| Doyen Faculté de théologie protestante de Montpellier | |
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Henry Leenhardt (d) Lucien Rimbault (d) | |
| Président Société calviniste de France (d) | |
| années 1950- | |
| Membre Comité de libération de Montpellier (d) | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Jean René Cadier |
| Nationalité | |
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| Activités | |
| Père |
Gustave Cadier (d) |
| Mère |
Hélène Cadier (d) |
| Fratrie | |
| Conjoints | |
| Enfant |
Frédérique Cadier (d) |
| Membre de | |
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| Distinctions |
Jean Cadier, né le à Vabre (Tarn) et mort le à Montpellier, est pasteur, théologien, professeur de dogmatique à la faculté de théologie protestante de Montpellier. Il est l'un des auteurs des thèses de Pomeyrol.
Jean Cadier est le fils de Gustave Cadier, pasteur de l'Église réformée évangélique, et d'Hélène Peaudecerf. Il s'inscrit à la faculté de théologie protestante de Montauban en 1916, mais ses études sont interrompues par sa mobilisation durant la Première Guerre mondiale. Il reprend ses études à la faculté de théologie de Montpellier qui a succédé en 1919 à celle de Montauban, et il soutient en 1923 une thèse pour l'obtention du grade de bachelier en théologie, intitulée Notes exégétiques sur le titre de Fils de Dieu dans les évangiles synoptiques. Il devient pasteur de l'Église réformée en 1923, et membre de la Brigade de la Drôme, qui évangélise cette région, souvenirs dont il témoigne dans son ouvrage Le matin vient. Il exerce son ministère à Valdrôme, puis à Loriol. Il participe à l'élaboration de la Déclaration de foi de l'Église réformée de France de 1936, préalable à l'unité des églises réformées françaises de 1938.
Il prend un poste pastoral à Montpellier en 1936, à la chapelle de la rue Brueys et assure une charge de cours de théologie pratique à la faculté de théologie. Sa thèse de licence, soutenue en 1942, est consacrée au catéchisme de Heidelberg. Il réalise une thèse de doctorat de théologie, en 1951, intitulée La Doctrine calviniste de la Sainte Cène, soutenue à l'université de Montpellier.
Un sermon qu'il prononce en évoque « saint Augustin sentant vaciller sous la poussée des barbares les assises du monde antique, et Ézéchiel appelant à “relever le mur de défense et se tenir sur la brèche” et à “mener la guerre de l'esprit” ». Patrick Cabanel souligne que les « lieux de culte : églises catholiques et orthodoxes, temples luthériens et calvinistes » étaient « les seuls lieux peut-être qui ont joui […] d'une existence officielle, d'une forme d'autonomie et d'une fréquentation large » et où une parole dominicale hebdomadaire s'est dite. Jean Cadier est l'un des rédacteurs des thèses de Pomeyrol (16-).
Il échappe à une arrestation en 1944, et décide alors de rejoindre les maquis de Vabre, où sont actifs Guy de Rouville et son épouse Odile de Rouville. Il en devient l'aumônier, puis, à la Libération, il est aumônier de la 1re armée française, qu'il accompagne jusqu'à Constance en 1945.
Jean Cadier se réinstalle à Montpellier après la guerre et est nommé professeur de dogmatique à la faculté de théologie protestante de 1945 à 1968. Il est doyen de la faculté de 1957 à 1966 et rédacteur de la revue Études théologiques et religieuses.
Il est président de la Société calviniste de France, membre de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier et membre de la Société de l'histoire du protestantisme français.
Il épouse en premier mariage Madeleine Lafitte (1922-1945).
Il se remarie en 1947, avec Annette Warnery (1907-2013), apparentée aux familles Castelnau et Bazille, qui fut cavalière aux côtés de Fanfonne Guillierme et ambulancière durant la Seconde Guerre mondiale.