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(à 91 ans) 15e arrondissement de Paris |
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Jean Laborey, né le à Paris et mort le à Paris, est ingénieur horticole, botaniste, jardinier et écrivain français. Président fondateur de l'APBF, Association des Parcs Botaniques de France et le CCVS Conservatoire des collections végétales spécialisées. En Bretagne, surnommé « le père de l'éveil du monde rural ».
Jean Laborey, né le à Paris, est l'un des cinq enfants de Gustave Laborey (1881-1971) et Jeanne Edange (1883-1975)[réf. nécessaire].
À 17 ans il entre à l'École nationale supérieure d'horticulture de Versailles et obtient son diplôme d'ingénieur horticole.
En 1926, Jean Laborey s'installe à Ploumanac'h, en Bretagne, où en 1925, son grand-père, instituteur, a acquis une demeure en granit avec terrain d'un hectare. Il y commence le long travail de transformation de la lande stérile d'ajoncs et de bruyères en un « laboratoire » du monde végétal,. Il promeut alors l'éveil à la curiosité pour la nature,.
Il devient conseiller de l'Office du commerce extérieur en Afrique à la recherche de terres favorables à la culture des bananes. En Guinée, à la tête d'une bananeraie de 200 hectares, il fait ses premières armes en botanique,.
Après de nombreux voyages à travers le monde et plusieurs stages dans des exploitations en Hollande et en Angleterre, il acquiert la conviction que la culture des bulbes, des fleurs et l'implantation de pépinières conviennent parfaitement au climat de la péninsule bretonne,. À chaque retour, Jean Laborey rapporte des espèces et variétés compatibles avec le climat breton, qu'il cultive et acclimate dans son jardin avant de les confier à des pépiniéristes. Ainsi, certains olearias, cyprès ou eucalyptus ont transité par Ploumanac'h avant de se diffuser dans les jardins de la France entière. Son jardin de Ploumanac'h abrite plus de 250 espèces rares et exotiques, dont 90 espèces indigènes ou parfaitement acclimatées,.
En 1963, en raison des dégâts causés par le froid sur l'artichaut et le chou-fleur, Jean Laborey préconise une diversification des cultures et conseille des cultures de carottes, d'endives, de salades et d'échalotes. C'est en partie grâce à son travail que la Bretagne est aujourd'hui la première région bulbicole de France. Il collabore avec la station de l'Inra de Ploudaniel dans le Finistère et introduit de nouvelles méthodes de travail en Bretagne : la culture de l'herbe, les clôtures électriques, l'ensilage, le chou fourrager par semis. Jean Laborey s'est aussi l'investigateur de la réhabilitation du site naturel de Ploumanac'h, ravagé par l'occupant en 1944, puis par le tourisme.
En 1946, Jean Laborey a créé le Centre itinérant d'éducation populaire de la famille rurale (CIEPER), qui propose des sessions itinérantes aux jeunes ruraux, éducateurs et responsables du monde agricole,. Au total, il organisera 576 voyages d'études dans le monde entier avec des groupes de 30 à 40 agriculteurs.
En 1947, Jean Laborey fonde la Société d'intérêt collectif agricole (SICA) qui va apporter d'énormes changements dans le monde agricole et horticole.
En 1973, il devient le Président fondateur de l'Association des parcs botaniques de France (APBF) ayant pour but principal d'encourager la création et l'entretien des jardins botaniques privés.
En 1980, il entre au « Comité d'orientation et de sélection » qui prépare les premières foires, maintenant connues comme les « Journées des Plantes de Courson ».
En 1992, il est l'un des fondateurs et le premier président du Conservatoire des collections végétales spécialisées (CCVS) dont l'intérêt principal est de sauver et conserver les plantes rares.
Il est aussi le fondateur de la section camélias à la Société nationale horticole française et le directeur pour la France de l'International Camelias Society. Réputé comme l'un des meilleurs spécialistes français de plantes de terre de bruyère dont les camélias,.
Avec son épouse, Clotilde Marie Cécile Denise Raoux, il a eu six enfants : Marie-Annick, Vincent, Véronique, Pascale, Denis et Emmanuel qui est connu comme l'acteur Éric Laborey[réf. nécessaire].
La fille de Jean Laborey, Marie-Annick, mariée à Bernard Guidée, est la mère de quatre enfants, notamment : du diplomate Benoît Guidée (né en 1971), de la journaliste Marie-Emmanuelle Banerjee et de la scientifique Raphaëlle Guidée.
Jean Laborey est décédé à Paris à l'âge de 91 ans, le . Ses obsèques ont eu lieu le , en l'église Saint-Jean-Baptiste de Grenelle à Paris. Jean Laborey est enterré au cimetière du Père-Lachaise.
« Jean Laborey qui avait su mettre au service de notre Association son expérience professionnelle des voyages, proches ou lointains, et son savoir botanique. La réputation de botaniste de Jean Laborey est grande et le pépiniériste Claude Thoby, spécialiste des camélias installé à Carquefou demande à l'obtenteur anglais Cliffort Park de créer un « Camellia japonica » pour honorer Jean Laborey. ».
« Le 20 octobre, à 16 h. 30, dans l'Amphithéâtre de Zoologie du Muséum, sous la présidence du Pr Aug. Chevalier, en la présence de M. Vadier, Gouverneur des Colonies et des Gouverneurs honoraires Lamblin et Hesling, de M. le Général de Trentinian, ancien Gouverneur du Soudan français, ont eu lieu deux causeries sur la culture du Bananier, l'une par M. J. Laborey ancien élève de l'École d'Horticulture de Versailles, sur la culture bananière et l'horticulture […]. M. Laborey a montré que la culture du Bananier relève du domaine de l'Horticulture en raison des soins minutieux qu'elle réclame. Le stade des incertitudes a pris fin en Guinée française, en ce qui concerne la culture rémunératrice de cette plante, mais beaucoup de problèmes cependant restent posés que la science seule peut résoudre et le besoin d'une station expérimentale se fait grandement sentir. ».
« En 1926, quand je suis arrivé, il n'y avait rien, à part des fougères et des rochers. Petit à petit, j'ai importé des plantes qui ont été complètement détruites par l'occupation allemande. ».
« Comment organiser une visite active : d'un musée, d'un jardin zoologique, d'un jardin botanique. ».
« De l'ancienne A.O.F. où il a révolutionné la culture bananière après avoir visité les Canaries en 1933 jusqu'à son conservatoire de la flore bretonne à Ploumanach (côtes d'Armor), le botaniste Jean Laborey égrènera quelques uns de ses étonnements de voyageur faisant découvrir à d'autres hommes Israël avant 1939, l'Angleterre et l'Écosse, la Californie et la Louisiane, la Nouvelle-Zélande et Tahiti, le Japon et l'Australie. ».