Jacques Crickillon

Jacques Crickillon
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Jacques Crickillon, lors d'une rencontre autour de son œuvre, à Bruxelles, en 2013.
Alias
Frank Paradis
Naissance
Bruxelles, Belgique
Décès (à 80 ans)
Activité principale
Poète
Professeur de littérature et de théâtre
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français

Jacques Crickillon, né le à Bruxelles et mort le , est un écrivain, poète, romancier et essayiste belge de langue française. Il est également connu sous le pseudonyme de Frank Paradis.

Biographie

Jacques Crickillon a étudié la philologie romane à l'Université libre de Bruxelles. Sa connaissance de l'Afrique et de l'Extrême-Orient, son intérêt pour la sociologie, l'histoire de l'art et des religions s'accompagne d'une passion pour la littérature extra muros. Il a enseigné le français à l'Athénée Fernand Blum à Schaerbeek pendant de nombreuses années.

Son œuvre tantôt principalement romanesque et poétique a été de nombreuses fois récompensée. En 1978, il reçoit le prix triennal de littérature du gouvernement belge de poésie pour son recueil La guerre sainte (André De Rache, 1975). Il obtient le prix Victor Rossel 1980, pour son recueil de nouvelles Supra-Coronada, le Palmier d'Or du Festival international de la Francophonie à  Nice et en 1984 le Prix Alix Charlier-Anciaux de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique pour l'ensemble de son œuvre (prix quinquennal).

Professeur d'Histoire des Littératures au Conservatoire royal de Bruxelles, son œuvre a été étudiée par de grands critiques tels Jacques De Decker, Alain Bosquet, Eric Brogniet ou Christophe Van Rossom. Sa poésie, qui entretient des liens magiques avec la musique, a inspiré plusieurs fortes créations musicales au musicien Jean-Pierre Deleuze qui déclara y trouver « la réconciliation de l'homme avec la nature ».

Touche à tout littéraire, Jacques Crickillon a abordé aussi l'écriture théâtrale et des dramatiques radiophoniques (Sommeil blanc, Le Cri de Tarzan, etc.), l’essai (André Miguel, Oberland, Montagne romantique, etc.) mais également des œuvres pour la jeunesse (Les Oreilles-Coquillages, Contes de la plume et du papier, etc.).

Il est élu à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique le , en succession de Marcel Lobet. C'est Jacques-Gérard Linze qui prononce son discours de réception le . Plusieurs monographies lui été consacrées.

À partir de l’an 2000, il est édité aux éditions du Taillis Pré (À Kénalon, Le Bois de Pluie (2006) ou Le Bois de Cendre (2008) dont Christophe Van Rossom dira : «Ceci n’est pas un livre, un poème, une narration. C’est un couteau sanglant, c’est un portrait sans fard du poète en temps de détresse.» Litanies (2016) est son dernier titre publié dont Jacques De Decker dira qu’il démontrait là «dans un invraisemblable lâcher-tout de fantasmes, de fatrasies, d’aveux et d’aventures qu’il est l’éternel trappeur des hautes terres».

Œuvres

Récits et romans

Poésie

Essais

Prix et distinctions

Notes et références

  1. ↑ « Décès de Jacques Crickillon », sur Le Carnet et les Instants, (consulté le )
  2. ↑ Jean-Claude Vantroyen, « Jacques Crickillon était un écrivain révolté », sur Le Soir,
  3. 1 2 3 « Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique : Jacques Crickillon », sur www.arllfb.be (consulté le )
  4. ↑ « Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique : Prix Franz de Wever », sur www.arllfb.be (consulté le )
  5. ↑ « Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique : Prix Alix Charlier-Anciaux », sur www.arllfb.be (consulté le )

Voir aussi

Liens externes

Articles connexes