Johan Huizinga

Johan Huizinga
Johan Huizinga
Fonction
Recteur de l'université de Leyde
-
Johannes Henricus Zaaijer (d)
Durk van Blom (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
De SteegVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Père
Dirk Huizinga (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Jakob Huizinga (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Leonhard Huizinga (d)
Jakob Herman Huizinga (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Université de Leyde ( - )
Université de Leyde ( - )
Université de Groningue (-)
Université de Groningue ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Influencé par
Distinction
D.A. Thiemeprijs (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Vue de la sépulture.

Johan Huizinga, né le à Groningue et mort le à De Steeg, est un historien néerlandais, spécialiste de l’histoire culturelle dans la lignée de Jacob Burckhardt.

Biographie

Huizinga a fait ses études de lettres à Groningue, et a passé ensuite quelques mois à Leipzig, où il a suivi les cours du linguiste allemand Karl Brugmann. Durant ses études, il s'intéresse à l'Inde et apprend le sanskrit. Il soutient en 1897 une thèse sur le rôle du bouffon dans la dramaturgie indienne. Ensuite, il enseigne pendant huit ans l'histoire dans un collège de la ville d'Haarlem. En même temps il donne des cours à l'université d'Amsterdam en études orientales. En 1905, il devient professeur d'histoire générale et néerlandaise à l'université de Groningue, poste qu'il quitte en 1915 pour une chaire d'histoire à l'université de Leyde où il enseigne jusqu’en 1942. À cette date, il est emprisonné par les nazis à Sint-Michielsgestel. Il est décédé en , sans avoir pu vivre la libération de son pays.

Son fils, Jakob Huizinga, est l'auteur d'un livre sur Jean-Jacques Rousseau: L'homme qui s'est fait saint.

Automne du Moyen Âge (1919)

À partir de 1905, Johan Huizinga effectue des recherches en histoire du Moyen Âge et de la Renaissance. Il s’intéresse beaucoup à l’art et au spectacle. Dans L'Automne du Moyen Âge (Herfsttij der Middeleeuwen, également traduit sous le titre Le Déclin du Moyen Âge), son approche diffère de l’interprétation alors dominante, entre autres, de celle de Jules Michelet. Huizinga remet en cause la définition de la frontière qui sépare le Moyen Âge de la Renaissance. Il décrit également le Moyen Âge tardif non comme une période de renaissance, mais comme une période pessimiste et décadente, notamment du point de vue démographique. Cette lecture du Moyen Âge va être développée plus tard par de nombreux historiens médiévistes et par son « vieil ami », José Ortega y Gasset. Pour ce faire, Huizinga analyse les idées, les rêves (l’idéal chevaleresque ou l’idéal courtois), les émotions, les images produites durant cette période.

Cet ouvrage, qui lui apporte une renommée importante, est largement reconnu comme une contribution de première importance à l’histoire de cette période, et comparable à l'autre classique Civilisation de la Renaissance en Italie, de Jacob Burckhardt. Le livre se distingue également par la présentation de la vie culturelle dans une langue riche aux qualités littéraires, et traite principalement l’histoire de la France et de la partie sud des Pays-Bas de la période du bas Moyen Âge, (XIVe et XVe siècles) jusqu’à la Réforme et à la période de la Renaissance.

Homo Ludens (1938)

Méd

Dans Homo Ludens (1938), Huizinga étudie l’influence du jeu sur la culture européenne. Huizinga envisage le jeu comme un phénomène culturel et non pas simplement dans une perspective biologique, psychologique ou anthropologique. La dimension du jeu (Homo ludens) est essentielle pour comprendre l’homme au-delà des dimensions de connaissance-savoir (Homo sapiens) et de travail (Homo faber). Pour Huizinga, le jeu contribue au développement de la culture. Comme il l’indique, « le jeu est une tâche sérieuse ». Pourtant, la culture occidentale semble gommer au fil des siècles l'aspect ludique des productions culturelles : non seulement dans la manufacture, mais aussi dans la pensée religieuse ou l'invention militaire. Toute se passe comme si l'effort de systématisation et de spécialisation des tâches conduisait à écarter l'imagination et la résolution désintéressée d'énigmes, à dénigrer l'incertitude : « Les qualités indispensables que sont le détachement, l’improvisation et le plaisir sont ainsi perdues. » Homo Ludens s’est imposé comme un ouvrage incontournable de l’étude du loisir et de la culture.

Reconnaissances

Liste d’ouvrages disponibles

En français

Par ordre chronologique

En néerlandais

Bibliographie

Notes et références

  1. ↑ Eve Giustiniani, « Un philosophe en exil: José Ortega y Gasset », Rives méditerranéennes [En ligne], Jeunes chercheurs 2007, mis en ligne le 15 octobre 2008, Consulté le 16 avril 2010.
  2. ↑ Martin Masse, L'attrait Du Moyen Âge, sur quebecoislibre.org

Liens externes

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