| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Marie Françoise Jeanne Barousse |
| Pseudonymes |
Jeanne Marni, Marni J., Mme Marnière |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Père |
Prosper Barousse (d) |
| Mère |
Jeanne Marnière, née Marie Françoise Jeanne Barousse (à Toulouse, Haute-Garonne) le et morte à Cannes, chemin de Vallauris (Alpes-Maritimes) le , est une femme de lettres française qui a utilisé plusieurs pseudonymes, principalement celui de Jeanne Marni.
Son abondante production d’œuvres courtes publiées pour la plupart dans la presse et jouées au théâtre a rencontré un succès important : on lui doit surtout des vaudevilles et des scènes dialoguées mais aussi quelques romans développant l'analyse psychologique et les thèmes sociétaux de l'époque, en particulier la relation de couple.


Marie Françoise Jeanne Barousse naît à Toulouse le de Marie Antoinette Barsalou, sous le pseudonyme de Marie Bijou, et de Prosper Barousse,.
Elle vit à Paris et envisage une carrière de comédienne avant d'épouser dans le 9e arrondissement de Paris le Victor Désiré Marnière avec qui elle a deux enfants. Encore légalement mineure en 1871 et en plein siège de Paris, alors que les communications avec le reste de la France sont difficiles, il est possible que son acte de mariage la fasse naître en 1848 pour permettre le mariage en l'absence de ses deux parents, son père déclaré mort et sa mère déclarée « absente sans nouvelles ».
Elle utilisera le pseudonyme de Jeanne Marni pour l'essentiel de ses écrits.
Devenue veuve en 1885/1886 (succession ), elle se tourne vers l'écriture pour des raisons financières et les relations de sa mère, Manoël de Grandfort, elle-même femme de lettres, lui ouvrent les portes des journaux qui commencent à la publier. Sa résidence parisienne était située dans le quartier élégant de la Plaine Monceau, le 68 rue Jouffroy d'Abbans, (dans le 17e arrondissement) dans un immeuble construit en 1880. Fatiguée par la vie parisienne, elle passait à la fin de sa vie neuf mois par an dans sa villa de Cannes.
Ses nombreux textes ont rencontré le succès : publiés dans la presse, joués au théâtre mais aussi édités en volumes, ils ont été appréciés par la critique qui évoque par exemple un « écrivain charmant et pénétrant dans ses dialogues » ou qui affirme à sa mort « il y a dans cette œuvre abondante et légère des parties qui tiendront ; et nous devons à Jeanne Marni des croquis du Paris sentimental de 1900 que ne devront point négliger, s'ils ont le souci de se documenter à fond, les sociologues de 1950 ».
Elle a aussi collaboré au journal féministe La Fronde à partir de 1887 (comme sa mère et sa fille) et a fait partie des fondatrices du Prix Femina en 1904.
Elle meurt d'une douloureuse et longue maladie dans sa villa de Cannes, chemin de Vallauris le (l'acte de décès est du ). Annoncée le dans la presse sa mort est suivie le d'une cérémonie à (ou devant?) l'église Notre-Dame-de-Lorette avant l'inhumation à Ville-d'Avray aux côtés de sa mère.
Figure éminente de la littérature féminine, à sa mort ses amis indignés ont témoigné avec émotion de l’injustice dont Jeanne Marni a souffert : Jeanne Marni, de son vrai nom Jeanne Marnière, devait être décorée. Cette joie, car c'en aurait été une pour elle et des plus vives, lui a été refusée.
Ses admirateurs les écrivains, ses amis, auraient voulu voir briller entre les immortelles, la croix au ruban rouge que l'on décerne d'ordinaire aux braves qui ont vaillamment mené le combat de la vie, aux bons ouvriers qui ont honoré leur art, aux grandes sœurs de charité qui ont donné l'exemple d'une bonté sans défaillance.

Les critiques du temps lui sont favorables et l'œuvre de Jeanne Marni est reconnue. Quelques exemples :
Les critiques modernes étudient quant à eux la place Jeanne Marni dans le mouvement féministe des années 1900 :
Parus dans les journaux (au National, à la Vie Parisienne, à l’Écho de Paris, au Journal) et régulièrement publiés en volumes : Dialogues de courtisanes — en collaboration avec Maurice Donnay (sous le pseudonyme collectif de Lucienne) (1890), Comment elles se donnent (1895), Comment elles nous lâchent (1896), Les Enfants qu’elles ont (1897), Leurs péchés capitaux (1897), Fiacres (1898), Celles qu’on ignore (1899), À table (1900), Vieilles (1902) Les femmes cochères, dialogue Texte imprimé / par Marni / Paris La vie Heureuse 1907
Pièces brèves jouées au Grand Guignol :
Pièces longues : deux pièces en trois actes, Manoune (1901) et Le Joug (écrite en collaboration avec Albert Guinon, comédie représentée pour la première fois à Paris sur le Théâtre du Vaudeville, le , publiée en 1903) - Une comédie en quatre actes : La Montée en collaboration avec M. Mauclair (1907).