Jean-Baptiste-Vincent Laborde

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Jean-Baptiste-Vincent Laborde
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Sépulture au Père-Lachaise.

Jean-Baptiste-Vincent Laborde, né le à Buzet-sur-Baïse et mort le à Paris 5e, est un neurologue et neurophysiologiste français.

Biographie

Externe des hôpitaux de Paris (1854), puis interne (1858), docteur en médecine (1864), Laborde a été nommé chef du laboratoire de physiologie de la Faculté (1875-1880) et par la suite chef des travaux physiologiques, chargé du cours de démonstration. Ce poste a été créé pour donner à ce brillant professeur une chaire d’enseignement que deux concours d’agrégation s’obstinaient à lui refuser.

Continuant les traditions de ses devanciers, il a organisé à la Faculté un véritable cours de démonstration expérimentale, en même temps qu’il a créé, à la nouvelle École pratique, un laboratoire bien installé où ses élèves pouvaient, sous sa direction, se livrer aux recherches les plus innovantes.

Il a transformé l’enseignement de la physiologie à la Faculté en lui donnant le caractère démonstratif que celui-ci n’avait pas jusqu’alors et, grâce à une technique et à une instrumentation des mieux appropriées, il a fait passer sous les yeux de ses auditeurs les principales expériences sur lesquelles sont basées les notions classiques de la physiologie.

Ses travaux personnels comportent de nombreuses expériences de physiologie pure (cœur, respiration, localisations cérébrales et bulbaires, réflexes, température, etc.), de curieuses recherches sur les suppliciés. En pathologie expérimentale et comparée, il s’est occupé de l’élongation des nerfs, de la rage, du jeûne volontaire. En physiologie thérapeutique et toxicologique, on lui doit de nombreuses études sur alcaloïdes végétaux (cocaïne, caféine, théine, digitaline, quinine, colchicine, narcéine, aconitine, atropine, hypnone, etc.) et sur les alcaloïdes animaux (leucomaïnes et ptomaïnes).

Ses travaux ont paru principalement dans les Bulletins de la Société de biologie, la Tribune médicale et les Travaux du laboratoire de physiologie (1884-1880, 2 vol. in-8°). Ami de Gambetta, il lui a consacré une « biographie psychologique ». Convaincu de la « prédisposition organique héréditaire » et il a publié, en 1872, un opuscule intitulé Les Hommes et les actes de l’insurrection de Paris devant la psychologie morbide et avoir présenté à l’Académie de médecine un rapport sur la toxicité des essences utilisées pour préparer certaines liqueurs et apéritifs, dans le cadre de la lutte antialcoolique.

Membre de l’Académie de médecine, président de la Société d’autopsie, vice-président de la Société de Biologie, Laborde était également rédacteur en chef du journal La Tribune médicale,.

Il reçoit la moitié du prix Barbier (soit 1 000 francs) en 1892 pour sa publication Du mécanisme physiologique des accidents et de la mort par chloroforme (l'autre moitié du prix va à Édouard Heckel et Frédéric Schlagdenhauffen pour un ensemble de douze mémoires dont des travaux sur le Calophyllum, sur les kolas africains et sur le doundaké).

À sa mort, il a été inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Publications

Notes et références

Notes

  1. ↑ Division 39.

Références

  1. ↑ Poirier 2015.
  2. 1 2 3 4 Pierre Larousse, « Laborde (Jean-Baptiste-Vincent) », Grand dictionnaire universel du XIXe siècle : français, historique, géographique, mythologique, bibliographique, Paris, t. 17 Suppl. 2,‎ , p. 1490 (lire en ligne sur Gallica [17 vol. ; in-fol.], consulté le )
  3. ↑ Paris-médical, assistance et enseignement : xiiie Congrès international de médecine, Paris, Georges Masson, , 402-14 p., 1 vol. ; in-8° (lire en ligne sur Gallica), p. 45.
  4. ↑ Labadie 1998.
  5. ↑ Jean-Vincent Laborde, Biographie psychologique : Le cerveau, la parole, la fonction et l'organe, histoire authentique de la maladie et de la mort, Paris, , xii-162, 1 vol. [5] p. de pl. ; in-8° (lire en ligne sur Gallica).
  6. ↑ « Table générale des Comptes-rendus de l'Académie des sciences », Comptes-rendus de l'Académie des sciences,‎ , p. 105 (lire en ligne [sur archive.org], consulté en ).
  7. ↑ Table générale des Comptes-rendus de l'Académie des sciences (1900), p. 498.
  8. ↑ Amis et Passionnés du Père Lachaise (APPL), « Laborde Jean Vincent (1830-1903) », sur appl-lachaise.net, (consulté le )

Annexes

Bibliographie

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Liens externes