (v.1480-1515) est un théologien français.
Né dans le diocèse de Sens, il étudie les arts au Collège de Montaigu de l'Université de Paris et fut l'élève du théologien écossais John Mair.
En 1507, il est recteur de l'Université de Paris, puis, en 1508, procureur de la Nation de France.
Le il a obtenu sa licence de théologie, deuxième sur les 23 qui ont obtenu la licence. Il est reçu docteur en théologie le puis à la faculté de théologie.
Professeur et régent du collège de Navarre, il applique les thèses du conciliarisme dans une réflexion politique plus large où la souveraineté ne peut être dessaisie complètement du corps politique au profit du roi.
Il serait décédé à Paris, mais dans une lettre envoyée par Mathurin Alamande à Jacques Lefèvre d'Étaples, en 1517, il lui écrit que Jean Marre, évêque de Condom, a fait venir à grands frais à Condom Jacques Almain (mais il n'a pas dû rester longtemps car il n'y a pas d'autre document sur sa présence à Condom) et qu'il serait décédé à Auvillar.
Dans le chapitre XXI de Gargantua, François Rabelais écrit : « après se peignoit du peigne de Almain, c'estoit des quatre doigtz et le poulce, car ses précepteurs disoient que soy aultrement pigner, laver et nettoyer estoit perdre temps en ce monde ».
François Rabelais a en partie expliqué ce jeu de mots dans un chapitre parlant des précepteurs sophistes. Almain a été remplacé par Alman dans l'édition de 1537 avant qu'Almain soit rétabli. Cette modification était peut-être suggéré par la malpropreté des Allemands qui était proverbiale au XVIe siècle. Gilles Ménage donne aussi une explication sur cette expression en la rapprochant de l'italien al mano,.