Jean Soulat

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Jean Soulat
En .
Biographie
Naissance
Activité
Autres informations
Directrice de thèse
Joëlle Burnouf (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean Soulat, né le à Lomme, est un archéologue, chercheur et dessinateur français. Il vit près de Fontainebleau (Seine-et-Marne).

Biographie

Jean Soulat est né le à Lomme. Passionné de dessin, de paléontologie et d’archéologie, il se tourne vers l’archéologie dès l’âge de 15 ans. Il pratique l’archéologie lors de fouilles programmées dans le sud de la France.

À la suite de son cursus universitaire tourné essentiellement vers l’archéologie du haut Moyen Âge, il devient spécialiste du mobilier métallique pour la période.

En 2008, il est rattaché comme chercheur associé au Centre Michel de Boüard de l’Université de Caen Normandie (UMR 6273 – CRAHAM – CNRS). En 2012, il devient archéologue, responsable d'opération en archéologie médiévale au Service archéologique des Yvelines.

Recruté au sein du Laboratoire LandArc en 2013, il supervise les études de culture matérielle de la période mérovingienne à l’époque contemporaine.

Après avoir soutenu sa thèse en 2015 à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il s’intéresse à l’archéologie moderne et coloniale avec l’étude des contacts transatlantiques. En 2016, il monte le programme de recherche Connexions transatlantiques avec Adelphine Bonneau [archive] (Sherbrooke Université, Canada). Jean Soulat obtient en 2017 la Chaire de mobilité du Centre de recherche Cultures-Arts-Société (CELAT) de l’Université Laval de Québec au titre de chercheur invité. Sur ce thème, un colloque international est organisé à l'Université de Caen en 2019.

En lien avec cette thématique, il développe en France l’archéologie de la piraterie. Avec John de Bry (Center for Historical Archaeology) et Alexandre Coulaud (Inrap), il monte en 2019 le programme de recherche et l’association du même nom : Archéologie de la Piraterie. Dans le cadre de ses recherches, en 2019 puis en 2021, il réexamine avec Yann von Arnim l’épave du Speaker, navire pirate coulé en 1702 au large de l’île Maurice. Il dirige également la 1re mission archéologique terrestre sur l’île Sainte-Marie à Madagascar en .

Depuis 2022, il est rattaché comme chercheur associé au Laboratoire ArchAm, Archéologie des Amériques, à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (UMR 8096 - CNRS).

Cursus universitaire

Après l’obtention de sa Licence d’Archéologie à l’Université Paul Valéry Montpellier III, il mène son Master d’Archéologie Médiévale à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne entre 2006 et 2008 dont le sujet était L’étude du mobilier archéologique de type saxon et anglo-saxon dans la moitié nord de la Gaule mérovingienne. Soutenu en 2008, Jean Soulat publie son Master en 2009 dans les Mémoires de l’Association Française d’Archéologie Mérovingienne (AFAM).

Il poursuit ses études avec un doctorat, toujours en archéologie du haut Moyen Âge à l’Université Paris 1 sur les Contacts transmanche aux Ve – VIIe siècles à travers la présence du mobilier de type mérovingien dans le sud-est de l’Angleterre, spécifiquement dans les sépultures du Kent. Soutenue en , cette thèse a été publiée en 2018 aux éditions Mergoil.

Domaines de recherche

Archéologie médiévale

Grâce à son travail sur les relations transmanche et l’analyse du mobilier funéraire anglo-saxon et mérovingien, Jean Soulat devient spécialiste du petit mobilier archéologique du haut Moyen Âge.

Durant son Master, il a travaillé avec le Dr Svante Fischer [archive] de l'Université d'Uppsala, Suède. Ensemble, ils ont étudié les objets comportant des inscriptions runiques en France, en Angleterre et en Scandinavie, notamment sur les pommeaux d'épée mérovingiens des sépultures de Saint-Dizier (Haute-Marne) et publié un ouvrage intitulé Les Seigneurs des Anneaux aux bulletins Hors-Série de l'AFAM. Dans ce cadre, Jean Soulat a obtenu une bourse mobilité de l’Université d’Uppsala (Suède) en au titre de chercheur invité et a participé à ces premiers colloques internationaux avec la Sachsensymposium. Jean Soulat a étudié les pommeaux d'épées du Staffordshire Hoard. Avec Svante Fischer, ils ont présenté une première synthèse de leur recherche au colloque international qui s'est tenue au British Museum en 2010.

