| Recteur |
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| Baronnet |
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| Naissance | |
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| Sépulture | |
| Nom de naissance |
James Matthew Barrie |
| Nationalité | |
| Formation |
Université d'Édimbourg The Glasgow Academy Forfar Academy (en) |
| Activités |
Écrivain, librettiste, scénariste, scénariste de télévision, scénariste de cinéma, auteur de littérature pour la jeunesse, dramaturge, journaliste, romancier, poète |
| Période d'activité |
- |
| Conjoint |
Mary Ansell (en) |
| A travaillé pour | |
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| Influencé par | |
| Site web |
(en) jmbarrie.co.uk |
| Distinctions |
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James Matthew Barrie, plus connu sous la signature de J. M. Barrie, 1er baronnet, né le à Kirriemuir (Écosse) et mort le à Marylebone (Londres, Angleterre) est un écrivain et dramaturge écossais, célèbre pour avoir créé le personnage de Peter Pan. Il est surnommé par sa famille Jimmy ou Jamie.
J. M. Barrie naît le à Kirriemuir, dans le comté d'Angus, en Écosse. Il est le neuvième enfant et le troisième et dernier garçon de la famille. Son père, David Barrie, est ouvrier tisserand et sa mère, Margaret Ogilvy, était la fille d'un maçon et avait assumé les responsabilités de sa défunte mère à l'âge de 8 ans.
Ils sont en tout dix enfants dans la famille :
Sa mère, une femme forte et intelligente, a une importance capitale dans sa vie. Elle lui donne tout d'abord le goût de la fiction en lui lisant des histoires, les Mille et une nuits, le Pilgrims’s Progress de Bunyan ou le Robinson Crusoë de Defoë.
Le fils préféré de sa mère, David, qui avait à peu près le double de son âge (13 ans), mourut lorsque James Matthew n'avait pas encore sept ans d'un accident de patin à glace. Sa mère demeura prostrée pendant un an jusqu'à ce que le jeune Jimmy vienne lui parler, un jour, à son chevet. La scène est évoquée dans ce livre qui ne parle que de sa mère, Margaret Ogilvy
Le petit Jimmy (diminutif de James) essaye de le remplacer dans le cœur de sa mère, allant jusqu'à s'habiller avec les vêtements du défunt pour s'identifier à lui. L'enfance de J. M. Barrie est marquée par ce drame et le petit James se construit sur une fêlure. Toute sa vie, il essaye d'emporter l'amour de sa mère, mais n'y parvient jamais tout à fait. Il se donne mission de consoler sa mère de cette perte et son besoin d'écrire provient très probablement d'une volonté de récréer le monde en niant le drame, le thème de la jeunesse éternelle est récurrent dans son œuvre. On retrouve un personnage appelé David dans plusieurs de ses œuvres ainsi qu'un certain nombre de fantômes.
À l'âge de huit ans, J. M. Barrie rejoint son frère aîné devenu professeur à Glasgow en 1868; il y fréquente plus tard les écoles de Forfar et Dumfries. En 1872, la famille Barrie emménage dans une maison plus vaste et le jeune James se passionne pour Walter Scott.
Durant ses années d'étude à Glasgow, James Barrie découvre Shakespeare et le théâtre et monte une troupe d'amateurs avec ses camarades.
Il entre à l'université d'Édimbourg en 1878, d'où il ressort, quatre ans plus tard, muni d'un Master of arts. Il travaille ensuite comme journaliste pour le Journal de Nottingham, expérience relatée dans When a Man's Single, (1888) ; c'est là qu'il prend l'habitude de fumer la pipe, qu'il exalte dans My Lady Nicotine en 1890. Il s'installe à son compte à Londres en 1885 et collabore à différents journaux. Il se fait remarquer en 1889 par la publication d'un recueil de chroniques, Les Onze d'Édimbourg.
En 1890, J. M. Barrie compose une petite pièce, Le Fantôme d'Ibsen, qui tourne en dérision le dramaturge norvégien, alors très apprécié de la scène londonienne. Son roman, The little minister remporte un certain succès en 1891 et, en 1892, Barrie rencontre son compatriote Conan Doyle (tous deux sont écossais) avec qui il devient ami.
Sa pièce, A professor's love story, rencontre également un grand succès en 1894. La même année, il épouse l'actrice Mary Ansell, actrice principale de l'une de ses pièces (Walker), mais le mariage n'est pas heureux. Sans enfant, l'union est rompue par un divorce, requête déposée en 1909 et divorce effectif en 1910 demandée par l'épouse et auquel Barrie ne peut s'opposer malgré toutes ses tentatives. Elle prend un amant, Gilbert Cannan, qu'elle épouse le , six mois après son divorce. Elle divorce à nouveau en 1918. Elle n'aura pas d'enfants et mourra à Biarritz en 1950. Jusqu'à sa mort, Barrie l'aidera financièrement. Implicitement, malgré l'adultère, il se reconnaît comme responsable de l'échec de leur mariage.
