Jacques Prevel

Jacques Prevel
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Jacques Marie Prevel (Bolbec, - Sainte-Feyre, ) est un poète français, il est surtout connu pour avoir été l'un des derniers et fidèles amis du poète Antonin Artaud. Jacques Prevel a eu un fils Stéphane Dominique Jacques Prevel.

Biographie

Venu du Havre, il arrive à Paris durant l'occupation. Vivant autour de Saint-Germain-des-Prés, il renonce à toute situation pour écrire, il connaît ainsi l'isolement et la misère. Ne trouvant pas d'éditeur il publie à ses propres frais ses trois plaquettes de poèmes : Poèmes mortels (1945), Poèmes pour toute mémoire (1947) et De colère et de haine (1950).

Le , Jacques Prevel rencontre Antonin Artaud (1896-1948), au lendemain de son retour de l’asile psychiatrique de Rodez, où il fut interné 9 ans. Cette rencontre est son illumination. À partir de ce jour va naître entre les deux hommes une amitié basée sur le respect, la quête incessante de la poésie et de la drogue (Prevel fournissant Artaud en laudanum et en opium).

Jacques Prevel tient jusqu'à la mort d'Artaud (1948) son journal aujourd'hui appelé En compagnie d'Antonin Artaud, où il relate sa vie quotidienne avec le célèbre poète maudit.

Épuisé par la tuberculose, Jacques Prevel s'éteint au sanatorium de Sainte-Feyre le , cinq ans jour pour jour après sa rencontre avec Artaud.

Il est enterré dans le caveau familial à Bolbec en Seine-Maritime au côté de sa grand-mère et de sa tante Germaine Chéron.

Sur la pierre tombale sont gravés ces quelques vers :

« Et je suis las de cette brume qui s'efface
Je suis fatigué de cette misère
Et j'imagine un amour où je pourrais vivre sans pleurer
J'imagine un pays où je pourrai mourir sans regret. »

Œuvres

posthumes

Bibliographie

Filmographie

Notes et références

  1. ↑ « Le greffier du fou : l'homme qui notait tout ce que faisait Artaud », sur Bibliobs, (consulté le )
  2. ↑ « Jacques Prevel à la poursuite des mots vivants », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ [De Mèredieu 2006], p. 882
  4. ↑ [Pressnitzer 2013]

Liens externes