| Membre de l'École française de Rome | |
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Jean Jules Gaston Doise |
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Jean Doise, né à Marseille le et mort à Viroflay, est un chef d'entreprise et historien français. Spécialiste des questions de sidérurgie en Europe, il a tenté de contextualiser l'affaire Dreyfus avec le développement de nouvelles pièces d'artillerie françaises.
Jean Doise est élève du lycée Thiers de Marseille, ainsi que membre de l'institut chrétien Jean-Joseph Allemand dans le 3e arrondissement de Marseille.
Élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm (promotion 1937), il est reçu à l'agrégation d'histoire et de géographie en 1942. Il est ensuite membre de l'École française de Rome (1943-1945), officier de réserve du Service d'État Major.
En 1948, il est professeur au lycée français de Londres.
Il a été de 1960 jusqu'à environ 1995 Directeur Général de la Société Rhin-Rhône de Strasbourg (combustibles, produits pétroliers, transport fluvial), dont le siège social était à Lyon.
Dans son essai Un Secret bien gardé, il défend la thèse selon laquelle l'affaire Dreyfus aurait été en réalité une opération d'intoxication contre l'espionnage allemand visant à préserver le secret sur la mise au point du futur canon de 75 mm. Cette intoxication aurait été montée par le colonel Sandherr, chef du contre-espionnage militaire français (service dissimulé sous le nom de « Service de Statistique »). Pour mettre en œuvre cette intoxication, Sandherr s'était servi du commandant Ferdinand Walsin Esterhazy, ce dernier étant un ancien membre du contre-espionnage français (ce dernier fait est incontestablement prouvé par les archives du Service historique de l'armée, selon Doise). Sandherr aurait agi sous l'impulsion directe du général Auguste Mercier qui lui-même avait été influencé par le général Deloye, directeur de l'Artillerie.
D'après Jean Doise, l'État Major général de l'armée n'avait pas été mis au courant de cette manipulation du contre-espionnage français (la "Section de Statistique" dirigée par Sandherr). L'État-Major réagit donc de bonne foi en inculpant Dreyfus sur la base d'un bordereau récupéré par une femme de ménage et espionne française à l'ambassade d'Allemagne. Ce bordereau, qui aurait été fabriqué par Esterhazy de connivence avec Sandherr, citait en première ligne une nouvelle pièce d'artillerie (le 120 mm Mle 1890 "Baquet") à frein de recul relativement primitif. Cette référence à un modèle d'artillerie récent mais très inférieur au futur et très secret canon de 75 mm Mle 1897 devait déclencher l'inculpation de Dreyfus.
L'historien Vincent Duclert estime que « [c]e livre n'obéit à aucune des règles scientifiques de l'histoire ».