J. M. Barrie est un homme menu et fluet, de petite taille. On a parfois souligné sa démarche quasi-enfantine (tel son héros Peter qui ne veut pas grandir). On suppose, sans la moindre preuve, que ce personnage atypique était asexuel et que ce fut l'une des raisons du divorce.

En 1902, James Barrie est devenu un dramaturge incontournable ; deux de ses pièces triomphent sur les scènes londoniennes (L'Admirable Crichton et Quality Street (en)). Le personnage de Peter Pan apparaît pour la première fois dans un roman fantaisiste intitulé Le Petit Oiseau blanc. J. M. Barrie développe le personnage de Peter pour créer la pièce de théâtre Peter Pan; or, The Boy Who Wouldn't Grow Up (Peter Pan, ou le garçon qui ne voulait pas grandir) dont la première eut lieu à Londres le . La carrière de Barrie n'a dès lors guère d'interruption. La version romanesque de Peter Pan, Peter and Wendy, est publiée en 1911.
Il connaît encore le succès entre 1917 et 1920 avec A kiss for Cinderella, Dear Brutus et Mary Rose.
La carrière de J. M. Barrie n'a pas manqué d'honneurs : un titre de baronnet lui a été décerné en 1913. Il reçoit l'ordre du Mérite en 1922, le rectorat de l'université de St Andrews (Écosse) — devant laquelle il prononce une émouvante allocution (Courage, 1922) —, puis les fonctions de chancelier de l'université d'Édimbourg.
Il revient au roman en 1930 avec Adieu, Miss Julie Logan, un récit fantastique.
Il meurt d'une pneumonie le . Il est enterré au cimetière de Kirriemuir, son lieu de naissance, aux côtés de ses parents et de sa fratrie. Sa maison natale, au 4 Brechin Road, est entretenue et transformée en musée par le National Trust for Scotland.
En 1897, dans le parc de Kensington (Londres), James Barrie rencontre les enfants Llewelyn Davies (George, Jack, Michael, Peter et plus tard Nicolas le cadet) pour lesquels il imagine les aventures de Peter Pan. Il se lie aussi aux parents, Sylvia Llewelyn Davis, fille de l’écrivain George du Maurier, et Arthur, avocat respecté.
Il devient alors un ami très intime de la famille Llewelyn Davies, surtout des enfants, qui lui inspirent les personnages de Peter Pan et pour qui il est donc « l'oncle Jim ».
Lorsque Arthur Llewelyn Davies meurt en 1907, Barrie est devenu un proche des Davies, leur fournissant un soutien financier, les revenus de sa pièce Peter Pan et d'autres œuvres, pourvoyant largement aux besoins de subsistance et d'éducation des enfants. Il cultive une amitié ambiguë, mais respectueuse, avec Sylvia Llewelyn Davies, la mère des enfants. Il lui propose par la suite de l'épouser, ce qu'elle refuse.
Cette période de la vie de J. M. Barrie est retracée dans le film Neverland. La rencontre de J. M. Barrie avec la famille Llewelyn Davies et la création de Peter Pan est ainsi racontée de manière assez éloignée de la réalité.
Sylvia meurt en 1910, demandant que James Matthew Barrie soit le tuteur de ses garçons, avec sa mère Emma, son frère Guy Du Maurier et le frère d'Arthur, Compton. Cela montre aussi son absolue confiance en J. M. Barrie comme protecteur de ses fils et son désir qu'ils le traitent avec une confiance absolue et sincérité. Il s'occupe donc des garçons pendant leur enfance et leur adolescence, devient leur tuteur et traite ses pupilles George, Jack, Peter, Michael et Nicholas (le petit dernier) comme ses fils.
Deux des enfants connaissent une mort prématurée qui affecte J. M. Barrie très profondément. George est tué en 1915 pendant la Première Guerre mondiale ; Michael, avec qui J. M. Barrie a tenu une correspondance tous les jours jusqu'à l'université, se noie en 1921 avec son ami Rupert Buxton, à Sandford Lock près d'Oxford, environ un mois avant son 21e anniversaire.
Jack meurt le à l'âge de 65 ans d'une maladie pulmonaire. Peter devient éditeur (Peter Davies Publishing) mais, à la suite d'une grave dépression nerveuse, il se suicide en se jetant sous une rame de métro à la station « Sloane Square » à Londres, le . Il était âgé de 63 ans.
Le cadet, Nicholas, meurt le à son domicile d'Eythorne, dans le Kent.
« Chaque fois qu'un enfant dit : "Je ne crois pas aux fées", il y a, quelque part, une petite fée qui meurt. »
« J. M. Barrie est l'une de mes premières amitiés littéraires : je l'ai rencontré un an ou deux avant que nous ne venions tous deux à Londres. Il venait d'écrire son Window in Thrums et comme tout le monde, je l'ai acclamé. »(Cité dans R. Lancelyn Green, The Uncollected Sherlock Holmes, Penguin Books, , « Sherlock Holmes parodies », p. 367.)