| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 78 ans) Avignon |
| Nom de naissance |
Jacques Albert Rouchouse |
| Nationalité | |
| Activités |
Jacques Rouchouse, né le à Lyon et mort le à Avignon, est un essayiste et critique musical français.
Producteur de nombreuses émissions musicales radiophoniques, il est un des plus ardents promoteurs de l'opérette en France, notamment par ses écrits plusieurs fois primés (Grand prix de littérature musicale de l'Académie Charles-Cros en 1995).
Jacques Rouchouse a pris goût dès son plus jeune âge à la « grande musique » et en particulier à l’art lyrique en écoutant à la radio les émissions de Dominique Plessis, Henry Jacqueton, et Pierre Hiegel. Il assiste à son premier spectacle lyrique, le : l’opérette La Fille du tambour-major de Jacques Offenbach, à la Maison du Peuple de Pierre-Bénite (dans la banlieue lyonnaise) à l'occasion du gala annuel de la « Société Musicale L'Abeille », ce qui va marquer sa vie à jamais et le conduire à devenir « un des meilleurs spécialistes du genre ». Il découvre le monde de l’Opéra, en 1961, avec notamment Carmen de Georges Bizet, grâce aux représentations consacrées aux « scolaires » par Paul Camerlo, le directeur de l'Opéra de Lyon de l’époque.
Jacques Rouchouse monte à Paris, le , fait la connaissance de l’homme de théâtre et producteur de radio Roger Pillaudin, lequel l’engage à l’ORTF de l’époque (en tant qu’assistant de production), pour l’émission Dialogues de France-Culture — de à .
En 1979, Rouchouse propose un projet d’émissions lyriques au directeur de France-Culture, Yves Jaigu, lequel l'invite à produire de grandes séries radiophoniques, telle L’opérette c’est la fête (de 1981 à 1988). Jacques Rouchouse collabore à l’émission Le Grand Débat, d' à , de Jacques Julliard, lequel reconnaît en Rouchouse une véritable « vocation » de l'opérette, et travaille aussi pour d’autres producteurs : Claude-Jean Philippe, Serge Daney, Laure Adler, Lucien Attoun et Jean Couturier.
Avec sa passion pour le détail et sa capacité de recréer le contexte, Jacques Rouchouse acquiert une érudition de premier plan, les Presses universitaires de France lui demandent de rédiger le nouveau « Que sais-je ? » sur l'opérette. Jacques Rouchouse a consacré une monographie à Hervé (Florimond Ronger, dit) qui tient compte de ses œuvres et interprètes, mettant de l'avant le contexte théâtral à partir des journaux de l'époque.
Ses ouvrages sur l’opérette font référence par leur grande érudition et aussi leur compréhension du contexte historique et des enjeux esthétiques, alors qu'ils sont l’occasion d’une « chronique de la société française et surtout du milieu artistique parisien ». Au terme de ce travail, c’est tout le genre musical de l'opérette qui apparaît d’une ampleur insoupçonnée : « À plonger ainsi dans ce monde — parallèle, — ce demi-monde qui fascinait le grand, c'est presque une civilisation que l'on découvre. »
À la demande de Jacques Rouchouse, par considération pour l'opérette française, de grandes vedettes internationales de l'opéra (Christa Ludwig, Nicolaï Gedda, Ernest Blanc, Gabriel Bacquier, Mady Mesplé, Christiane Eda-Pierre, Teresa Berganza, Jacques Jansen, Gino Quilico) ont bien voulu enregistrer des airs en français.
Membre de l'Académie de Vaucluse, conférencier et médiateur culturel, il passe la fin de sa vie à Lauris, le village natal, dans le Vaucluse, du compositeur et hautboïste Joseph-François Garnier, dont il a écrit la biographie.
Jacques Rouchouse meurt à Lauris le ,, âgé de 78 ans.
Outre Arletty et Elisabeth Schwarzkopf, les plus prestigieux artistes participeront aux émissions de Jacques Rouchouse, tels le compositeur Henri Sauguet, les chefs d'orchestre Willi Boskovsky, Igor Markevitch, Lorin Maazel, Georges Prêtre, les chanteurs Teresa Berganza, Joan Sutherland, Nicolaï Gedda, Rita Streich, Christa Ludwig, Gabriel Bacquier, Georges Thill, Régine Crespin, Jacques Jansen, Mady Mesplé, Alain Vanzo, Robert Massard, Michel Dens, Michel Sénéchal, Ernest Blanc, des comédiens aussi tel Maurice Baquet, Pierre Bertin, Rellys, Andrex, Charpini...
Une rencontre particulièrement mémorable avec « La Stupenda », la cantatrice Joan Sutherland et son mari, le chef d'orchestre Richard Bonynge, a été mise en ligne en 2020 dans Les Trésors de France Musique : Une archive de 1986. Jacques Rouchouse avait rencontré la cantatrice et son mari à Rome. Diffusion initiale « L'Opérette, c'est la fête », les 20 et sur France Culture.
En outre d'avoir été le collaborateur de Roger Pillaudin sur l’émission T.V. "L’homme en question" sur FR3 en 1977 et 1978 (premier invité : Marcel Jouhandeau), Jacques Rouchouse a été invité à diverses émissions à titre d'ambassadeur de l'opérette, telle "Ca se discute" de Jean-Luc Delarue sur Antenne 2 (T.V.), le où il aura plus d'une heure pour défendre sa cause : « L' Opérette peut-elle redevenir à la mode ? » Émissions de Gaëlle Le Gallic, Benoît Duteurtre (France Musique) – Roland Dhordain, Frédéric Lodéon, Claude Villers, Louis Bozon, Albert Algoult (France Inter) – Martin Penet, Marc Voinchet, Jean Lebrun, Michel Bidlowsky, Alain Veinstein (France Culture), André Chanu (Fréquence Protestante), Antoine Livio (Radio Suisse Romande, SSR), François-Régis Barbry "La mémoire en chantant" (France Culture).
(ces deux prix prestigieux ont été attribués au même ouvrage: Hervé, le père de l'opérette)
Jacques Rouchouse a été membre de plusieurs jurys de concours lyriques :