Jean Mariotti

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Jean Mariotti
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Biographie
Naissance
Décès
(à 73 ans)
Paris 20e (France)
Nom de naissance
Jean Baptiste Mariotti
Nationalité
Activités
Autres informations
Directeur de thèse
Genre artistique
Distinction
Œuvres principales
  • Au fil des jours. Tout est peut-être inutile (1929)
  • Takata d'Aïmos (1930)
  • Contes de Poindi (1939)
  • À bord de l'Incertaine (1942)
  • Le Dernier voyage du Thétis (1947)
  • Les Contes de Poindi. La conquête du séjour paisible (1952)
  • Daphné (1959)

Jean Mariotti, né le à Farino en Nouvelle-Calédonie et mort dans le 20e arrondissement de Paris le , est un écrivain français qui a fortement marqué l'histoire littéraire de l'archipel de Nouvelle-Calédonie.

Biographie

Né à Farino, petit village de la Côte Ouest de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie, le , Jean Mariotti est le huitième des treize enfants (le septième sur douze vivants), et le quatrième fils sur sept, de Paul Louis Mariotti (1858-1927), un Corse originaire de Campile, transporté au bagne en 1897 pour un crime de vendetta familiale, puis installé à la fin de sa peine dans le village de Farino dont il va devenir le premier président de la commission municipale en 1911. Jean Mariotti est le deuxième enfant sur les sept que ce dernier a eu avec sa seconde épouse, Marguerite Aïna (1875-1934), une italienne elle-même fille d'un transporté libéré du bagne originaire de Cerano dans le Piémont.

Il découvre la littérature pendant ses années de collège et de lycée à Nouméa. À 23 ans, il part pour la Métropole où il commence par gagner sa vie notamment en travaillant chez Hachette, à Paris. C'est également pendant cette période qu'il rencontre sa future femme Ludmilla Karjinska (1900-1974), d'origine géorgienne, et que, soutenu par sa sœur Faustine (1900-2000), son projet artistique se précise avec la publication de ses premiers romans chez Flammarion (Au fil des jours en 1929, Takata d'Aïmos en 1930, Remords en 1931, Gisèle sous le pseudonyme d'Armel Yette et en collaboration avec son ami Francis Ambrière en 1933) et son premier recueil de poèmes aux Éditions René Debresse (Nostalgie en 1935).

En 1939, la Seconde Guerre mondiale éclate et après la défaite, il s'engage dans la Résistance. Il est détenu en captivité en 1940 et s'évade en . Il vit dans la clandestinité jusqu'en 1944. Après la Libération, l'écrivain « parisien-calédonien » poursuit son œuvre et cultive ce paradoxe. La plupart de ses récits se situent dans le Pacifique, et en particulier dans son île natale, tandis qu'il réside près de Montmartre. Jean Mariotti retourne vivre pendant trois ans sur son île natale, avant de revenir définitivement à Paris.

Édité par Flammarion, Stock, Gallimard et Rougerie pour la poésie, il devient un écrivain à part entière, sollicité pour des émissions radiophoniques, qu'il réalise en collaboration avec son ami de longue date Roger Richard. Nommé Chevalier des Arts et des Lettres par Georges Duhamel en , il est également élu vice-président de la Société des gens de lettres de France en 1962. Le , il décède à Paris, à l'âge de 73 ans.

Œuvres

Romans

Nouvelles

Contes

Poésie

Essais

Théâtre radiophonique

Ouvrages posthumes

Distinctions

Décorations

Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur en 1955

Médaille commémorative de la guerre 39-45 avec barrette "Libération"

Médaille d'Or de l'Exposition de 1937 (à titre social)

Notes et références

  1. ↑ Archives en ligne de Paris, 20e arrondissement, année 1975, acte de décès no 1226, cote 20D 493, vue 30/31
  2. ↑ Angleviel, Frédéric,  De la vendetta à la Nouvelle-Calédonie. Paul Louis Mariotti, matricule 10318, L’Harmattan, Paris, 250 p.
  3. ↑ Thomas C. Spear, « Mariotti, Jean », sur île en île (consulté le ).
  4. ↑ Angleviel, Frédéric, 2010, « L’écrivain calédonien Jean Mariotti. Ou comment la problématique autobiographique renouvelle l’histoire des mentalités » dans Mondes océaniens. Études en l’honneur de Paul de Deckker, L’Harmattan, paris, p 345 à 356. * 1998, « Première contribution à l’étude des archives de Jean Mariotti de la Société des gens de lettres de France », Nouméa, Bulletin de la SÉHNC, N°115, p. 59-82. * 1988, « Un écrivain calédonien, Jean Mariotti », Nouméa, Bulletin de la SÉHNC, N°77, p. 25-31. * 1995, « Bibliographie bibliophilique de l’œuvre de Jean Mariotti », in À la découverte de Jean Mariotti, Association des amis du livre de la reliure, Nouméa, 1995, p. 245-62.
  5. ↑ Takata d'Aïmos
  6. ↑ Remords
  7. ↑ À bord de l'incertaine
  8. ↑ Le Dernier voyage du Thétis

Articles connexes

Liens externes