Jacques Bouffartigue

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Jacques Bouffartigue
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
Valence (Drôme)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jacques Louis Paul Henri BouffartigueVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant
Paul Bouffartigue (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jacques Bouffartigue est un artiste peintre né le à Paris. Il s'est installé à Crest en 1971 et est mort le à Valence.

Biographie

Jacques Bouffartigue commence à peindre, dans un goût impressionniste, à l'âge de quinze ans. La grande rencontre de son adolescence est celle de Maurice de Vlaminck.

Ossip Zadkine

Lors de l'exode de 1940, la famille Bouffartigue quitte la France pour New York où Jacques travaille le dessin avec Ossip Zadkine et la peinture en étudiant et copiant les tableaux du Metropolitan Museum of Art.

Jean-Claude Diamant-Berger

En 1942, Jacques Bouffartigue rallie la France Libre et est envoyé à l'École militaire des Cadets, au Manoir de Bewdley en Angleterre. Avant d'en sortir officier (Promotion Bir Hakeim, ), Il s'y lie d'une profonde amitié intellectuelle avec le jeune poète Jean-Claude Diamant-Berger (Promotion Fezzan-Tunisie, ) qui mourra pour la France en . Le sous-lieutenant Jacques Bouffartigue participe pour sa part avec le 2e régiment de chasseurs parachutistes à la libération de la Charente en , puis à celle de la Hollande (Opération Amherst) en .

De 1946 à 1953, Jacques Bouffartigue s'installe à Morvilliers (Eure-et-Loir) afin d'y peindre, essentiellement des paysages et des natures mortes. De 1953 à 1962, il est à Caen employé à la conservation des monuments historiques. Des seize années de peinture qu'il compte alors, il reste fort peu de toiles tant, en artiste exigeant et insatisfait, Jacques Bouffartigue a beaucoup détruit. Il cessera du reste de peindre lorsque, en avril 1963, ses compétences reconnues aux monuments historiques le porteront, avec Jo Tréhard, Pierre Barrat, Jean Bouchaud et Pierre Byland (de), au conseil d'administration du Théâtre-Maison de la culture (TMC) de Caen, et il ne reprendra le pinceau qu'en 1967 pour s'installer finalement à Crest en 1971.

C'est ainsi que l'œuvre aux couleurs vives, lumineuses, baignant parfois dans un minimalisme de monochromie camaïeutique telle qu'elle nous reste connue aujourd'hui est celle des dix-neuf dernières années (1967-1986) de la trop courte vie de Jacques Bouffartigue. « Ses paysages[...] où il n'hésite pas à regarder le soleil en face sont traités en grands aplats ». La lignée qui est suggérée renvoie aux peintres que Bouffartigue a admirés et qui s'appelaient Nicolas de Staël, Mark Rothko, Serge Poliakoff et Antoni Tapiès.

Expositions

Abbaye Notre-Dame de Sénanque
Théâtre de Caen

Expositions personnelles

Expositions collectives

Collections publiques

Références

  1. ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
  2. 1 2 3 (en) « Jacques Bouffartigue », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit Accès payant, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787).
  3. ↑ Pierre Lefranc, L'Ecole militaire des Cadets de la France Libre, revue Espoir n°135, juin 2003.
  4. 1 2 La correspondance entre Jacques Bouffartigue et Jean-Claude Diamant Berger témoignant de leurs liens d'amitié a été conservée et pour une part rendue publique lors de l'exposition La plume et le pinceau à la mairie du 16e arrondissement de Paris en 2007-2008.
  5. ↑ Bertrand Hamelin, « Élites culturelles en (re)construction : les élites culturelles à Caen de la Libération au début des années 1970 », hal-shs 02901110, p. 11
  6. ↑ Dictionnaire Bénézit, Jacques Bouffartigue, Gründ, 1999, tome 2, page 637.
  7. ↑ Fonds régional d'art contemporain Basse-Normandie, "Paysage l Le Fresne-Camilly" (1) dans les collections
  8. ↑ Fonds régional d'art contemporain Normandie, "Paysage : Le Fresne-Camilly" (2) dans les collections

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes