Jacques Pugin

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Jacques Pugin
En .
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
Autres informations
Site web
Graffiti greffés #19, 1979, tirage papier argentique vintage 40x 30 cm
Graffiti rouge #11, 1984, tirage papier Michel Fresson vintage 30 x 30 cm
Les jouets #08, 1984, tirage papier Michel Fresson vintage 30 x 30 cm
La montagne s’ombre #09, 2005, tirage papier Photo Rag Hahnemühle 107 x 160 cm
304 Sacred Site, Namibie, 2007, tirage papier Photo Rag Hahnemühle, 40 x 60 cm
Les cavaliers du diable #60, 2013, tirage papier Photo Rag Hahnemühle, 42 x 73 cm
Glaciers #001, Rhonegletscher, 2015, tirage papier Photo Rag Hahnemühle, 60 x 80 cm

Jacques Pugin, né le à Riaz, est un artiste photographe plasticien suisse.

Il est l’un des précurseurs de la technique du Light painting.

Biographie et œuvre

À 18 ans, Jacques Pugin s’installe à Zurich pour devenir photographe, contre la volonté de son père.

Suzanne Abelin, qui anime la Galerie 38, une des premières galeries en Suisse consacrées à la photographie, organise sa première exposition personnelle en 1977.

Il ouvre son premier atelier en 1978 à Genève. Il effectue un voyage en Grèce, où il réalise un travail photographique qui lui permet d’obtenir en 1979 une bourse fédérale des Arts appliqués (Suisse).

Le Light painting

Le Light painting consiste à obtenir lors de la prise de vue photographique les traces lumineuses dues soit à l'exposition directe du capteur à la source lumineuse, soit aux objets éclairés. Jacques Pugin intervient dans ses images lors de la prise de vue où a posteriori via les différentes techniques, le dessin, la peinture, les outils numériques. Il réalise une série intitulée Graffiti greffés (1978 – 1979) utilisant la lumière comme un crayon qui lui permet de dessiner à l’intérieur même du processus photographique (Light Painting). Il obtient trois années consécutives la Bourse fédérale des Beaux-arts (Suisse) (appelé actuellement Prix suisses d’art, Swiss Art Awards) en 1980, 1981 et 1982.

En 1983, il poursuit avec Graffiti rouges, investiguant désormais la couleur avec la technique du light painting et utilisant des éléments flottant sur l’eau ou le vent.

En 1984, il réalise une série Les jouets. Dans cette série les traces lumineuses soulignent et lient des corps et des jouets qui cohabitent sur l’image. Cette œuvre entre dans la collection du Centre Georges-Pompidou à Paris et dans la collection de M.et M. Auer qui les publient dans le livre « Une histoire de la photographie » en 2003.

En 1985, lors de la triennale de Fribourg en Suisse, Polaroid met à sa disposition une caméra 50x60cm avec laquelle il réalise la série Les Polaroids, qui intègre la collection éponyme. Il entre dans l’Encyclopédie internationale des photographes, de 1939 à nos jours, éditions Camera obscura.

Dans les années 1990, Jacques Pugin s’intéresse aussi aux images de source vidéo qui donnent lieu à une série de photographies intitulée la Montagne Bleue (1995-1998) et à un livre du même nom, avec un texte de Jean-Michel Olivier. Dans son travail La Montagne bleue, il marie à la fois l’outil informatique et les crayons de couleurs, pour un résultat pictural, à mi-chemin entre la photo et la peinture.

Il réalise ensuite des séries complètes sur le thème de la végétation.

Dans les années 2000, il entreprend de nombreux voyages dans le monde, et en particulier dans les déserts d’Afrique, d’Inde et d’Amérique latine pour un travail intitulé Sacred Sites (2002 à aujourd’hui), soutenu par une bourse de la Fondation Leenaards.

Il se consacre aussi depuis 2005 à son œuvre sur le paysage de montagne, la Montagne s’ombre (2005 – 2013).

Les Cavaliers du Diable

De 2008 à 2013, pour la première fois Jacques Pugin choisit de travailler non pas sur ses images, mais en utilisant les photos satellitaires tirées de Google Earth pour faire ressortir les stigmates du conflit au Darfour. Ces traces sont les cendres des maisons détruites, brûlées, des exactions perpétuées par les Jenjawids, "les cavaliers du diable", qui ont fait disparaître 300 000 êtres humains. Jacques Pugin, en retirant les couleurs et en inversant les images au négatif, invente une nouvelle manière de montrer la guerre.

Entre 2015 et 2017, Jacques Pugin survole les glaciers victimes du réchauffement climatique. Il se veut témoin, essayant de démontrer que la trace de l'homme n'est toujours pas loin.

Bourses

Collections

Expositions personnelles (sélection)

Livres / Catalogues

Notes et références

  1. ↑ « Light Painting History | Light Painting Photography », sur lightpaintingphotography.com (consulté le )
  2. ↑ Louise Reno, « Bleu comme l'indicible... », Info dimanche, no 9,‎
  3. ↑ Claude Schuard, « Jacques Pugin photographe de lumière », La Liberté,‎
  4. 1 2 « Pugin, Jacques - SIKART Lexikon zur Kunst in der Schweiz », sur www.sikart.ch (consulté le )
  5. ↑ « Centre Pompidou / Collection / Inventory number : AM 1988-1580 », sur www.centrepompidou.fr
  6. ↑ Auer Michèle Auer Michel, Une Histoire de la Photographie - Collection M.+ M. Auer, Mm Editions, , 586 p. (ISBN 290367115X)
  7. ↑ Encyclopédie internationale des photographes de 1839 à nos jours, édition Camera Obscura MM. Auer, 1985
  8. ↑ Jean-Michel Olivier, Jacques Pugin - La Montagne Bleue, Genève, Ides Et Calendes, , 40 p. (ISBN 9782825801345)
  9. ↑ « Site de Jean-Michel Olivier »
  10. ↑ par Jean-Michel Olivier, « La montagne s'ombre », sur jacquespugin.ch (consulté le )
  11. ↑ « Jacques Pugin - Jacques Pugin - Le Mois de la Photo à Montréal », sur moisdelaphoto.com (consulté le )
  12. ↑ « Jacques Pugin | Les cavaliers du diable et Sacred Site | Paris 15e. Galerie Esther Woerdehoff », sur www.paris-art.com (consulté le )
  13. ↑ Yves Boju, « Rêves de guerre » (consulté le )
  14. ↑ « Jacques Pugin : Les cavaliers du diable et Sacred Site - L'Œil de la photographie », sur L'Œil de la photographie, (consulté le )
  15. ↑ « Jacques Pugin sur les traces de l'humain dans la nature », sur Le blog culturel du journal La Gruyère, (consulté le )
  16. ↑ Nicolas Dufour, « La Fondation Leenaards désigne ses lauréats », Le temps,‎ (lire en ligne)
  17. ↑ « Exposition photo - Tracehumance : Cheminement photographique de Jacques Pugin », sur L'Œil de la Photographie Magazine (consulté le )
  18. ↑ « 19h30 - L’exposition Tracehumance de Jacques Pugin au Musée gruérien de Bulle - Play RTS » (consulté le )
  19. ↑ Aurore de Granier, « Beauté Désolée – Aurore de Granier », sur Go Out!, (consulté le )
  20. ↑ « 12h45 - Jacques Pugin: portait d'un photographe fribourgeois reconnu dans le monde entier - Play RTS » (consulté le )

Liens externes