| Naissance | |
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| Décès | |
| Pseudonyme |
Jacques Seligmann |
| Nationalité | |
| Activités |
Marchand d'art, antiquaire, historien |
| Période d'activité |
À partir de |
| Fratrie |
Arnold Seligmann (d) |
| Enfants |
| A travaillé pour |
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Jacob dit Jacques Seligmann, né le à Francfort-sur-le-Main et mort le à Paris 7e, est un antiquaire français.
Né en Allemagne dans une famille juive, il émigre en France en 1874. Formé par l'expert Charles Manheim père, il entre chez Me Pillet avant de devenir assistant de Me Paul Chevallier, un des grands commissaires-priseurs de l'époque.
Il ouvre son propre magasin rue Du Sommerard, puis rue des Mathurins à Paris, vers 1880. Il participe à la vente de la collection des ducs de Hamilton, en Écosse, en 1882. En 1900, assisté de ses deux frères Arnold et Simon, il s'installe dans une grande galerie place Vendôme.
Il a pour clientèle les plus grands collectionneurs français, comme le comte Moïse de Camondo, le baron Edmond de Rothschild, ou américains : Benjamin Altman, J.P. Morgan, William Randolph Hearst, Henry Huntington, ou Henry Clay Frick.
En 1904, une succursale de la galerie est ouverte à New York, 7 West 36th Street. Cinq ans plus tard, la galerie acquiert l'Hôtel de Sagan pour présenter ses collections et recevoir ses clients fortunés, puis l'immeuble du 9 Rue de la Paix, racheté par le bijoutier Mellerio pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1912, il se brouille avec son frère Arnold, les deux frères disjoignent leurs affaires. La galerie d'Arnold, au 23 Place Vendôme, connaîtra un succès international encore plus important que celui de Jacques. A New York, la galerie de Jacques emménage par la suite au 705 Fifth Avenue.
Servi par des circonstances favorables, Seligmann acheta des meubles et objets d'art de première importance, comme en 1914 son achat en bloc - sans l'avoir vu dit-on - pour 270 000 livres (sur estimation de 350 000) à lady Sackille-West du contenu de l'appartement-musée du 2, rue Lafitte à Paris, reliquat de la célèbre collection Hertford-Richard Wallace, restée à Paris depuis 1872.
Une partie de sa collection personnelle fut vendue aux enchères en 1925.
Il épouse en premières noces Blanche Falkenberg (1866-1902) dont il a quatre enfants :
De son second mariage avec Ella-Ann Seligmann, naissent :
Germain Seligman (en), André et François-Gérard seront également d'importants marchands d'art, à la suite de leur père.
En 1911 le peintre Joaquin Sorolla y Bastida l'a représenté assis dans une large bergère de cuir vert ; l'œuvre (reproduite supra) fut donnée par ses héritiers au musée Goya de Castres en 1975.
Les Archives de la galerie Jacques Seligmann ont été données par sa belle-fille aux Archives of American Art/Smithsonian Institution de Washington.