Une jonction tunnel est, sous sa forme la plus simple, une mince barrière isolante entre deux électrodes conductrices. Le passage du courant se fait par effet tunnel à travers cette barrière. Pour qu'un courant tunnel soit possible l'épaisseur de cette barrière ne doit pas excéder 1 à 2 nanomètres.
Les matériaux qui peuvent constituer une jonction tunnel ont des propriétés qui sont autant de différences entre les types de jonctions tunnel. L'isolant est en général un oxyde métallique, qui peut être un oxyde du métal de l'électrode ou non. Les électrodes peuvent être faites de conducteurs métalliques, semi-conducteurs ou de supraconducteur. Les recherches actuelles étudient de plus les propriétés qui résultent de l'interaction et des effets d'interface de ces différents matériaux.
Les jonctions tunnel permettent de réaliser des oscillateurs électroniques grâce à une résistance dynamique négative sur une certaine plage de polarisation. Ce sont des "diodes à effet tunnel" .
L'intégration d'une telle jonction dans certaines diode lasers (VCSEL...) peut améliorer leurs performances. Une diode laser est une jonction PN, la partie dopée P est plus résistive que la partie N car la mobilité d'un trou d'électron est plus faible que celle d'un électron. L'utilisation d'une jonction tunnel permet de construire une configuration N P N, électriquement avantageuse, grâce à l'effet tunnel grossièrement nommé « conversion électron - trou ».