Parallèlement à son cursus universitaire, il a participé à de très nombreuses études spécialisées dans le domaine de l’archéologie préventive et programmée pour divers opérateurs archéologiques comme l'Inrap, le Ministère de la Culture, le CNRS, les collectivités territoriales et quelques entreprises privés.

Parmi ses recherches, on peut évoquer le mobilier venant du quartier artisanal du port alto-médiéval de Quentovic à La Calotterie (Pas-de-Calais) pour lequel Jean Soulat a écrit quelques contributions scientifiques.

Dans ce domaine de recherche, Jean Soulat a écrit et co-écrit une cinquantaine d'articles et six ouvrages sur le sujet. Il a également participé à de nombreux séminaires universitaires, colloques et présenté des conférences en France, en Europe et notamment en Scandinavie.

Archéologie des Outre-mer

Depuis 2016, Jean Soulat étudie le mobilier archéologique localisé dans les territoires ultramarins aux Antilles et en Guyane française pour l'Inrap et le Ministère de la Culture. Depuis 2019, il a monté un programme de réexamen du mobilier métallique de l’habitation Loyola à Rémire-Montjoly, Guyane (DAC Guyane, CTRA Outre-mer, Laboratoire LandArc, APPAAG). Dans ce domaine, il a publié plusieurs articles et présenté quelques conférences en colloque.

Archéologie de la Piraterie

En 2019, Jean Soulat a créé avec John de Bry et Alexandre Coulaud le programme de recherche Archéologie de la Piraterie notamment soutenu par le Craham de l'Université de Caen. Ce programme a pour but de valoriser les investigations dans le domaine et les futures recherches (missions archéologiques et publications scientifiques) sur une aire géographique large, de l'espace caribéen à l’océan Indien. Il repose sur la base d’une association loi de 1901 ADLP – Archéologie de la Piraterie. En , Jean Soulat a dirigé et publié un ouvrage collectif international Archéologie de la Piraterie des XVIIe – XVIIIe siècles. Etude de la vie quotidienne des flibustiers de la mer des Caraïbes à l'océan Indien publié aux éditions Mergoil où 21 articles sont présentés.

En et , Jean Soulat et Yann von Arnim organisent deux missions de recherche à l'île Maurice pour réexaminer les vestiges de l'épave du Speaker, frégate française prise par les pirates de John Bowen le et coulée le sur la côte est de l'île Maurice. Ils publient en , Speaker 1702. Histoire et archéologie d'un navire pirate coulé à l'île Maurice aux éditions ADLP.

En , Jean Soulat, John de Bry et Jean-Aimé Rakotoarisoa développent une mission archéologique sur l'île Sainte-Marie à Madagascar. L'objectif de cette campagne inédite est de mettre en évidence les occupations terrestres pirates de la baie d'Ambodifotatra.

Les deux missions archéologiques de l'île Maurice et de l'île Sainte-Marie dirigées par Jean Soulat sont au centre d'un documentaire produit par Gedeon Programmes pour Arte, La véritable histoire des pirates (réal. S. Bégoin).

Dans ce domaine de recherche, Jean Soulat a écrit et co-écrit 19 articles et deux ouvrages. Il a également participé à plusieurs séminaires universitaires et présenté des conférences en France, à l'île Maurice et à Madagascar.

Activité de dessin

En 2022, il publie son premier livre pour enfants, Capitaine Barbe-Grise. Lumière sur le mythe pirate, tome 1, aux éditions ADLP.

