Jean Pache

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Jean Pache
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Biographie
Naissance
Décès
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LausanneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités

Jean Pache, né à Lausanne le et mort dans la même ville le (à 67 ans), est un écrivain, poète, enseignant et critique littéraire vaudois.

Biographie

Né dans une famille bourgeoise, fils de Marius Pache, architecte, et d’Elisabeth, née Hédiger, Jean Pache fait ses études au Collège classique puis à l’Université de Lausanne où il obtient une licence en Lettres. C’est à cette époque qu’il publie son premier recueil de poèmes Les Fenêtres simultanées et collabore avec son compagnon d’études Jacques Chessex à la création de la revue littéraire Pays du Lac. Il est membre, dès l'âge de 19 ans, de la Société de Belles-Lettres et sera responsable de la Revue de Belles Lettres de 1960 à 1963. Sa première poésie est lyrique, elle explore la relation au monde, la nécessité vitale et douloureuse d’écrire. L’éditeur Gallimard repère ce jeune talent et publie dans la collection Jeune poésie NRF son second recueil, Poèmes de l’autre, en 1960.

Professeur au collège, puis au Gymnase de la Cité, Jean Pache n'en continue pas moins d'avoir une part active dans la vie littéraire romande, notamment comme critique littéraire au sein de La Feuille d’Avis de Lausanne devenue le quotidien 24 heures et à la Radio suisse romande. Les revues Cahiers du sud et La Nouvelle Revue Française publient quelques-uns de ses poèmes.

Il se fait aussi éditeur en dirigeant quelques années la collection de l'Aire, à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Il publie alors nombre d’auteurs romands dont Alice Rivaz et Monique Laederach.

Il est l'auteur d'une vingtaine de recueils dont Les Fenêtres simultanées (1955), L'Œil cérémonial poèmes 1970-1974, Brulôts parmi les dunes (1990), Dans l'œil du silence, poèmes 1993-1994. Ses premiers poèmes, mélodieux, assez traditionnels, manifestent une vive sensibilité à la nature, aux êtres, à l'amour. Sa poésie, toute vouée à la femme aimée, parle en premier lieu de l'amante qui est partie, laissant un homme blessé. Plus l'auteur avance, plus sa poésie devient exigeante et plus son œuvre s'épure, devient plus aiguë, plus vive, plus violente parfois. Outre la dizaine de recueils de poésie publiée à ce jour, il a écrit des textes en prose, fictions et récits, notamment Baroques (1983) et Le Fou de Lilith (1986).

Jean Pache reçoit en 1993 le Grand Prix de la Fondation vaudoise pour la promotion et la création artistique, le Prix Schiller en 1967 pour Analogies et, en 1978, pour Le Corps morcelé. En 1990, Jean Pache reçoit le Prix Dentan pour La Straniera.

Publications

Poèmes, récits et fictions

Posthumes

Correspondance

Prix

Sources

Notes et références

  1. ↑ Jean Orizet, Anthologie de la poésie française : Les poètes et les œuvres, les mouvements et les écoles, Paris, Larousse, , 14799e éd., 639 p. (ISBN 2-03-508002-9)

Liens externes