| James Gabriel | |
| Fonctions | |
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| Grand chef Mohawks de Kanesatake | |
| – (9 ans) |
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| Prédécesseur | Jerry Peltier |
| Successeur | Steven Bonspille |
| Biographie | |
| Nationalité | canadienne |
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James Gabriel est un homme politique québécois. Grand chef de la nation mohawk de Kanesatake au Québec, il occupe la fonction de 1996 à 2005, où il est élu à trois reprises.
James Gabriel est d'origine canadienne-française par sa mère et mohawk par son père. Selon la tradition mohawk de parenté matrilinéaire, les enfants appartiennent au clan de leur mère, ce qui faisait que Gabriel n'entretenait pas, selon ce système, de lien de parenté au sein de la communauté de Kanesatake, bien qu'il ait grandi sur le territoire et que son père soit également membre de la bande indienne. Dans un article de 2004, le journaliste Benoît Aubin propose que ceci contribuait à la division entre lui et un clan de chefs plus « traditionnalistes », tels que Steven Bonspille, John Harding et Pearl Bonspille, qui seront ses opposants au conseil de bande au début des années 2000.
Élu grand chef des Mohawks de Kanesatake en 1996, il fait face lors de son dernier mandat à ce titre d'une opposition importante de la part de chefs élus au conseil de bande. En effet, il s'attarde de manière plutôt frontale à la contrebande de cigarettes qui sévit sur le territoire de Kanesatake et mène une lutte contre ce qu'il qualifie de crime organisé, ce qui suscite une opposition de la part des chefs Steven Bonspille, John Harding et Pearl Bonspille.
En janvier 2004, Gabriel fait appel à plusieurs agents de sécurité privés ou venus de l'extérieur de la communauté[réf. souhaitée], financés par Ottawa, pour mener une opération antidrogue à Kanesatake. Cette venue d'agents extérieurs suscite un grand mécontentement dans la bande et mène, le 12 janvier, plus de 200 manifestants à prendre d'assaut le poste de police local afin d'y barricader ces agents à l'intérieur. Peu après, sa maison et sa voiture sont brûlés, durant ce qui est nommé la « crise de Kanesatake », et Gabriel se voit contraint de quitter Kanesatake. Il termine malgré tout son mandat à distance et se présente aux élections de 2005. Il sera lors de cet exercice électoral battu par Steven Bonspille, son opposant, bien que les six chefs composant le conseil soient des partisans de Gabriel.