| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Activité |
Street artist, artiste, sculpteur |
| Site web |
|---|
James Colomina est un « Street artiste humaniste », connu pour ses sculptures de personnages rouges réalisées à partir de moulages corporels qu'il place dans l'espace public de manière sauvage. Ses œuvres questionnent la société et le politique au travers d'une poésie corrosive.
James Colomina a notamment placé des sculptures en France et à l'étranger.
À Paris, le premier jour de l'hiver, il installe Emmanuel Macron sur le quai Valmy, sous une tente avec les sans-abri, ou encore devant le Sénat à propos du consentement sexuel. Il met L'enfant au bonnet d'âne dans une niche du pont Marie sous le Pont Mirabeau,. Place Arago, il place L'homme à la fleur avec un message écologique. Sur le parvis du Trocadéro, Le migrant ; La petite observatrice ou Le passager pour le premier jour des soldes au Bon Marché.
Dernièrement sur le café de la Gare il a installé les petits veilleurs en hommage aux victimes des attentats du . En , il installe une sculpture d'Éric Zemmour avec un bonnet de Père Noël sur un pot du musée du Louvre pour interroger sur la présence du polémiste dans le débat politique.

À Toulouse, sa ville de naissance, il installe d'abord l'enfant au bonnet d'âne dans le dégueuloir du pont Neuf, L'enfant d'AZF, La petite observatrice, L'Homme à la tête de Pomme sur le socle vide de la sculpture de Jeanne d'Arc. Il réalise d'autres œuvres comme Le lance cœur et L'attrape cœur, ainsi que Le migrant au musée des Abattoirs, Le voyageur sur le toit, Le passager pendant le confinement ou La petite fille au cerf-volant,.
À l'étranger, il expose : aux États-Unis (San Francisco, Los Angeles, New York), en Europe (Espagne, Italie, Suisse, et récemment sur le mur de Berlin pour l'anniversaire de sa chute).
En , pour la commémoration de l'abolition de l'esclavage en Espagne, il installe Humanity sur le socle où la statue de l'esclavagiste Antonio Lopez avait précédemment été retirée. L'artiste explique : « c'est comme un symbole de l'attitude positive vis-à-vis de la différence, où la couleur de peau, le genre, la race et la religion seraient perçus comme une richesse ».
Au mois d', il s'exprime à propos de la guerre en Ukraine avec l'Enfant à la rose. Cette sculpture témoigne à sa façon de « la fragilité de la vie ». Avec sa fleur qui bouche le canon, « pour donner plus d’importance à la rose qu’au fusil », elle entend aussi et surtout « défendre la paix ».
Le conflit se poursuivant, James Colomina installe sans autorisation une sculpture représentant Vladimir Poutine sur son char en jouet dans le bac à sable des enfants des Jardins du Luxembourg à Paris. « Cette sculpture a pour but de dénoncer l’absurdité de la guerre et le courage des enfants face aux situations violentes et catastrophiques qu’ils n’ont pas déclenchées ».
Vladimir se déplace ensuite à Barcelone dans le bac à sable du Jardin Joan Miró, puis à Central Park, New York City.
Fin 2022, on retrouve Vladimir à Londres à Regent's Park, et on découvre un enfant sur la Mansion's House qui interroge sur la fragilité de la planète. James Colomina initie également une réflexion sur la banalisation de la surveillance au travers des caméras.
Pour le triste anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Vladimir sera installé à Bruxelles à proximité du Parlement Européen (Parc Leopold). James Colomina y poursuit également son travail autour des caméras qu'il installe Place Jourdan et montre pour la première fois une sculpture de la Colombe de la Paix revisitée : « La paix a besoin de l’action humaine et de la solidarité des hommes pour la protéger ».
La guerre se poursuit et Vladimir est installé le à Rome, ville Impériale, au sein du parc de la Villa Borghese.
Au mois de , il installe à Venise une Madone avec un masque et un tuba afin de sensibiliser à la montée des eaux liée au réchauffement climatique qui menace la Ville des Amoureux. Elle s'intitule la Vierge Rouge et se trouve dans une niche au dessus du Pont du Loup (Ponte del Lovo).
En Décembre 2023 , Il installe dans le quartier des Halles à Paris une nouvelle sculpture en résine rouge. Pour sensibiliser le passant aux abus des fêtes. Cette sculpture représente un Père Noël entièrement rouge, en train de faire les poubelles, tenant entre ses mains des sacs-poubelles emballés comme des cadeaux.
Le , l’artiste toulousain installe, sans autorisation, une nouvelle œuvre sur les Ramblas de Barcelone. Un espoir de paix dans le conflit israélo-palestinien. « C’est une illustration symbolique où les enfants de chaque camp scellent avec leurs mains un symbole de paix en une œuvre commune », explique James Colomina,,.
Dans la nuit du 16 au , lors du passage de la flamme Olympique à Toulouse, James Colomina a installé le Pêcheur aux anneaux dans la Ville Rose. L'œuvre invite à la réflexion sur l'exploitation et la commercialisation des évènements sportifs mondiaux. La figure du pêcheur symbolise la capture et l'appropriation des valeurs olympiques à des fins lucratives,.
Lors d'une performance artistique, le à Paris, il monte un stand de mise en vente de 50 bouteilles d'« Eau de Seine », ironiquement qualifiée de « finement polluée » pour attirer l'attention sur l'investissement d'1,4 milliard d'euros de la Mairie de Paris pour nettoyer la Seine à l'occasion des JO. Cette action symbolique a pour but de dénoncer la dépense exorbitante et de questionner sur la durabilité de cette initiative,,.
