
Jigai (自害) est la forme de suicide rituel pratiqué essentiellement par les femmes, notamment les épouses et les filles des samouraïs.
Le mot est devenu célèbre en Occident après qu'il eut été mal compris par Lafcadio Hearn (1923) comme l'équivalent féminin du seppuku (forme rituelle de suicide masculin ),.
Lors de la période féodale, « n'ayant pas le droit de se faire seppuku à la manière des hommes, elles se tranchaient la gorge avec un poignard, après s'être entravé les jambes afin de garder dans la mort une attitude décente. »
Les rites cérémoniaux n’étaient pas les mêmes que pour les hommes. Contrairement au seppuku, le suicide féminin pouvait se pratiquer seul. La section de la veine jugulaire ou l'artère carotide, entraînait une mort rapide. Le petit poignard utilisé était un tanto ou plutôt un kaiken, plus petit, que la femme portait toujours sur elle. Cette pratique était normalement réservée aux femmes nobles et de samouraïs. Un jeune garçon qui n'a pas passé son genpuku pouvait aussi pratiquer le jigai.
Cette forme de suicide ne s'effectuait que dans certaines situations :
Un des derniers fameux exemples de jigai est celui de la femme du général Nogi Maresuke, Nogi Shizuko, qui s'est suicidée de cette façon avec son mari qui lui s'est fait seppuku à la mort de l'empereur Meiji en 1912,.