| Directeur Archives départementales de l'Eure | |
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Maurice Béguin (d) | |
| Inspecteur général des monuments historiques |
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Jean Verrier, né à Montaiguët-en-Forez le et mort le à Verneuil-sur-Avre, est un archiviste et historien français.
Inspecteur général des monuments historiques, responsable des objets, il est « un personnage incontournable du service des monuments historiques du début des années 1920 à la fin des années 1950 », en travaillant sur les objets, les abords des monuments et les vestiges de guerre.
Licencié ès lettres en 1908, il est diplômé de l’École nationale des chartes en 1912. Il est nommé le archiviste départemental de l'Eure.
Blessé au poumon au début de la Première Guerre mondiale le à Neuville-Saint-Vaast,, il devient directeur de cabinet de Pierre Marraud au ministère de la Guerre. Il suivra Pierre Marraud dans ses différentes affectations, jusqu'à ce que ce dernier devienne ministre de l'intérieur. Le , Marraud lui confie le poste de secrétaire technique de la commission supérieure d’aménagement, d’embellissement et d’extension des villes.
Il est alors repéré par Paul Léon, administrateur des arts et du patrimoine, qui lui confie en 1926 un poste à direction des Beaux-arts, au service des monuments historiques alors rattachés au Ministère de l'Intérieur. Verrier est nommé inspecteur des monuments historiques par Édouard Herriot le . Il travaille et succède à Paul Frantz Marcou au poste d'inspecteur général des monuments historiques, le .
À partir de 1931 et jusqu'à sa retraite, Jean Verrier se consacre aux objets classés au titre des monuments historiques, et participe au classement de 30 000 objets. Il travaille également à la création et à la mise en œuvre de la législation patrimoniale adoptée dans la première moitié du xxe siècle. Il travaille également sur les méthodes de présentation, notamment pour le trésor de nombreuses cathédrales et églises (notamment celui de celui de Saint-Jean-du-Doigt) ou la tenture de l'Apocalypse à Angers et la tapisserie de Bayeux. Il travaille également à la conservation des orgues et des fresques, pour lesquelles sera fndé le musée de la fresque au palais de Chaillot.
Il fonde en 1936 le Bulletin des monuments historiques de France.
En 1939, il fait procéder à la mise à l'abri des vitraux des édifices religieux menacés par les bombardements, ces vitraux totalisant une surface de cinq hectares. Il poursuit sa mission d'inspecteur général durant la Seconde Guerre mondiale, au poste de directeur de cabinet de Jérôme Carcopino, ministre de l’Éducation nationale. À l'issue de la guerre, il suit la restauration et la remise en place des vitraux.
En 1950, il est secrétaire général du comité international des monuments, sites et fouilles archéologiques à l’Unesco. De 1954 à 1955 il est président de la société de l'école nationale des chartes. Dans ces années, il suit personnellement le dossier de restauration de la lanterne de Bégon, pièce du XIe siècle conservée en l'abbatiale Sainte-Foy de Conques.
Il est par ailleurs professeur à l’École du Louvre, et secrétaire général de la Société française d’archéologie.
Il part en retraite le .