Jeanne Ferrier

Jeanne Ferrier
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Française
Activité
Conjoint
Samuel Lattès (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata

Jeanne Ferrier est une physicienne et mathématicienne française, née le à Montpellier et morte le à Paris, pionnière de la radiothérapie.

Biographie

Formation et carrière

Après une double licence en mathématique et physique à l'université de Montpellier, Jeanne Ferrier devient professeur de sciences au lycée de garçons de Tarbes.

Devenue veuve une première fois, elle rejoint Paris et le laboratoire de Marie Curie grâce à une bourse Carnegie. Elle étudie notamment la nécrose des tissus soumis aux rayons du radium. En 1924, elle mène, avec Antoine Lacassagne, des travaux sur la détection et la localisation d'éléments radioactifs dans les cellules; la méthode qu'elle développe, l'autoradiographie, est considérée comme « l'une des plus importantes dont la biologie a bénéficié au cours du XXe siècle, ».

Elle soutient le une thèse de doctorat intitulée Étude, par la méthode d'absorption, du rayonnement du radium et de son rayonnement secondaire (ensuite publiée dans la revue Annales de physique).

Vers 1930, des soucis de santé lui imposent d'interrompre tout travail avec la radioactivité. Elle rejoint alors l'Institut Henri-Poincaré comme assistante des calculs de probabilité d'Émile Borel,. Elle y travaillera jusqu'à sa retraite en 1958.

Vie de famille

Mariée avec Samuel Lattès le , veuve en 1918, elle a une fille de ce premier mariage. En secondes noces, elle épouse un collaborateur, le physicien Georges Fournier, le avec qui elle a deux enfants.

Principaux travaux

Bibliographie

Notes et références

  1. ↑ Natalie Pigeard-Micault, Les femmes du laboratoire de Marie Curie, Glyphe, 2013, p. 91.
  2. ↑ Raymond Latarjet, Jeanne Lattès, (1888-1979), Bull Cancer, 1979, 66(4):351-2, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/393328/
  3. ↑ Jean-Pierre Camilleri et Jean Coursaget, Pionniers de la radiothérapie, EDP Science, 2005, p. 149.
  4. ↑ Michèle Audin, Fatou, Julia, Montel, le Grand Prix des sciences mathématiques de 1918, et après, Springer, 2009, p. 76.
  5. ↑ Michel Pinault, Émile Borel: Une carrière intellectuelle sous la IIIe République, L'Harmattan, 2017, p. 364.

Articles connexes

Liens externes