Jacques Le Brigant, né à Pontrieux le et mort le , est avocat au Parlement de Bretagne et celtisant.
Il ne plaide guère, préférant passer son temps à étudier l'histoire de la Bretagne et la langue bretonne dont il devient un des plus ardents promoteurs. Il fait partie des figures de proue de la celtomanie, mouvement de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XIXe siècle, avant que les études scientifiques ne remplacent ce type de travaux.
Jacques Le Brigant imagine que le breton est la langue-mère de tous les idiomes et prétend pouvoir comprendre de nombreuses langues. Sa devise, valant programme, est : « Celtica negatur, negatur orbis » (« Qui nie la Celtie, nie l'Univers »). On l'affuble du surnom de « Prince des Celtomanes »,. Avec Jacques Cambry, Il fonde l'Académie celtique le .
« Ses excès et sa puérilité rendent [sa] tâche difficile. Voltaire, qu'il a croisé en Hollande, se moque de lui. Dans les salons parisiens, on se gausse et on lui tend un piège. On lui propose de servir d'interprète à un jeune Tahitien qui n'est, en fait, qu'un garçon des rues hurlant des sons gutturaux sans aucun sens. Le Brigant affirme qu'il peut le comprendre, provoquant l'hilarité de l'assemblée. »
« Il y a eu aussi des esprits enflammés, comme Le Brigant, que l'on appelait le « Prince des Celtomanes » : »