| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Jehan de Boulongne |
| Autres noms |
Jean de Bologne, Jean Boulogne Giovanni Bologna, Giambologna |
| Nationalité |
Pays-bas du Sud, dits Espagnols, soit la Belgique (Hainaut) |
| Activité | |
| Maître | |
| Mouvement |
Jean Bologne ou Jean de Bologne (né Jehan Boulongne, Jean Boulogne, italianisé en Giovanni Bologna plus tard contracté en Giambologna), est un sculpteur maniériste d'origine flamande né à Douai, en Flandre romane dans les Pays-Bas des Habsbourg d'Autriche, en 1529, et mort à Florence le .

Jean Bologne étudie son art à Mons avec l'architecte et sculpteur Jacques Du Brœucq avant de partir pour Rome pour étudier les statues antiques et les œuvres de Michel-Ange de 1555 à 1557.
Il s'installe par la suite à Florence où il est accueilli par le mécène Bernardo Vecchietti (Jean Bologne aurait participé à la construction de sa villa « Il Riposo ») qui l'introduit à la cour des Médicis, ce qui lui permet d'être sous la protection de François Ier de Médicis.
À Florence, il participe au concours pour la fontaine monumentale de la Piazza della Signoria, mais on lui préfère Bartolomeo Ammannati pour la fontaine de Neptune qui y est encore érigée. Il est cependant sur cette même place l'auteur célèbre de la statue équestre de Cosme Ier de Médicis, ainsi que des groupes de L'Enlèvement des Sabines et d’Hercule luttant avec le Centaure situées sous la Loggia dei Lanzi.
Au jardin de Boboli, il est l'auteur de la Venus della Grotticella ainsi que de la fontaine de l'Océan.
À Paris, le , quatre ans après l'assassinat d'Henri IV, la statue équestre du roi, commandée à Jean Bologne par la reine Marie de Médicis, est inaugurée sur le terre plein de l'île de la Cité, entre les deux culées du pont Neuf. Cette statue, première du genre en France, sera détruite pendant la Révolution.
Le , la ville de Douai rend hommage au sculpteur en inaugurant sa statue place L'Hérillier.

Il est de ces artistes qui ne renonce pas totalement à rivaliser avec les grands maîtres dans le contexte du maniérisme. Les artistes de mouvement recherchent alors la nouveauté et l'inattendu même aux dépens de la "beauté naturelle" des grands maîtres. Jean Bologne pour sa part tente de suggérer par la sculpture, figée par essence, des corps volants affranchi de la pesanteur comme son Mercure. Ce dernier effleure à peine le sol, la statue est équilibrée comme suspendue dans les airs. Par cette œuvre il défie les notions de masse propre à la sculpture traditionnelles et étonne par ses effets inattendus.