Gilles Vigneault écrit et compose cette chanson en 1959. Jacques Labrecque enregistre cette première chanson et la sort chez London Records en 1959. À sa sortie, la chanson provoque le scandale parce qu'elle contient le mot familier «cul» en ouverture des paroles. Jos Monferrand ainsi que Monsieur Guindon«sont bannies des stations radiophoniques québécoises pour leur langage vert». La polémique enfle entre contempteurs et défenseurs de la chanson et de son choix de vocabulaire, et fait rage dans la presse.
Gilles Vigneault l'interprète pour la première fois en 1960, dans une boîte du Vieux-Québec. La chanson sort en 1962 dans l'album Gilles Vigneault.
La chanson est un hommage à Jos Montferrand, une personnalité québécoise du XIXesiècle,. Suivant sa réputation, il apparaît comme un géant, à qui le narrateur demande comment devenir comme lui.
↑Association des Labrecque, Marcelle Sirois-Labrecque, Gaston Labrecque, Marie-Paule Labrecque-Marceau, Les Labrecque en Amérique: 1657-2007, AMÉCA Édition associative, 2008, p.348.
↑Jac Duval, «"Jos Monferrand" accepté», Photo Journal, 9-16 mai 1959, Mme Léon Dansereau, «A ceux qui ont censuré "Jos Monferrand"», Radio Monde, vol.XXI, no26, , p.17, «Accusé: "Jos Monferrand"!», Journal des vedettes, , p.7, Pierre Léger, «Un procès à Jacques Labrecque pour avoir prononcé le mot. Dans le Québec, on s'assoit sur… ses mains?», Le Petit Journal, vol.XXXIII, no41, , p.80-81.