Jean Albisson

Jean Albisson
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Député français
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Jean Albisson ( à Montpellier - à Paris) est un avocat, jurisconsulte et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie

Jean Albisson se livra de bonne heure à l'étude du droit et à la profession d'avocat. La réputation qu'il y acquit le fit appeler au conseil des États du Languedoc. Il publia alors plusieurs travaux sur des points importants de l'Histoire de cette province, notamment sur l'origine des municipalités diocésaines. Il avait pris part à la polémique que le gouvernement avait si imprudemment provoquée à l'occasion des États généraux de 1789.

La Révolution lui confia successivement différentes fonctions administratives et judiciaires : il était commissaire près le Tribunal correctionnel de Montpellier (8 prairial an III), en même temps que professeur de législation à l'École centrale de l'Hérault, quand il fut, le 6 germinal an X (), nommé membre du Tribunat par le Sénat conservateur, sur la présentation de son département.

Il prit, comme tribun, une part active et brillante aux discussions préparatoires des Codes civil, de procédure et de commerce, et fit d'importants discours ou rapports :

En 1806, le Corps législatif le désigna pour adjoint au procureur général impérial, et il fut chargé l'année suivante de présenter diverses parties du Code d'instruction criminelle.

Napoléon le récompensa de son zèle en le nommant conseiller d'État lors de la suppression du Tribunat, le  : en service ordinaire de 1807 à 1810. Il est rattaché à la section de législation. Il exerce également ses fonctions dans le cadre de la commission des pétitions en 1809.

Il fut constamment du nombre des orateurs choisis par le gouvernement dans les circonstances solennelles, pour célébrer officiellement les triomphes de l'Empire. Il avait été nommé membre de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII et chevalier de l'Empire ().

Atteint peu après d'une maladie douloureuse, il y succomba à Paris le .

Son éloge (inséré dans le Moniteur) fut prononcé, sur sa tombe, le , par le chevalier Louis-Joseph Faure, son ami et son ancien collègue au Conseil d'État.

Publications

Quelques-uns des rapports et discours d'Albisson ont été recueillis par M. Favard de Langlade dans le Code civil des Français, suivi de l'exposé des motifs, des rapports, opinions et discours, 1806, 6 vol. in-12.

Titres

Armoiries

Figure Blasonnement

Armes du chevalier Albisson et de l'Empire

D'argent au chevron échiqueté de trois tires d'or et d'azur, senestré d'un tiers de gueules au signe des chevaliers légionnaires.,

Annexes

Bibliographie

Notes et références

  1. ↑ J Broch, « l'École centrale de l'Hérault et l'enseignement de la législation, de l'An V à l'An XII », Revue d'Histoire des Facultés de Droit et de la culture juridique du monde des juristes et du livre juridique,‎ n° 34, 2014, p. 155-205.
  2. ↑ Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, , 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
  3. ↑ toutsurlheraldique.blogspot.com

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes