Du 10 au , il prend part à la Bataille de France et obtient six victoires homologuées (dont 4 en collaboration) au sein du Groupe de Chasse GC I/4 sur Curtiss H-75A. Il a notamment pour coéquipier Jules Joire et Louis Delfino. Le , lors de son dernier combat aérien, au cours duquel il abat un Messerschmitt Bf 109, il est grièvement brûlé au visage et aux mains puis est capturé par les Allemands à son arrivée au sol près de Tortequesne. Il est évacué dans un centre de soins à Cambrai puis à l’hôpital Edouard-Herriot à Lyon. Jugé inapte au service par les médecins allemands, ils permettront son retour de captivité en 1941,,.
Il reprend du service en comme instructeur à Valence puis Meknes. Il est promu capitaine en 1949 et commande l'escadrille de liaisons aériennes 43 à Bordeaux de 1954 à 1959. En 1958, il est promu commandant et prend sa retraite en 1964.
Entre et , il est Maire de Vesancy.
Il décède à Gex en 1996 à l'âge de 84 ans et repose dans le cimetière de Vesancy.
↑Pierre Hotellier, Les Hotellier, histoire d’une famille, 2007
↑Magazine Avions Hors-série no.20, mars 2007 pp.87-89
↑«Hotellier (Jean), adjudant: excellent chef de patrouille, plein d'allant et d'un sang-froid parfait. Le 10 mai 1940, a abattu un Heinkel-III avec l'aide de ses deux équipiers . Le 13 mai 1940, a abattu un deuxième Heinkel-III avec l'aide d'un équipier.», Citation à l'ordre de l'Armée de l'air, Journal officiel du 29 juin 1940
↑« Hotellier (Jean), adjudant: Chef de patrouille de très grande valeur, conduisant avec sang-froid ses équipiers au combat. A abattu un avion ennemi, le 17 mai 1940», « Hotellier (Jean), adjudant: Déjà titulaire de trois victoires officielles, a abattu, le 22 mai 1940, un nouvel avion ennemi (quatrième victoire).», Journal officiel du 26 aôut 1940
↑«Hotellier (Jean), adjudant (active) groupe de chasse 1/4: chef de patrouille hors pair dont le calme, la résolution et l'esprit de décision font l'admiration de tous, a toujours mené à bien les missions délicates qui lui étaient particulièrement confiées en raison de sa valeur professionnelle et de son cran. Déjà titulaire de quatre victoires officielles, a fait, le 22 mai 1940, une nouvelle fois la preuve de ses brillantes qualités de combattant en abattant seul un avion de bombardement ennemi.», Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, Journal officiel du 28 novembre 1940
↑«Hotellier (Jean), adjudant, groupe de chasse 1/4: Chef de patrouille remarquable, dont la virtuosité, le sang froid et le courage peuvent être cités en exemple. Le 26 mai 1940, au cours d'un violent engagement au-dessus du territoire ennemi, s'est trouvé isolé contre hui chasseurs allemands. A réussi à abattre l'un d'eux d'une seule rafale (sixième victoire officielle). Poursuivant avec acharnement une lutte inégale, gravement brûlé au visage et aux mains, a dû finalement évacuer son avion en flammes. Fait prisonnier, a été libéré après trois mois de captivité en raison de la gravité de ses blessures. Cinq victoires officielles antérieures.», Journal officiel du 8 janvier 1942