Jardin Hama-rikyū

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Jardin Hama-rikyū
Image illustrative de l’article Jardin Hama-rikyū
Le jardin Hama-rikyū vu depuis Shiodome.
Géographie
Pays Drapeau du Japon Japon
Subdivision administrative Kantō
Commune Tokyo
Quartier Shiodome
Superficie 25 ha
Histoire
Création XVIIe siècle
Localisation
Coordonnées 35° 39′ 36″ nord, 139° 45′ 44″ est
Géolocalisation sur la carte : Japon
(Voir situation sur carte : Japon)
Jardin Hama-rikyū

Le jardin Hama-rikyū (浜離宮恩賜庭園, Hama-rikyū onshi teien?, « jardin du palais isolé de la plage, don impérial ») est un jardin japonais de Tokyo, au Japon. Ce jardin de promenade (kaiyū-shiki) se trouve à proximité du quartier de Shiodome, dans l'arrondissement de Chūō, à l'embouchure de la Sumida dans la baie de Tokyo. Sa superficie est de 25 hectares, et il est bordé sur trois côtés par une douve remplie d'eau de mer.

Le jardin existe depuis le XVIIe siècle ; à ses débuts, il faisait partie d'une villa de la famille Tokugawa. Il est ouvert au public depuis 1946. C'est un des 29 « sites à la beauté exceptionnelle du paysage » du Japon, selon la classification du ministère de la Culture.

Le jardin se divise en deux parties : la plus ancienne (époque d'Edo) au sud, centrée sur l'ancien jardin du daimyo[Lequel ?], et où se trouve une lagune qui se remplit à marée haute, et un jardin plus récent au nord, aménagé durant l'ère Meiji.

Historique

Nakajima-no-ochaya en 1893.

Le terrain où se situe le jardin était à l'origine une zone marécageuse en bordure de la baie de Tokyo, qui se remplissait d'eau de mer à marée haute. Il abritait deux cabanes construites pour la chasse au canard. En 1654, le frère cadet de Tokugawa Ietsuna, Tsunashige Matsudaira, en décide le comblement partiel via un terre-plein, afin d'y construire une résidence et un jardin, destinés à accueillir les daimyos en visite à Edo. Celle-ci est nommée Kōfu Hama-yashiki (« pavillon de plage de Kōfu », Tsunashige Matsudaira étant le seigneur de Kōfu). Sous le shogunat de son fils Tokugawa Ienobu, la villa passe sous le contrôle direct du clan Tokugawa, et devient Hama-goden (« palais de plage »). La villa brûle une première fois en 1725, avec tous les autres bâtiments, lors d'un grave incendie qui endommage tout le site. Le jardin est restauré et progressivement aménagé par les shoguns successifs, qui y font construire plusieurs maisons de thé, comme la « maison de thé de l'hirondelle » ou la « maison de thé du pin ».

Le jardin prend sa forme définitive sous le shogunat de Tokugawa Ienari.

En 1867, juste avant la restauration de Meiji, le domaine est transféré au ministère de la Marine. L'année suivante, après la restauration, il est à nouveau transféré, cette fois au ministère des Affaires étrangères. Son nom devient Hama-rikyū (« palais isolé de la plage ») et il sert à l'accueil de dignitaires étrangers. En 1869, on y construit le premier bâtiment de pierre à l'occidentale du Japon, Enryoukan. En 1879, peu après son départ de la Maison-Blanche, Ulysses S. Grant y séjourne pendant deux mois lors de sa visite au Japon. Le bâtiment est détruit pour vétusté en 1889. Le domaine passe plus tard sous le contrôle direct de la maison impériale.

Le tremblement de terre de Kantō de 1923, puis les bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale provoquent des dégâts considérables. En , la famille impériale cède le jardin à la ville de Tokyo, et il ouvre au public le .

Le , le jardin obtient le statut de « site célèbre » ainsi que de « site de haute importance historique », selon la loi de protection des biens culturels.

Éléments remarquables

Nakajima-no-ochaya.

Notes et références

  1. ↑ « Une oasis de Tokyo, jardin Hama-Rikyū », (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

Liens externes