| Membre du Conseil économique, social et environnemental |
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Jean Paul Jules Louis Battut |
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Jean Battut, né le à Messeix (Puy-de-Dôme) et mort le à Paris, est un instituteur, syndicaliste, militant associatif et politique, historien de l'éducation français.
Jean Battut est élève à l'École normale d'instituteurs d'Auxerre dans l'Yonne de 1951 à 1953. Muni de son certificat d'aptitude pédagogique en 1954, il est nommé comme instituteur à Suilly-la-Tour dans la Nièvre puis, en 1955, à l'école de Courcelles dans le Nivernais. Il prépare l'examen départemental pour enseigner en cours complémentaires en 1958. En 1959, il est nommé professeur d'enseignement général de collège (PEGC) au CES de Cosne-sur-Loire jusqu'en 1981. Après 1981, il exerce différentes responsabilités syndicales et associatives.
Il participe à la mise en place du nouveau Parti socialiste dans la Nièvre. De 1969 à 1971, il devient secrétaire général du Mouvement socialiste nivernais. De 1972 à 1978, il exerce les fonctions de conseiller auprès du premier secrétaire du Parti socialiste sur les problèmes d'éducation. De 1981 à 1984, il est nommé secrétaire national du Collectif Éducation du PS chargé plus spécialement du groupe « Grand service public ».
Il est secrétaire général du mouvement « École et Socialisme », cofondateur de la revue École et Socialisme et membre de son comité de rédaction jusqu'à son dernier numéro en 1994. Il organise de nombreuses rencontres avec le Syndicat national des instituteurs (SNI) et la Fédération de l'Éducation nationale (FEN) afin de conforter le courant socialiste, ce qui aboutit, sous la houlette de Louis Mexandeau, à la rédaction du projet du PS sur l'éducation. Le manifeste « École et Socialisme », présenté à la presse en 1973, veut que le système éducatif libère l'individu en s'appuyant sur les principes de l'école fondamentale de la maternelle à quinze-seize ans chers au SNI. Il s'agit d'élaborer un projet éducatif nouveau qui s'inscrive dans le cadre des orientations socialistes. Un véritable travail de réflexion est lancé dans toute la France autour des groupes départementaux : il faut changer l'école pour changer la société, le seul changement politique et social ne permettant pas de changer l'école. Des colloques nationaux sont organisés avec pour objectif de rallier le premier secrétaire du Parti socialiste, François Mitterrand, aux thèses de l'école fondamentale.
Il est membre de la présidence nationale de l'association France-URSS de 1984 à 1991.
Il est élu secrétaire départemental de la section de la Nièvre du Syndicat national des instituteurs de 1963 à 1969. De 1973 à 1975, il est secrétaire de la section de la Nièvre de la Fédération de l'Éducation nationale. De 1978 à 1981, il devient membre du secrétariat national du Syndicat national des instituteurs (SNI-PEGC), chargé des affaires laïques, de l'Europe et du secteur droits et libertés.
Le Conseil des ministres de Pierre Mauroy le nomme, le , délégué général de l'Agence nationale du chèque-vacances. Il est chargé de la communication du lancement du chèque-vacances. Il assure à l'agence, pendant quatre années, les relations publiques, crée le fac-similé du chèque et l'annuaire des prestataires de services en collaboration avec le tourisme commercial et le tourisme social.
Le Comité de coordination des œuvres mutualistes et coopératives de l'Éducation nationale (CCOMCEN) le nomme comme conseiller de son président Guy Georges jusqu'en 1988.
Il est membre du Conseil économique et social, représentant la Fédération de l'Éducation nationale de 1979 à 1980, puis comme « personnalité qualifiée » de 1989 à 1994.