Ouvrages

Presses et interventions radio

Notes et références

  1. ↑ « Www.craham.cnrs.fr »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?).
  2. ↑ « Connexions transatlantiques - Centre Michel de Boüard » [archive du ], sur Centre Michel de Boüard - CRAHAM via Internet Archive (consulté le ).
  3. ↑ « Obtention d’une chaire mobile au Québec », sur Échos du Craham (consulté le ).
  4. ↑ « Actualité - Les échanges transatlantiques entre la France et ses colonies d’Amérique » [archive du ], sur Inrap via Internet Archive, (consulté le ).
  5. 1 2 « Mission d’archéologie terrestre sur la baie d’Ambodifotatra, île Sainte-Marie, Madagascar. À la recherche des pirates de l’océan Indien », sur craham.hypotheses.org.
  6. ↑ « Soulat Jean - Archéologie des Amériques », sur Archéologie des Amériques (consulté le ).
  7. ↑ Soulat, Jean, « Les contacts transmanche aux Ve – VIIe siècles à travers la présence du mobilier de type mérovingien dans le sud-est de l'Angleterre » [livre], sur theses.fr, Paris 1, (consulté le ).
  8. ↑ (en) « The Typochronology of Sword Pommels from the Staffordshire Hoard », sur The Portable Antiquities Scheme, The Portable Antiquities Scheme/ British Museum (consulté le ).
  9. ↑ Soulat (J.), Pil (N.), Cense (D.) – Study of the Quentovic combs (La Calotterie, Pas-de-Calais, France): a typological study combined with microwear and usewear analyses, in : R. Annaert (dir.), 67th Sachsensymposium, Antwerpen, 2016, Niedersäsisches Landesmuseum Hannover, Neue Studien zur Sachsenforschung, 7, 2019, p. 79-89. Soulat (J.) avec la collaboration de Bocquet-Liénard (A.), Savary (X.) – Le mobilier de type anglo-saxon provenant de la nécropole de « La Fontaine au Linottes » à La Calotterie. Témoins des contacts entre le sud-est de l'Angleterre anglo-saxonne et la vallée de la Canche (VIe – VIIe siècle), in : L. Verslype (ed.), Les cultures des littoraux. Cadres et mode de vie dans l'espace maritime Manche-Mer du Nord du IIIe au Xe siècle, Actes de la table ronde internationale de Boulogne-sur-Mer 2010, Revue du Nord, 2016, p. 295-309.
  10. ↑ Coulaud (A.), Soulat (J.) – Les échanges entre la France et ses colonies d’Amérique (Petites Antilles - Guyane) à travers l’étude du mobilier métallique (XVIe-XIXe s.), in : M. Figeac (dir.), Echanges et métissage des cultures matérielles entre la Nouvelle-Aquitaine et les outre-mers (XVIIIe- XIXe siècle), Publications de la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, 2021, p. 37-52. Soulat (J.) – De l’exotisme en Métropole aux XVIIe – XVIIIe siècles ? Commerce et artisanat de l’écaille de tortue marine à travers les témoins archéologiques, in : M. Figeac (dir.), Echanges et métissage des cultures matérielles entre la Nouvelle-Aquitaine et les outre-mers (XVIIIe- XIXe siècle), Publications de la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, 2021, p. 63-71.
  11. ↑ « Piraterie - Centre Michel de Boüard »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur Centre Michel de Boüard - CRAHAM (consulté le ).
  12. ↑ (ro) « - YouTube », sur YouTube (consulté le ).
  13. ↑ « Quatre histoires de la Manche : épisode 4/4 du podcast La Grande-Bretagne, l'Europe et les autres », sur franceculture.fr, .
  14. ↑ « Epaves, trésors engloutis : que nous dit l'archéologie ? : épisode 3/4 du podcast Qui sont les pirates et qu'ont-ils à nous dire ? », sur franceculture.fr, .
  15. ↑ « À l'abordage : archéologie de la piraterie », sur France Culture, (consulté le ).
  16. ↑ « Des pirates à terre ! Exploration sur l’île Sainte-Marie à Madagascar », sur Actu-culture.com (consulté le ).
  17. ↑ « Sur les traces des pirates avec l’archéologue Jean Soulat », sur France Inter, (consulté le ).

Liens externes