Jean-Jacques Challet-Venel

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Jean-Jacques Challet-Venel
Illustration.
Jean-Jacques Challet-Venel.
Fonctions
Conseiller national
–
Législature 9e et 10e
–
Législature 4e à 6e
Conseiller fédéral
–
(trois mandats)
Département DFF (1864-1867, 1869)
Postes (1868, 1870-1872)
Prédécesseur Giovanni Battista Pioda
Successeur Eugène Borel
Conseiller d'État du canton de Genève
–
Président lui-même en 1863
Département Finances (1858-60 et 1863-64)
Militaire (1861-62)
Prédécesseur Abraham Bonnet
Successeur Arthur Chènevière
Biographie
Nom de naissance Jean-Jacques Challet
Date de naissance
Lieu de naissance Genève
Date de décès (à 82 ans)
Lieu de décès Genève
Nationalité suisse
Parti politique Parti radical-démocratique

Jean-Jacques Challet-Venel, né le à Genève (originaire du même lieu) et décédé le dans la même ville, est une personnalité politique suisse, membre du Parti radical-démocratique.

Il est conseiller national de 1857 à 1864 et de 1872 à 1878, conseiller d'État du canton de Genève de 1858 à 1864, à la tête du département militaire puis du département des finances, et conseiller fédéral de 1864 à 1872, à la tête du département des finances puis de celui des postes.

Biographie

Origines et parents

Jean-Jacques Challet-Venel naît le à Genève, dont il est également originaire.

Son père, Barthélémy Challet, est horloger ; sa mère est née Jeanne Oltramare à Genève.

Études

Issu d'un milieu modeste, Jean-Jacques Challet-Venel obtient un diplôme de lettres à l'académie de Genève. Il adhère durant ses études à la Société de Belles-Lettres, puis à Zofingue.

Parcours professionnel, armée et mariage

Professeur de français au pensionnat Venel à Champel, Jean-Jacques Challet-Venel en devient le directeur après son mariage en 1839 avec la fille du fondateur de l'établissement, Isabelle-Antoinette Venel, avec laquelle il a quatre enfants.

Pendant la guerre du Sonderbund en 1847, il est le commandant d'une batterie d'artillerie.

Après sa carrière politique, il est actif dans les milieux économiques du canton de Genève et préside la Chambre de commerce de Genève de 1885 à sa mort.

Parcours politique

Grand Conseil, Conseil national et Conseil d'État

Cofondateur en 1851 et premier président du Cercle national, association conservatrice hostile à James Fazy, Jean-Jacques Challet-Venel entre au Grand Conseil genevois en 1854 et y est réélu en 1856.

Après s'être rallié au parti radical de James Fazy, il est élu au Conseil national en 1857. Il rend de précieux services dans l'affaire de Savoie et participe en 1863 aux négociations conduites par Johann Konrad Kern avec la France qui débouchent sur un traité de libre-échange de grande importance pour l'essor économique de la région genevoise et de la Suisse entière.

Il accède en 1858 au Conseil d'État, où il dirige le département des finances de jusqu'en 1864, à l'exception des années 1861 et 1862, où il est à la tête du département militaire. Il préside le gouvernement en 1863.

Conseil fédéral

Le , Jean-Jacques Challet-Venel devient le premier conseiller fédéral genevois. Il est élu après six tours de scrutin par 86 voix contre 77 au Fribourgeois Alfred von der Weid, en remplacement du Tessinois Giovan Battista Pioda, nommé ministre à Florence. Il est réélu de justesse, à une voix près au quatrième tour de scrutin, le , puis facilement au premier tour en 1869.

De 1864 à 1867 et en 1869, il dirige le Département des finances fédérales. Sa gestion rigoureuse et prévoyante lui vaut de beaux succès, notamment un emprunt de douze millions réalisé à des conditions très avantageuses grâce à ses bonnes relations avec les banques genevoises, bien qu'il se soit toujours refusé, en fédéraliste sourcilleux, à empiéter sur les recettes fiscales des cantons. Il tente en vain en 1969 d'introduire un impôt fédéral sur le tabac, qui ne verra le jour que cent ans plus tard.

Comme chef du Département des postes (en 1868, puis en 1871-1872), il est à l'origine de la création en 1874 de l'Union postale universelle et conclut toute une série d'accords bilatéraux permettant de réduire les taxes postales internationales (avec l'Autriche-Hongrie, la Confédération de l'Allemagne du Nord, les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Empire russe).

Sa non-réélection le , au deuxième tour de scrutin au profit du conseiller national neuchâtelois Eugène Borel (73 voix contre 90), est due en grande partie à son opposition au projet de révision totale de la Constitution fédérale jugé trop centraliste. Il est le deuxième conseiller fédéral non réélu après Ulrich Ochsenbein en 1854.

Mort et funérailles

Jean-Jacques Challet-Venel meurt le à Genève, à l'âge de 82 ans.

Son cortège funèbre réunit près de 1000 personnes, dont un représentant du Conseil fédéral.

Bibliographie

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Notes et références

Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page « Jean-Jacques Challet-Venel, version du 14 juillet 2005 » de Philippe Chenaux, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence Creative Commons paternité partage à l'identique ou une licence compatible.
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Philippe Chenaux, « Jean-Jacques Challet-Venel » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Altermatt, p. 112.
  3. ↑ « 150e anniversaire du Cercle libéral » [PDF] (brochure souvenir), sur Cercle libéral, (consulté le )
  4. ↑ Altermatt, p. 113.
  5. ↑ Andermatt, p. 115.
  6. 1 2 3 Altermatt, p. 114.
  7. 1 2 3 Andermatt, p. 116.

Liens externes