Le il part à Kiev pour installer une série de six sculptures sans autorisation pour l’occasion de la journée de l’indépendance en Ukraine. Le messager sur la Poste principale, La petite fille aux tournesols sur socle vide de la statue de Mykola Shchors, La petite fille à la balançoire suspendue sur le pont de la rue de l’institut, une Marelle en forme de missile russe dessinée sur le sol du parc Taras Shevchenko, La colombe installée sur la place de l’indépendance et L’attrape-cœur sur la devanture du métro Université,.
En , il part à Bristol pour installer deux nouvelles sculptures, l’enfant au bonnet d’âne (version anglaise) sur la place emblématique de Turbo Island, un point de repères pour de nombreux bristoliens. Et l’ours en peluche sur Le Gaol Ferry Bridge. Suivi d’une série d’installation de caméras de surveillance rouge dans la ville,.
Le vendredi 1er et samedi , James Colomina installe une sculpture intitulée « SILENTIUM » dans une église désacralisée à Toulouse. Cette installation représente l’Abbé Pierre dans une pose qui suscite une profonde réflexion.
L’artiste dit « J’ai longtemps pensé que les symboles sacrés devaient rester intacts, au dessus de toute remise en question. Mais pourquoi fermer les yeux ? Si l’Eglise cache ces réalités, il appartient à la société de soulever le voile pour enfin voir ce qui a été enfoui sous des décennies de silence et s’interroger sur les cicatrices laissées par ce passé. »
Il a créé cette installation pour les victimes d’abus et contre l’omerta de l’église,.
Dans la nuit du 18 au , James Colomina, a installé une nouvelle sculpture. Cette fois, elle est sur la place de la République. Intitulée Santa Claus, elle représente un Père Noël allongé au sol. Sa tête et son torse sont écrasés par un immense paquet cadeau. "À travers cette installation, l’artiste interroge sur la surconsommation et les dérives matérialistes souvent associées à cette période festive", précise un communiqué.
Dans la nuit du James Colomina installe à nouveau une sculpture sans autorisation intitulé « Elon’s arm » sur une borne Tesla à Barcelone. Cette fois si en réaction au geste d’Elon Musk en plaçant le bras du milliardaire en salut nazi sur une borne de recharge Tesla. Une borne de recharge est censée alimenter l’avenir, insuffler de l’énergie, ouvrir une nouvelle ère. Mais ici, c’est autre chose qui se recharge. Comme une arme qu’on alimente, c’est souligner comment certains messages peuvent réactiver des références dangereuses et s’ancrer dans les esprits. « Avec cette oeuvre, je veux simplement rappeler que les symboles ont un rôle essentiel : ils peuvent éclairer ou aveugler, selon ce qu’on choisit d’y inscrire. »
Lors de son passage a Barcelone, l’artiste a aussi installé une sculpture dans une niche situé dans le quartier du Raval. Une sculpture intitulée « L’attrape coeur » symbolisant un enfant masqué porteur d’espoir et de justice.
Pour commémorer le troisième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la poste ukrainienne (Ukrposhta) frappe fort avec une initiative artistique et engagée.
Ce projet, intitulé « Art vs War », s’inscrit dans la continuité des précédentes initiatives d’Ukrposhta, qui avait déjà mis en avant une œuvre de Banksy sur un timbre en 2023. Cette fois-ci, c’est James Colomina qui prête son art à cette cause, à travers des sculptures installées à Kiev en . Ces œuvres, devenues des symboles de la résilience ukrainienne, s’opposent à la brutalité de la guerre en mettant en lumière l’espoir et la solidarité internationale.
En , James Colomina mène une série d’interventions urbaines à Tokyo, ville qu’il décrit comme « ultra-codée ». Ces installations clandestines interrogent la pression sociale, la surveillance, la solitude et la perte d’identité dans une société hypernormée. Parmi elles, Suspension, une sculpture représentant deux Salarymen pendus sous un pont, évoque la condition des travailleurs japonais comme soldats modernes du capitalisme. Avec The Red Eye, un ensemble de caméras de surveillance rouges installées dans l’espace public, l’artiste interroge la banalisation du contrôle et renverse la question de l’intrusion. The Briefcase, une mallette rouge d’où surgissent des membres humains, propose une réflexion sur la place de l’humain dans un monde régi par la performance et la fonction. L’Attrape-Cœur, figure masquée et capuchée postée en hauteur, cherche à éveiller une part d’humanité silencieuse. Enfin, Lose Yourself explore la dilution de l’individu dans la foule et la perte de repères dans une ville où tout va trop vite. Par ces œuvres éphémères, Colomina poursuit son langage visuel de résistance, combinant provocation plastique et profondeur symbolique.
Le , James Colomina installe clandestinement à New York une sculpture intitulée Donald, représentant Donald Trump surgissant d’une bouche d’égout. L’œuvre est placée au centre de Manhattan, en face du Chrysler Building, et s’inscrit dans sa démarche de critique politique et sociale. Fidèle à son approche, l’artiste affirme avoir choisi l’espace public « là où l’art peut surgir sans filtre »,.
En juillet 2026, James Colomina revient à Venise avec une installation clandestine intitulée « Nothing Serious », trois ans après « La Vierge rouge ». Représentant un enfant masqué dérivant sur une bouée de sauvetage avec un ours en peluche sur les eaux du Rio di San Felice, l’œuvre interroge la banalisation des crises humanitaires et environnementales.