Édouard Berth

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Édouard Berth
Édouard Berth vers 1920.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Camille Berth
Pseudonyme
Jean DarvilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Membre de
Maître

Édouard Berth (Jeumont, - Neuilly-sur-Seine, ), est un écrivain, traducteur, syndicaliste et journaliste français.

Disciple le plus fidèle de Georges Sorel, il participe activement à la théorisation du syndicalisme révolutionnaire en France. Animateur pendant un temps du Cercle Proudhon avec Georges Valois, il s'enthousiasme brièvement pour la Révolution bolchévique avant de condamner l'URSS et de revenir au syndicalisme révolutionnaire.

Biographie

Jeunesse et premiers écrits

À partir de 1899, Édouard Berth devint un collaborateur régulier du Mouvement socialiste avant de rompre avec cette revue en 1909. Défenseur actif des expériences réformistes de Millerand jusqu'en 1902, il évolua ensuite progressivement vers le syndicalisme révolutionnaire, tout en manifestant un penchant mystique proche de celui de son maître Georges Sorel ou de Charles Péguy. Admirateur de l'Antiquité, la « société des producteurs » à laquelle Berth aspirait avait une fonction morale et héroïque. Partisan d'un socialisme anti-étatiste garant de l’autonomie de la classe ouvrière, dans son esprit le syndicat devait former la cellule de base de la nouvelle société prolétarienne.

Germanophone, il traduit de nombreux ouvrages de théoriciens du socialisme comme certains de Karl Kautsky ou de Karl Marx. À l'inverse de ce dernier, Édouard Berth, tout comme Sorel, ne croit pas en la notion du progrès qu'il critique.

Le Cercle Proudhon

À partir de 1909, Berth, partant d'une commune aversion pour la démocratie parlementaire « bourgeoise », se rapproche du mouvement monarchiste et fonde avec Georges Valois les Cahiers du Cercle Proudhon en 1911. Il tente alors de proposer une synthèse du syndicalisme révolutionnaire et du corporatisme. Ses articles sont publiés sous le pseudonyme de Jean Darville.

La Révolution bolchévique et le retour au syndicalisme révolutionnaire

À partir de 1917, ce syndicaliste révolutionnaire s'enthousiasme pour la Révolution bolchévique et y voit une nouvelle expression de la lutte des classes, avant de revenir de son engouement pour condamner dans l'URSS la « société des termites ». Collaborateur de la revue Clarté, il adhère en 1920 au Parti communiste français et rejoindra de nouveau les rangs du syndicalisme révolutionnaire à partir de 1935.

Il meurt le , à Neuilly-sur-Seine, d'une angine de poitrine.

Publications

Traductions

Notes et références

  1. ↑ « Acte de naissance n°68 vue 860/1024 », sur archivesdepartementales.lenord.fr (consulté le )
  2. ↑ « Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Neuilly-sur-Seine, n° 65, vue 9/107. cote : 1E_NUM_NEU_D1939 », sur Archives départementales des Hauts-de-Seine (consulté le )
  3. ↑ Revue des lectures (rédacteur en chef : Louis Bethléem), Volume 27, 1939, p. 263.
  4. ↑ Alain de Benoist, Les cahiers du cercle Proudhon, Paris, Avatar, coll. « Les inactuels », , 347 p. (ISBN 978-0-955-51320-6, OCLC 493442685, lire en ligne), p. 81.

Bibliographie

Liens externes